L’État n’a pas acceptĂ© la position du ministre de la DĂ©fense Yoav Galant de ne pas autoriser les Palestiniens Ă participer Ă la cĂ©rĂ©monie commĂ©morative israĂ©lo-palestinienne le jour du Souvenir. C’est selon la rĂ©ponse de l’État soumise aujourd’hui (vendredi) Ă la Haute Cour par la conseillere juridique du gouvernement.
« Puisqu’aucune infrastructure professionnelle et factuelle n’a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e qui permette de s’Ă©carter des dĂ©terminations des jugements prĂ©cĂ©dents et d’empĂŞcher l’entrĂ©e des invitĂ©s palestiniens dans le but de participer Ă la cĂ©rĂ©monie – il n’est pas possible de s’Ă©carter de ce qui a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© dans les jugements prĂ©cĂ©dents », lit-on dans la position de l’État.
Le mouvement des combattants de la paix, qui dirige la cĂ©rĂ©monie du Memorial Day israĂ©lo-palestinien : « La tentative de l’État, par l’intermĂ©diaire du ministre Galant, d’agir de manière prĂ©datrice contre le tribunal et les conseils juridiques est une tentative flatteuse sur le dos des familles endeuillĂ©es. Une dĂ©cision malheureuse contre ceux qui appellent pour la paix et l’espoir. Nous espĂ©rons qu’il sera renversĂ© Ă la lumière de la position de l’État. » .
L’ombudsman a Ă©crit qu’Ă deux reprises dans le passĂ©, la Haute Cour de justice a statuĂ© que puisque Tsahal n’avait pas imposĂ© de fermeture hermĂ©tique en JudĂ©e Samarie, il n’Ă©tait pas possible d’empĂŞcher les Palestiniens d’entrer en IsraĂ«l en raison de leur participation Ă la confĂ©rence : « C’est une question spĂ©cifique qui a Ă©tĂ© portĂ©e devant la Cour suprĂŞme Ă deux reprises au cours des dernières annĂ©es . Entre-temps, aucune infrastructure n’a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e qui pourrait montrer un rĂ©el changement par rapport aux circonstances dans lesquelles les dĂ©cisions attaquĂ©es dans les pĂ©titions prĂ©cĂ©dentes ont Ă©tĂ© prises. Dans ce contexte, il convient de noter, selon ce qui a Ă©tĂ© dit, que mĂŞme pendant le bouclage des jours du souvenir et de l’indĂ©pendance cette annĂ©e, l’entrĂ©e de milliers de Palestiniens en IsraĂ«l ou dans la rĂ©gion sera autorisĂ©. Dans ce contexte, en tenant compte de la dĂ©cision rendue en la matière, d’un point de vue juridique, il n’y a pas lieu de s’Ă©carter du cadre tracĂ© par les dĂ©cisions prĂ©cĂ©dentes. »
La position de l’ombudsman en bref
La question de l’entrĂ©e de Palestiniens en IsraĂ«l dans le but de participer Ă cette cĂ©rĂ©monie a dĂ©jĂ Ă©tĂ© examinĂ©e Ă deux reprises par la Cour suprĂŞme au cours des dernières annĂ©es, et il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que leur entrĂ©e ne peut pas ĂŞtre complètement empĂŞchĂ©e, mais doit ĂŞtre autorisĂ©e sous rĂ©serve d’un accord individuel .
Pour s’Ă©carter des dĂ©cisions, une infrastructure factuelle est nĂ©cessaire – sĂ©curitaire et professionnelle, indiquant un rĂ©el changement dans les circonstances. L’infrastructure professionnelle, y compris un avis de sĂ©curitĂ© Ă©tablissant une telle infrastructure – n’a pas Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e.
Il a Ă©galement Ă©tĂ© notĂ© que pendant la pĂ©riode des fĂŞtes, l’État d’IsraĂ«l devrait autoriser l’entrĂ©e de milliers de Palestiniens en IsraĂ«l Ă diverses fins et que la position du Ministère de la coordination des opĂ©rations gouvernementales dans les territoires communiquĂ©e avant que la dĂ©cision ne soit prise et qu’il convient d’accĂ©der Ă la demande, compte tenu Ă©galement de l’expĂ©rience passĂ©e et de la dĂ©cision de la Cour suprĂŞme sur la question.
Dans le cadre du traitement de la requĂŞte, après avoir examinĂ© les allĂ©gations soulevĂ©es dans la requĂŞte avec le ministère de la DĂ©fense et les parties concernĂ©es, les questions ont Ă©tĂ© portĂ©es devant le ministre de la DĂ©fense. Après avoir pesĂ© les choses, le ministre n’a pas trouvĂ© de place pour changer sa dĂ©cision.





