Coronavirus en Israël : après avoir signé avec Pfizer et Moderna, le vaccin national israélien est-il en danger ?

Un responsable important du ministère israĂ©lien de la SantĂ© a dĂ©clarĂ© ce matin Ă  la Douzième chaĂ®ne locale : «Le projet de vaccin de l’Institut biologique devient inutile Ă  la lumière du nombre important de doses provenant de l’Ă©tranger. La bonne chose Ă  faire serait de l’arrĂŞter maintenant. « 

La course mondiale au vaccin contre le coronavirus continue de progresser et ces jours-ci, le Pfizer nord-amĂ©ricain a reçu l’approbation de la Food and Remedies Administration des États-Unis (FDA, pour son acronyme en anglais). Pour leur part, Moderna et AstraZeneca ont conclu la troisième phase des essais cliniques et en IsraĂ«l des accords ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© signĂ©s avec toutes les entreprises et la campagne nationale de vaccination dĂ©butera la semaine prochaine.

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Tous ces accords signĂ©s entre IsraĂ«l et des entreprises internationales n’ont pas rĂ©ussi Ă  arrĂŞter l’Institut biologique Ness Tziona dans les Ă©tapes de son vaccin, bien qu’ils gĂŞnent son chemin.

Un haut fonctionnaire du ministère israĂ©lien de la SantĂ© a dĂ©clarĂ© ce matin Ă  la Douzième chaĂ®ne locale : «Le projet de vaccin de l’Institut biologique devient inutile Ă  la lumière du nombre important de doses provenant de l’Ă©tranger. La bonne chose Ă  faire serait de l’arrĂŞter maintenant. « 

Le professeur Gaby Barbash, ancien directeur gĂ©nĂ©ral du ministère de la SantĂ©, a dĂ©clarĂ© : « IsraĂ«l n’a pas un avantage relatif dans le dĂ©veloppement d’un vaccin contre des sociĂ©tĂ©s pharmaceutiques Ă©tablies qui ont de nombreuses annĂ©es d’expĂ©rience en recherche et dĂ©veloppement dans le domaine ».

«L’État d’IsraĂ«l aurait dĂ» se poser la question de savoir s’il Ă©tait correct d’entrer dans cette carrière et s’il est actuellement nĂ©cessaire de la poursuivre. Ă€ mon avis, la rĂ©ponse Ă  ces questions est non. C’est un gaspillage incessant de ressources, surtout maintenant que nous avons une vue d’ensemble. Le gouvernement devrait mettre cette question sur la  table », a dĂ©clarĂ© Barbash.

Un autre défi est que ceux qui ont reçu la dose de placebo dans les essais cliniques pour le vaccin israélien ne pouvaient pas être injectés par une autre société.

Ă€ ce propos, l’ancien directeur gĂ©nĂ©ral du ministère de la SantĂ© a dĂ©clarĂ© : «Aux États-Unis Ă©galement, il y a un dĂ©bat sur l’opportunitĂ© d’autoriser ceux qui ont reçu le placebo d’acquĂ©rir une dose d’un vaccin qui a dĂ©jĂ  terminĂ© son dĂ©veloppement. D’un cĂ´tĂ©, du point de vue moral, il y a une telle obligation, mais les volontaires ont promis de ne pas recevoir de vaccins d’autres entreprises ».

Hier, l’Institut israĂ©lien de recherche biologique (IIBR) a achevĂ© avec succès la première Ă©tape des tests de son vaccin contre le coronavirus lundi et prĂ©voit d’Ă©tendre ses tests Ă  environ 1000 volontaires pour la phase suivante, a rapportĂ© le ministère de la DĂ©fense.

«Au cours de la première phase, aucun effet secondaire significatif n’a Ă©tĂ© identifiĂ©, et deux comitĂ©s d’experts, internes et externes, ont recommandĂ© l’approbation de la deuxième phase. Par consĂ©quent, l’institut a achevĂ© tous les prĂ©paratifs nĂ©cessaires et est prĂŞt pour le lancement immĂ©diat de la deuxième phase », a annoncĂ© le ministère dans un communiquĂ©.

Dans la première phase, le vaccin de laboratoire d’État a Ă©tĂ© testĂ© sur 80 personnes des hĂ´pitaux Hadassah Ă  JĂ©rusalem et du centre mĂ©dical Sheba Ă  Ramat Gan.

La deuxième phase des essais cliniques devrait dĂ©buter dans les prochains jours et se dĂ©roulera sur plusieurs mois, avec la participation d’environ 1 000 volontaires. Il commencera Ă©galement dans les hĂ´pitaux de Sheba et Hadassah, mais s’Ă©tendra progressivement Ă  d’autres centres mĂ©dicaux Ă  travers le pays, a dĂ©clarĂ© le ministère de la DĂ©fense.

«Les scientifiques de l’IIBR sont « l’unitĂ© d’Ă©lite » d’IsraĂ«l, et ils ont assumĂ© une tâche extrĂŞmement importante : sauver des vies humaines. Je vois une grande importance dans le dĂ©veloppement d’un vaccin israĂ©lien qui continuera Ă  servir la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne pendant des annĂ©es », a dĂ©clarĂ© le ministre de la DĂ©fense Benny Gantz.

Le chef du laboratoire de Ness Ziona, Shmuel Shapira, a dĂ©clarĂ© au Parlement le mois dernier que le vaccin – surnommĂ© Brilife, une combinaison d’un mot hĂ©breu pour la santĂ© – « bri’ut » – et le sens anglais de « vie » – probablement il ne serait prĂŞt Ă  ĂŞtre distribuĂ© au public qu’Ă  l’Ă©tĂ© 2021.

Shapira a accusĂ© la sur-rĂ©glementation et le manque de soutien suffisant du gouvernement d’avoir causĂ© des retards importants dans son processus de test.