Crise au Liban | Une bombe à retardement se prépare à nos frontières avec le renforcement de Nasrallah profitant du chaos

Le Liban à un carrefour dangereux, le rêve de Nasrallah est sur le point de se réaliser.
La crise ethnique, politique, idéologique et stratégique au Liban rapproche Nasrallah de la réalisation de ses désirs pour l’avenir du pays. Pour nous, c’est un sujet de préoccupation…

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Qui se souvient de la déclaration du leader du Hezbollah en 1986 à l’émirat d’Al-Khalij ? Voici un rappel : Entre autres choses, Nasrallah a alors déclaré que son ambition était que le Liban fasse partie d’un plan du monde musulman, en vertu duquel les privilèges seraient abolis, mais les droits des minorités seraient préservés. Il se réjouira donc de l’effondrement économique et de l’autorité au Liban. Jusqu’ici, ce sont ses mots.

Le Liban se désagrège-t-il sous nos yeux ces jours-ci le rapprochant-il de ce rêve ?

Lorsque le Hezbollah a été créé en 1985, il s’occupait de la soi-disant « résistance » à la présence israélienne. En 2000, après le retrait israélien et le règlement du conflit sanglant avec sa rivale d’alors, Nabia Berry, leader du mouvement chiite Amal, médiatisée par l’Iran, l’organisation est devenue politique. Avec l’aide de l’Iran, l’organisation a progressivement pris le contrôle de la vie politique et sociale au Liban, tout en construisant une arme qui n’embarrasserait pas toute une armée.

Il n’y a actuellement aucune force politique ou militaire au Liban qui puisse tenir tête au Hezbollah. L’armée libanaise non plus. Par conséquent, la crise très grave au Liban aujourd’hui rapproche Nasrallah de la réalisation de son désir pour l’avenir du pays, qui s’appelait autrefois la Suisse du Moyen-Orient. Nous sommes donc confrontés à une crise ethnique, politique, idéologique et stratégique. S’il n’y a pas de force politique, économique et même militaire pour tenir tête au Hezbollah, nous pourrions assister à une désintégration du système ethnique qui a dominé le Liban depuis son indépendance en 1943.

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Nasrallah ne pleurera pas si l’autorité de ce pays s’effondre à cause de la corruption, la situation économique et les tensions politiques. L’essentiel est qu’il n’en soit pas accusé. La remise en cause de la commande existante permettra à Nasrallah de demander et même de recevoir une plus grande partie du gâteau libanais. Au lieu de la division existante entre deux confessions, les chrétiens et les sunnites, il faudra une division tripartite, entre les chrétiens, les sunnites et les chiites. Les chrétiens et les sunnites dirigent l’économie libanaise, donc l’effondrement de l’économie, en fin de compte, sera un coup dur pour les deux communautés et les affaiblira face aux chiites.

Le Liban est à un carrefour dangereux. A l’exception du Hezbollah, le reste de la communauté est incapable de faire face à la situation sauf pour un retour à la mise en place de milices armées pour se défendre. C’est ce qu’on appelle la guerre civile. Le gouvernement est paralysé et aucune solution n’est en vue. Les citoyens ont levé la main avec désespoir. Si les sanctions américaines contre l’Iran sont levées, l’argent ira au Hezbollah. L’armée, qui est actuellement le seul point d’ancrage empêchant une désintégration générale du pays, opère dans des conditions difficiles, et son avenir en tant qu’organe cohésif n’est pas clair.

Seuls la France et les Etats-Unis restent capables d’intervenir directement pour sauver la situation par une large assistance financière et une supervision ; faire pression pour former sans délai un gouvernement Hariri ; Renforcer les autres témoignages ; restreindre l’activité iranienne dans le cadre de l’accord nucléaire, y compris les armes de précision du Hezbollah ; placer une présence militaire américaine et française au large des côtes libanaises pour empêcher les pensées malveillantes du Hezbollah et de l’Iran. En d’autres termes : ils doivent sauver le Liban d’un effondrement total par une implication directe.

Israël doit coordonner ses actions avec les États-Unis et lui indiquer clairement quelles sont ses lignes rouges sur les questions qui mettent sa sécurité en danger. Je ne doute pas que Washington écoutera attentivement les arguments de Jérusalem.

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