Daesh contrôle une grande partie du camp de réfugiés palestinien près de Damas

 
Le groupe terroriste de l’État islamique est arrivĂ© Ă  Damas et a pris de grandes parties du camp de rĂ©fugiĂ©s palestiniens de Al Yarmouk au sud de la capitale, non loin du centre-ville.

« Des Ă©lĂ©ments de l’État islamique ont pris le contrĂ´le de la moitiĂ© sud de Al Yarmouk, qui dominent l’HĂ´pital Palestinien et une partie de la 30ème rue et les quartiers Sud-Ouest et Sud-Est, » a dĂ©clarĂ© le directeur des affaires politiques de l’Organisation pour la libĂ©ration de la Palestine (OLP) Ă  Damas, Anuar Abdelhadi.

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Le responsable palestinien a dĂ©clarĂ© que les djihadistes se sont infiltrĂ©s Ă  Al Yarmouk dans la rĂ©gion d’Al Hajar al Aswad dans la banlieue de Damas.

Ils ont attaquĂ© plusieurs points oĂą se trouvaient les forces rebelles. Ce serait la première fois que l’État islamique occupe un district dans la capitale syrienne.

Une fois dans Al Yarmouk, des affrontements ont Ă©clatĂ© entre l’État islamique et Beit Aknaf, le groupe Maqdis, un groupe palestinien opposĂ© au rĂ©gime de Bachar al Assad, bien que la faction dominante soit le Front Nusra, une filiale d’Al-QaĂŻda en Syrie.

L’État islamique a Ă©tĂ© assistĂ©e par la branche d’Al-QaĂŻda pour s’infiltrer dans le champ d’Al Yarmouk, bien que les deux organisations soient rivales dans d’autres parties de la Syrie.

Dans les affrontements qui se poursuivent encore, mĂŞme par intermittence, au moins trois personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es et envoyĂ©es Ă  l’hĂ´pital de la Palestine, elles ont étĂ© touchĂ©s par plusieurs Ă©clats d’obus de mortier tirĂ©s par les parties prĂ©tendants.

Pour sa part, l’ArmĂ©e de l’Islam, l’une des factions opposĂ©es Ă  Nusra, a indiquĂ© participer Ă©galement Ă  la lutte contre l’État islamique.

Selon Abdelhadi, jusqu’Ă  prĂ©sent, Nusra avant le contrĂ´le du sud, l’est et l’ouest du camp.

En parallèle, les forces gouvernementales ont tirĂ© des missiles. L’État islamique qui a proclamĂ© un califat dans les zones de l’Irak et de la Syrie Ă  la fin de Juin, avait jusqu’Ă  prĂ©sent concentrĂ© ses opĂ©rations dans les provinces du Nord et du Centre de la Syrie, mais a Ă©galement menĂ© des attaques dans la rĂ©gion d’Al QalamĂşn, Ă  la pĂ©riphĂ©rie de la capitale et la frontière avec le Liban.

18 000 Palestiniens habitent à Al Yarmouk et environ 160 000 résidant avant Mars 2011 depuis le début du conflit en Syrie.

Les insurgĂ©s ont pris le contrĂ´le en DĂ©cembre 2012 et depuis lors, ses rues ont Ă©tĂ© le théâtre d’affrontements entre les groupes de l’opposition et les forces gouvernementales soutenues par le Front Populaire pour la LibĂ©ration de la Palestine selon le Commandement gĂ©nĂ©ral (FPLP-CG).

L’extension des combats et le siège ont entraĂ®nĂ© une dĂ©tĂ©rioration significative des conditions de vie des habitants du camp, oĂą plusieurs fois la livraison de l’aide humanitaire a Ă©tĂ© interrompue par des explosions de violence.

Selon les donnĂ©es publiĂ©es par l’Agence de l’ONU pour les rĂ©fugiĂ©s palestiniens (UNRWA), l’accès des travailleurs humanitaires a Ă©té stoppé pendant 131 jours et étĂ© rĂ©cemment restaurĂ©.

Al Yarmouk n’a pas d’eau potable depuis plus de 200 jours et l’eau des puits est impropre Ă  la consommation humaine.

Al Yarmouk est un camp de rĂ©fugiĂ©s informel, créé en 1957, avant le dĂ©clenchement de la guerre en Syrie oĂą se trouve la plus grande communautĂ© palestinienne dĂ©placĂ©e dans ce pays et occupe une superficie d’environ 2,1 kilomètres carrĂ©s.