De nouveaux dĂ©tails concernant l’assassinat d’un bĂ©bĂ© d’un mois dans un hĂ´tel d’Ashdod

mere tueuse

A la fin d’une enquĂŞte sensible tout en collectant suffisamment de preuves contre la mère qui est la principale suspecte, le procureur de district du Sud (pĂ©nale) a dĂ©posĂ© un acte d’accusation au tribunal de Beersheva contre une rĂ©sidente de JĂ©rusalem pour le meurtre de son bĂ©bĂ© en le noyant dans un bain Ă  remous dans un hĂ´tel d’Ashdod dĂ©but avril.

Selon l’acte d’accusation dĂ©posĂ© par l’avocat Keren Shitrit, le 1er avril 2018, l’accusĂ©e est arrivĂ©e avec son mari et ses deux enfants, un mineur de 7 ans et le bĂ©bĂ© d’un mois, en vacances Ă  l’hĂ´tel Miami Ă  Ashdod. D’autres membres de la famille, y compris la mère de la suspecte participaient Ă  ce sĂ©jour.

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Le 14 avril 2018, après 12h00, la mère a rempli d’eau le jacuzzi  de la chambre. Ensuite, elle se dĂ©shabilla et entra dans le jacuzzi avec le bĂ©bĂ©, le tenant dans ses mains. Ă€ ce moment-lĂ , son mari dormait dans la chambre. Ă€ un certain moment, la mère a enfoncĂ© la tĂŞte du bĂ©bĂ© sous l’eau. Celui-ci est dĂ©cĂ©dĂ© dans le jacuzzi. La mère est restĂ©e assise dans le jacuzzi pendant que l’enfant se trouvait dans l’eau.

Peu de temps après, elle a quittĂ© le jacuzzi, laissant le bĂ©bĂ© seul dans l’eau. Après quelques minutes, elle est revenue et elle est retournĂ©e dans le jacuzzi, tandis que le corps du bĂ©bĂ© continuait Ă  flotter dans l’eau. Au cours des actes dĂ©crits, Ă  plusieurs reprises, la grand-mère a tapĂ© Ă  la porte de la chambre mais la mère n’a pas ouvert la porte, en criant «pas maintenant». Ce qui est arrivĂ© Ă  plusieurs reprises afin de ne pas perturber ses actions. Peu après, elle a appelĂ© son mari, qui se rĂ©veilla, sortit du lit et s’approcha du bain Ă  remous, dĂ©couvrant le bĂ©bĂ© d’un mois dĂ©cĂ©dĂ© flottant dans le Jacuzzi, la tĂŞte vers le bas.

La grand-mère est entrĂ©e dans la pièce Ă  ce moment-lĂ , remarque l’enfant et a immĂ©diatement sorti le bĂ©bĂ© de l’eau qui ne respirait plus. La mère et son mari ont tentĂ© de rĂ©animer le bĂ©bĂ© et ont simultanĂ©ment alertĂ© les forces de sauvetage sur les lieux.

Zaka.

Ă€ l’arrivĂ©e des premiers secours dans la chambre d’hĂ´tel, le bĂ©bĂ© ne prĂ©sentait ni pouls, ni respiration. Les services de sauvetage ont essayĂ© de le rĂ©animer et  a Ă©tĂ© transportĂ© Ă  l’hĂ´pital «Assuta» d’Ashdod, oĂą il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© mort par noyade dans le bain Ă  remous.

L’officier VIP (Investigations and Intelligence) de la police d’Ashdod, le surintendant Sergei Federenko explique l’enquĂŞte policière sur l’affaire :

«C’est un incident tragique et une enquĂŞte qui a exigĂ© beaucoup de sensibilitĂ© afin d’atteindre la vĂ©ritĂ© de la manière la plus professionnelle et sans nuire Ă  la rĂ©putation des personnes innocentes», a dĂ©clarĂ© la police.

L’enquĂŞte de police a rĂ©vĂ©lĂ© que les parents du bĂ©bĂ© sont arrivĂ©s Ă  l’hĂ´tel Ă  Ashdod le soir de l’incident et ont commandĂ© une chambre avec un jacuzzi. TĂ´t dans l’après-midi, les sauveteurs ont Ă©tĂ© convoquĂ©s Ă  l’hĂ´tel Ă  la suite de la noyade du bĂ©bĂ©.  Le bĂ©bĂ© a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ© Ă  l’hĂ´pital de la ville, oĂą son dĂ©cès a Ă©tĂ© constatĂ©.

Les enquĂŞteurs de la police qui ont commencĂ© l’enquĂŞte ont eu des soupçons et la mère du tout-petit a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e.  Lors de son premier interrogatoire, elle a maintenu le droit de garder le silence. Le mĂŞme jour, dans un autre interrogatoire, elle a dit Ă  ses interrogateurs que «la PrĂ©sence Divine a attirĂ© le bĂ©bĂ© dans l’eau». Dans son tĂ©moignage, elle a dit qu’elle est allĂ©e dans le jacuzzi avec son fils en bas âge pour le doucher. Ă€ un moment donnĂ©, dit-elle, la prĂ©sence divine l’a dĂ©couverte et elle a enfoncĂ© le bĂ©bĂ© dans l’eau. Elle a Ă©galement notĂ© qu’Ă  ce moment-lĂ , elle a laissĂ© son emprise sur lui et a entrainĂ© la noyade et la mort du bĂ©bĂ© car il devrait ĂŞtre le «roi Messie» et grandir.

Ă€ la suite de cette enquĂŞte, son mari a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© par la police et a subi des interrogatoires qui ont montrĂ© de nombreuses contradictions entre les tĂ©moignages recueillis avec la mère. Ă€ un moment donnĂ©, le suspect a admis avoir fabriquĂ© une partie des preuves dans son tĂ©moignage, affirmant qu’il avait essayĂ© de protĂ©ger sa femme et, Ă  ce stade, il a donnĂ© une version plus fiable.

Un autre tĂ©moignage fort que les enquĂŞteurs de la police ont pris Ă©tait de la mère du suspect qui a Ă©galement sĂ©journĂ© Ă  l’hĂ´tel. Selon elle, elle est allĂ©e deux fois dans la chambre pendant les heures du matin, mais son entrĂ©e a Ă©tĂ© refusĂ©e. La troisième fois, elle a ouvert la porte et a remarquĂ© que leur enfant de 7 ans Ă©tait assis et pleurait et que le bĂ©bĂ© Ă©tait dans l’eau. Ă€ ce moment-lĂ , elle n’a pas perdu son sang-froid et a immĂ©diatement sorti le bambin de l’eau et a commencĂ© Ă  effectuer des soins de rĂ©animation de base et en mĂŞme temps a ordonnĂ© au père d’appeller les forces de sauvetage.

L’avocat Roi Brunner, reprĂ©sentant la mère, a dĂ©clarĂ© avec la dĂ©cision de la police,  dĂ©poser une dĂ©claration du procureur: «La police a dĂ©posĂ© une demande de prolongation de la dĂ©tention de la mère pour interrogatoire, et il a Ă©té établi que l’enquĂŞte Ă©tait effectivement terminĂ©e. Une dĂ©claration du procureur a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e, bien que le procureur ne puisse pas dire avec certitude comment le bĂ©bĂ© est mort. En fait, les deux versions se contredisent».