La communauté juive de France exige que la municipalité de Haïfa revienne à son intention de donner à une rue de la ville le nom de la chanteuse, « qui était une antisémite bien connue ».
«Il y avait un antisĂ©mitisme bien connu»: selon le Bureau de l’antisĂ©mitisme des juifs de France qui a adressĂ© une demande officielle au gouvernement israĂ©lien d’interdire le nom d’une rue de HaĂŻfa du nom de la cĂ©lèbre chanteuse Ă©gyptienne Oum Kalthoum. Le Bureau de l’antisĂ©mitisme affirme que la chanteuse, dĂ©cĂ©dĂ©e en 1975, « était une antisĂ©mite bien connue » . Selon le bureau, la chanteuse avait l’habitude d’appeler au « massacre des juifs » lors de ses concerts pendant les guerres des Six jours et de Yom Kippour. Dans une lettre adressĂ©e Ă l’ambassadeur adjoint d’IsraĂ«l Ă Paris, le bureau souligne que «la municipalitĂ© de HaĂŻfa doit annuler le plan mĂ©prisable et dangereux, qui pourrait encourager l’antisĂ©mitisme dirigĂ© contre les juifs europĂ©ens et mettre leur vie en danger» des Juifs en France.
Un nouvel exemple d’antisĂ©mitisme en France a Ă©tĂ© constatĂ© ces derniers jours, lorsque l’image de la femme d’État et survivante de la Shoah, Simon Weil a Ă©tĂ© vandalisĂ©e par des inconnus. La photo, rĂ©alisĂ©e par un artiste de rue français nommĂ© Christian Gammy, qui vivait dans le quartier du PanthĂ©on Ă Paris, oĂą Simone Weil a Ă©tĂ© enterrĂ© aux cĂ´tĂ©s des autres grands de la nation.
Des inconnus ont brouillĂ© et dĂ©formĂ© le visage de la rescapĂ©e d’Auschwitz, devenue ministre du gouvernement français et chargĂ©e, entre autres, de faire passer la loi historique autorisant les avortements. Elle a mĂŞme Ă©tĂ© nommĂ©e première prĂ©sidente du Parlement europĂ©en. Selon des donnĂ©es rĂ©cemment publiĂ©es Ă Paris, pendant la crise du Corona ces derniers mois, il y a eu une augmentation sans prĂ©cĂ©dent des incidents antisĂ©mites contre les Juifs français, avec en mars environ 50 incidents antisĂ©mites se produisant quotidiennement. Il a Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ© que sur plus de 14 000 tweets antisĂ©mites tĂ©lĂ©chargĂ©s sur Twitter Ă travers l’Europe pendant l’Ă©pidĂ©mie, près de 10 000 ont Ă©tĂ© créés en France.





