Des enquêteurs privés utilisant des caméras cachées ont filmé une enseignante en Israël accusée de 74 abus sexuel en Australie

Un reportage en deux parties sur la tĂ©lĂ©vision australienne a montrĂ© des images d’infiltration par deux inspecteurs privĂ©s qui semblaient montrer une femme recherchĂ©e en Australie pour 74 agressions sexuelles, y compris le viol, alors que l’enseignante dans une Ă©cole juive simulait une maladie mentale devant un tribunal pour Ă©viter une arrestation.

 » L’histoire australienne : le principe de justice  » a Ă©tĂ© projetĂ© lundi et a montrĂ© certaines des images obtenues par des enquĂŞteurs privĂ©s utilisant des camĂ©ras cachĂ©es, montrant la femme, dont le nom est bâillonnĂ© en IsraĂ«l par ordre du tribunal. Les images d’une entreprise privĂ©e ont menĂ© Ă  une opĂ©ration d’infiltration policière qui a conclu qu’elle simulait une maladie mentale pour Ă©viter d’ĂŞtre extradĂ©e.

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L’enquĂŞteur privĂ© Tsafrir Tsahi a filmĂ© la femme dans la petite ville ultra-orthodoxe d’Emmanuel en JudĂ©e Samarie en utilisant des camĂ©ras cachĂ©es. Sachant qu’il serait difficile de se fondre dans la communautĂ©, lui et son Ă©quipe se sont dĂ©guisĂ©s en travailleurs de la construction.

«Nous avons dĂ©cidĂ© que nous allions ressembler Ă  des travailleurs, des constructeurs, qui travaillent lĂ -bas et qui vivent leur vie lĂ -bas», a-t-il dĂ©clarĂ©. « Les gens de la communautĂ© d’Emmanuel n’ont jamais parlĂ© aux constructeurs. »

Tsahi a dit qu’il a utilisĂ© une camĂ©ra cachĂ©e dans une bouteille d’eau pour filmer la femme dans le magasin local qui achète de la nourriture.

« Une bouteille ordinaire, que vous pouvez remplir avec de l’eau et que vous pouvez boire Ă  la bouteille, mais il a une camĂ©ra Ă  l’intĂ©rieur », a-t-il dit. « Personne ne regarderait quelqu’un avec une bouteille d’eau. »

L’Ă©quipe a enregistrĂ© la femme pendant deux semaines en utilisant des zooms et toutes sortes de camĂ©ras cachĂ©es.

« Elle a Ă©tĂ© filmĂ©e assise sur son balcon chez elle, rĂ©pondant Ă  des appels de tĂ©lĂ©phone, attendant le bus, achetant des produits d’Ă©picerie et des jouets pour ses petits-enfants », selon le reportage tĂ©lĂ©visĂ©.

La première partie de la série en deux parties peut être vu sur YouTube .

Elle devrait comparaĂ®tre devant le tribunal mercredi pour son audience d’extradition.

La femme est recherchĂ©e en Australie pour des infractions sexuelles prĂ©sumĂ©es contre des Ă©lèves de l’Ă©cole Adass lorsqu’elle Ă©tait enseignante puis directrice.

Les autoritĂ©s australiennes ont d’abord dĂ©posĂ© une demande d’extradition en 2014. Elle a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e en IsraĂ«l Ă  l’Ă©poque, mais a Ă©tĂ© relâchĂ©e par la suite en attendant son extradition Ă  Melbourne oĂą elle fait face Ă  74 accusations d’abus sexuels sur des filles de l’Ă©cole.

Cependant, en juin 2016, un tribunal israĂ©lien a arrĂŞtĂ© le processus d’extradition après qu’une Ă©valuation psychiatrique a rĂ©vĂ©lĂ© qu’elle n’Ă©tait pas apte Ă  subir son procès. Des professionnels de la santĂ© mentale, y compris le psychiatre du district de JĂ©rusalem, ont prĂ©cĂ©demment confirmĂ© que les attaques de panique de Leifer avant ses comparutions devant le tribunal Ă©taient authentiques et ont dĂ©clarĂ© que les procĂ©dures d’une audience lui ont causĂ© une anxiĂ©tĂ© extrĂŞme.

Au cours des six mois suivants, un comitĂ© psychiatrique a continuĂ© d’effectuer des Ă©valuations et a constatĂ© Ă  maintes reprises qu’elle n’Ă©tait pas en mesure de subir son procès.

« En 2017, il y avait des indications que la suspecte prĂ©tendait souffrir d’une maladie mentale afin d’Ă©viter le processus d’extradition, et la police a de nouveau ouvert une enquĂŞte qui a conduit Ă  son arrestation ce matin », indique le communiquĂ©.

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