Des IsraĂ©liens au secours des milliers de YĂ©zidis fuyant Daesh au nord de l’Irak

Quatre IsraĂ©liens font partie de la première expĂ©dition du pays pour aider les milliers de personnes fuyant Daesh au nord de l’Irak. «Ils sont choquĂ©s et ont fui sans un sou, ils savent que nous, IsraĂ©liens, sommes là », a dĂ©clarĂ© le chef de la dĂ©lĂ©gation.

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«Nous avons rencontrĂ© beaucoup de personnes traumatisĂ©es, nous avons apportĂ© une aide Ă  de nombreuses familles dont Daesh a enlevĂ© leurs filles et tuĂ©s père et fils, ceux qui restent ont peur  » a dit Johnny, le chef de projet de l’organisation humanitaire « IsraAID ».

Johnny et trois autres IsraĂ©liens sont arrivĂ©s dans la nord du pays pour aider ces familles de rĂ©fugiĂ©s et des milliers de YĂ©zidis et chrĂ©tiens fuyant la menace de l’«Etat islamique».

L’aide israĂ©lienne a Ă©tĂ© menĂ©e dans les camps de l’ONU, non loin de la capitale de la rĂ©gion autonome kurde d’Erbil. Quelque deux millions de personnes rĂ©fugiĂ©es se sont dĂ©placĂ©es seules sans vĂŞtements de rechange Ă  part ce qu’elles portent sur elles. Les quatre IsraĂ©liens sont restĂ©s dans le camp pendant environ une semaine et demi sans cacher le fait qu’ils sont IsraĂ©liens.

La dĂ©lĂ©gation a pris soin de fournir aux rĂ©fugiĂ©s de la nourriture, des matelas, des tentes et des mĂ©dicaments. (voir photo). Chaque jour près de 1500 personnes qui se sauvent de la ville pour fuir les violents combats contre Daesh arrivent dans le camps. Selon les israĂ©liens, il n’y a pas de place pour accueillir les milliers de rĂ©fugiĂ©s qui continuent d’affluer malgrĂ© le mauvais temps, la tempĂ©rature qui baisse et les nuits froides. Dans cette rĂ©gion du nord de l’Irak, la neige est dĂ©jĂ  prĂ©sente.

Ce week-end dernier, les Ă©quipes de secours ont dĂ» faire face Ă  de fortes pluies et des vents qui ont fait voler des tentes. Selon Johnny «le gouvernement kurde du comtĂ© et l’ONU font des efforts pour leur apporter la nourriture. Ils ont un besoin urgent de couvertures et de vĂŞtements chauds. Ils sont venus ici avec seulement les sandales et les vĂŞtements sur leur corps. Ils se sont enfuis sans un sou. Ils ont souffert de la violence. Ils nous ont dĂ©crit l’enfer. Ils ont un sentiment de choc. Ils ne veulent pas croire ce qui s’est passĂ©. Les gens sont tristes. C’est une vraie tragĂ©die ! »