Ils ont grandi cĂ´te Ă cĂ´te en France et ont rĂŞvĂ© de ce qu’ils allaient faire quand ils seront grands, mais il a dĂ©cidĂ© de se convertir Ă l’Islam et rejoindre l’organisation terroriste de Daesh.
Quand à elle, elle a fait son Alya en Israël, puis elle est devenue une soldate de Tsahal. Son cousin a été tué en Octobre dernier, selon le correspondant militaire du «camp» de Zahi Daboosh.
Leah, (un pseudonyme) de plus en plus gradĂ©e au sein de Tsahal a immigrĂ© en IsraĂ«l Ă partir de la France, et a dĂ©couvert en AoĂ»t dernier que son cousin RafaĂ«l a voyagĂ© en Syrie pour rejoindre les rangs de l’Etat islamique.
Pendant son service en JudĂ©e et Samarie , elle a entendu parler de l’arrestation de trois terroristes dans la rĂ©gion de HĂ©bron appartenant Ă Daesh et Ă ce moment, elle espĂ©rait que son cousin quitte cet enfer pour revenir en France :
« Il Ă©tait comme un grand frère pour moi. Nous avons  beaucoup jouĂ©, enfants. Nous jouions, nous nous disputions. Il a toujours Ă©tĂ© cool, jouait de la guitare. Je l’admirais, mais Ă partir du moment oĂą il est entrĂ© en Syrie, je n’ai plus voulu  lui parler. J’avais peur de lui faire du mal s’ils avaient su qu’il parlait avec moi, une soldate de Tsahal. Ils savaient qu’il venait d’une famille juive malgrĂ© sa conversion Ă l’Islam « .
Ajoutant :  » Son lien avec cette organisation terroriste impitoyable a surpris sa famille, mais son goĂ»t pour l’Islam a commencĂ© il y a plusieurs annĂ©es, lorsque, au cours de ses Ă©tudes, il a visitĂ© une mosquĂ©e et adopté des pratiques musulmanes . Les membres de sa famille ont commencĂ© Ă rompre les liens avec RafaĂ«l et, après une annĂ©e Ă DubaĂŻ et un autre mois en France, il est montĂ© Ă bord d’un avion et a rejoint la guerre civile en Syrie.  »Â
 » Il ne voyait pas cela comme quelque chose de mauvais. Il voulait ĂŞtre comme l’Islam,  sans toutes les questions importantes de la rĂ©alitĂ© sur le terrain. Ils lui ont montrĂ© que les meilleures choses et lui ont dit que ces agissements en Syrie seraient des opĂ©rations humanitaires « .Â
 » Une semaine plus tard, il a choisi de rester en Syrie et dans une conversation tĂ©lĂ©phonique avec son père, il a dit qu’il s’occupait du secteur informatique du camp d’entrainement, ajoutant qu’il n’avait pas l’intention de sortir pour combattre ou prendre les armes . «Mon père et tous les oncles Ă©taient très inquiets Ă ce moment. Ma mère Ă©tait triste et a beaucoup pleuré ».
«Mon oncle lui a envoyĂ© une longue lettre dans laquelle il demandait comment il pouvait ĂŞtre si Ă©goĂŻste et quitter ses parents et sa famille  ; il n’a pas rĂ©pondu. Mais comment pouvez-vous adhĂ©rer Ă une telle Organisation meurtrière ? Ils lui ont lavĂ© le cerveau. Il Ă©tait plongĂ© dans sa vĂ©ritĂ©.  Presque chaque jour, nous parlions de RafaĂ«l et ses parents Ă©taient convaincus qu’il allait revenir en France. Mais cela ne s’est jamais produit »
En Octobre dernier, il a Ă©tĂ© tuĂ© dans le bombardement de l’armĂ©e d’Assad, et a Ă©tĂ© enterrĂ© sur le sol syrien.
« Soudain, Papa a prit le tĂ©lĂ©phone et je me suis rendue compte que quelque chose de mauvais Ă©tait arrivĂ©. RafaĂ«l Ă©tait mort. Il est impossible de ramener le corps a-t-il dit. C’Ă©tait un bel enfant. vraiment beau, c’est vraiment une perte. Ce soir lĂ , nous avions prĂ©vu d’aller au restaurant. Nous Ă©tions sur le chemin, avec ma mère, mais j’ai prĂ©fĂ©rĂ© rentrer chez moi. Je ne pouvais pas manger, j’Ă©tais choquĂ©e. Je suis triste et en colère contre lui. Je suis bouleversĂ©e qu’il n’ait pas parlĂ© avec moi. Je ne peux comprendre d’oĂą il vient, parce que je me bats pour ce que je crois, mais je suis déçu par ce qu’il a fait.  »
Le corps a Ă©tĂ© identifiĂ© grâce Ă une photo qui provenait du territoire syrien. Le père de RafaĂ«l a rejoint deux organisations qui luttent contre le phĂ©nomène des jeunes qui vont se battre dans l’organisation de l’Etat islamique et se sont investies dans ce projet pour sauver d’autres jeunes Ă ne pas adhĂ©rer Ă l’organisation et se rendre sur ses lieux des combats :
 « Vous vivez en France, mais il n’y a aucun sens Ă la vie ; ici, je n’aime pas ce pays. Chaque fois que l’on veut traiter des questions marginales et si toute personne ose s’opposer Ă l’Islam radical en France, il devient l’ennemi immĂ©diat de l’Islam. Si vous leur dites un petit quelque chose ou Ă©crivez quelque chose, vous devenez la cible Ă attaquer. «Â
Continuant :  » Je dĂ©teste la France, et je les hais. Bien que j’aime leur culture, la littĂ©rature et la poĂ©sie, je ne suis pas de cet endroit. Je suis juive et israĂ©lienne, et ici est ma maison. Je ne fuis pas la France, absolument pas. Non Ă cause des musulmans, les Arabes et les SĂ©mites, mais car je suis ici dans mon foyer d’origine, ma terre, mon pays, mon peuple »
Source NRGÂ





