Deux citoyens israĂ©liens ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s en Équateur dans une fraude prĂ©sumĂ©e dans la vente de fournitures mĂ©dicales, a rapportĂ© la ministre du gouvernement, MarĂa Paula Romo.
Les deux individus, dont l’identitĂ© n’a pas Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©e, auraient tentĂ© de vendre des masques COVID-19 et des tests rapides sous une fausse identitĂ©.
« Deux citoyens israĂ©liens (..) qui ont Ă©tĂ© trouvĂ©s avec de l’argent ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s. L’un avait une carte rouge. Tous deux seraient impliquĂ©s dans des actes d’achat de fournitures mĂ©dicales en cas d’urgence », a dĂ©clarĂ© Romo sur les rĂ©seaux sociaux.
Apparemment, les deux individus auraient falsifié des documents se faisant passer pour des représentants de la Drug Enforcement Administration (DEA) en Équateur.
Et il a ajouté que la contrefaçon « avait une grande hardiesse ».
Les deux suspects ont Ă©tĂ© dĂ©tenus dans la province de Santa Elena au sud-ouest du pays et dans l’un de leurs spas les plus connus.
Romo a ajoutĂ© que les dĂ©tenus avaient 100 000 $ en leur possession et que lorsqu’ils ont fait une descente dans leur maison Ă Santa Elena, 200 000 $ supplĂ©mentaires et trois voitures haut de gamme ont Ă©tĂ© trouvĂ©s.
L’un des suspects a un mandat d’arrĂŞt aux États-Unis et au Panama pour fraude, de sorte que le gouvernement Ă©quatorien travaille avec les ambassades amĂ©ricaine et israĂ©lienne pour clarifier l’affaire.
L’ambassade d’IsraĂ«l en Équateur a refusĂ© de confirmer ou de nier ces informations.
Le ministre a rapportĂ© l’affaire le jour oĂą la police Ă©quatorienne, en collaboration avec le procureur gĂ©nĂ©ral, a menĂ© une vaste opĂ©ration contre la corruption pendant la pandĂ©mie de coronavirus.
Lors d’une comparution conjointe, le procureur gĂ©nĂ©ral de l’État, Diana Salazar, a fait Ă©tat de l’arrestation de 17 personnes, dont l’ancien prĂ©sident Abdalá Bucaram, lors de 37 descentes dans deux provinces.
« Nous avons effectué un total de 37 descentes, à la fois dans la province de Pichincha (dont la capitale est Quito) et dans la province de Guayas (Guayaquil) », a indiqué le procureur.
Les crimes faisant l’objet d’une enquĂŞte correspondent Ă des dĂ©tournements de fonds (dĂ©tournement de fonds publics), au trafic d’influence et au crime organisĂ©, par rapport aux personnes dĂ©tenues Ă Guayas.
Pendant son séjour à Pichincha, les enquêtes portent sur une affaire liée à un prix excessif présumé dans l’acquisition de fournitures médicales à la société Agua Potable, et la commission présumée du crime fait l’objet d’une enquête.
Le procureur gĂ©nĂ©ral a indiquĂ© que le complot prĂ©sumĂ© de crime organisĂ© Ă Guayas « regroupe une structure entière qui a fonctionnĂ© prĂ©cisĂ©ment dans l’acquisition de fournitures mĂ©dicales » alors que l’Équateur traversait l’un des moments les plus difficiles de son histoire en raison du virus.
Dans le cadre de cette affaire, l’ancien prĂ©sident et un ancien directeur de l’hĂ´pital Teodoro Maldonado de l’Institut Ă©quatorien de sĂ©curitĂ© sociale (IESS) ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s.
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