Les députés israélo-arabes ont pour la première fois accepté de soutenir un nouveau programme de service civil national pour les étudiants arabes quittant le secondaire.
Le programme est semblable à celui exécuté par de nombreuses femmes juives et druzes qui sont dirigées vers les hôpitaux ou les écoles au lieu de servir dans les Forces de défenses israéliennes (unités combattantes).
Les citoyens arabes d’IsraĂ«l ont Ă©tĂ© exemptĂ©s du service militaire depuis que l’État d’IsraĂ«l a Ă©tĂ© Ă©tabli en 1948. D’autres communautĂ©s avec des exemptions larges, telles que des femmes juives religieuses-observatrices, ont participĂ© pendant des dĂ©cennies Ă un programme parallèle de service civil national qui implique le bĂ©nĂ©volat (shĂ©rout lĂ©oumi) dans une variĂ©tĂ© d’institutions et d’organisations, y compris les hĂ´pitaux et les Ă©coles.
Historiquement, le programme national de services a Ă©tĂ© coordonnĂ© par le ministère de la DĂ©fense et la communautĂ© arabe a jusqu’Ă prĂ©sent rarement participĂ©.
Le chef de la liste arabe conjointe Ayman Odeh et ses homologues Masud Ganaim et Jamal Zahalka ont maintenant soutenu une nouvelle initiative dirigée par des ONG qui a été pilotée pendant un an avec 160 participants. Les participants au programme font du bénévolat au sein des communautés arabes, dans des conditions similaires aux participants juifs et druzes dans le cadre du service civil national.
Tant Odeh que Ganaim ont soulignĂ© la valeur du bĂ©nĂ©volat et la nĂ©cessitĂ© de solutions de rechange au service national. Ayman Odeh a dĂ©clarĂ©: «Pour relier le bĂ©nĂ©volat civil au ministère de la DĂ©fense, il s’agit de politiser … Tout projet alternatif dans ce contexte est le bienvenu.»
Le nouveau programme est une initiative conjointe du Fonds Abraham, une ONG israĂ©lienne axĂ©e sur la coexistence, et du Centre arabo-juif pour l’Ă©galitĂ©, l’autonomisation et la coopĂ©ration. Les municipalitĂ©s locales arabes dans six villes opèrent ainsi.
Le programme est actuellement financĂ© par la fondation de bienfaisance Yad Hanadiv, mais les organisateurs espèrent recevoir un financement du ministère israĂ©lien et l’aide sociale lorsqu’il sera Ă©tendu Ă dix endroits du pays.




