Ecole Georges Brassens à Paris | Une salle nommée en souvenir des deux garçons juifs abattus par un terroriste islamiste dans le sud de la France

Une salle de confĂ©rence de l’Ă©cole Georges Brassens Ă  Paris a Ă©tĂ© nommĂ©e en l’honneur de deux garçons juifs abattus par un terroriste islamiste dans le sud de la France il y a plus de cinq ans.

Le dĂ©vouement de la salle Ă  la mĂ©moire d’Arie et Gabriel Sandler zal s’inscrit dans un effort de l’Ă©cole Georges Brassens pour lutter contre le racisme et l’antisĂ©mitisme en France, dans une Ă©cole qui abrite les plus grandes populations musulmanes et juives d’Europe.

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Le programme vise Ă  mieux faire connaĂ®tre les valeurs françaises et les diffĂ©rentes religions et cultures du pays aux Ă©tudiants de l’Ă©cole, dont beaucoup sont musulmans et ont leurs racines dans les anciennes colonies françaises. Il comprend des visites au MusĂ©e d’art et d’histoire juive de Paris et Ă  l’Institut du monde arabe.

Samuel Sandler, dont les petits-fils avaient 3 et 5 ans quand ils ont Ă©tĂ© tuĂ©s lors d’une attaque dans une Ă©cole juive Ă  Toulouse, a dĂ©clarĂ© que la cĂ©rĂ©monie de baptĂŞme Ă©tait un moment « très Ă©mouvant ».

« A cause de l’arme du meurtrier, ils ne pouvaient plus aller Ă  l’Ă©cole », a-t-il dit, « mais tous les Ă©coliers se souviendront d’eux ».

Le programme, appelĂ© «Humanité», existe depuis des annĂ©es, mais il a Ă©tĂ© renforcĂ© depuis une sĂ©rie d’attaques terroristes islamistes en 2015 dans un contexte Ă  la fois d’antisĂ©mitisme et d’actes anti-musulmans en France.

Les deux enseignants qui dirigent le projet, Jacqueline Courier-Briere et Nasser Dja Bouabdallah, ont déclaré que leur méthode consistait à répondre à toutes les questions «sans tabous» lors de débats respectueux entre élèves âgés de 11 à 14 ans.

Parmi les sujets abordĂ©s, citons «Est-ce qu’un musulman est autorisĂ© dans une Ă©glise catholique» et les questions plus complexes de la libertĂ© d’expression qui ont Ă©mergĂ© lorsque le journal satirique Charlie Hebdo a Ă©tĂ© la cible d’une attaque meurtrière. Al-QaĂŻda dans la pĂ©ninsule arabique a revendiquĂ© la responsabilitĂ© de l’attentat, affirmant qu’il s’agissait d’une revanche pour les reprĂ©sentations de Mahomet par Charlie Hebdo.

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