L’ancien Premier ministre Ehud Barak a Ă©voquĂ© aujourd’hui (jeudi) les propos de l’un des leaders de la manifestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Sadi Ben Sheetrit, dans lesquels il comparait Hitler et le Premier ministre Netanyahu, et a dĂ©clarĂ© que le Premier ministre suivait les traces des dirigeants des mouvements fascistes.
Faisant rĂ©fĂ©rence Ă une comparaison entre Netanyahu et Hitler, Barak a dĂ©clarĂ© dans une interview Ă Radio 103FM: « Je ne pense pas qu’il ait parlĂ© d’Hitler, je pense qu’il a parlĂ© de ce qui se passe dans notre pays, des processus que traverse le pays, de l’Ă©crasement de la dĂ©mocratie. »
«Il a parlĂ© du fond de son cĹ“ur et a dit la vĂ©ritĂ©, il a juste dit : ‘Netanyahu, faites attention, vous faites exactement les Ă©tapes qu’Hitler a faites au dĂ©but’, alors ça aurait pu ĂŞtre vraiment mieux s’il l’avait dit dans ma formulation que Netanyahu suit la voie de tous les dirigeants. « Les mouvements fascistes des dernières gĂ©nĂ©rations ont marchĂ© sur eux. »
Selon Barak, «Tous les dirigeants des mouvements fascistes au cours des 150 dernières annĂ©es ont suivi le mĂŞme chemin. Nous le faisons parce qu’il y a encore de la valeur dans la vĂ©ritĂ©. Netanyahu suit le chemin que tous les dirigeants des mouvements fascistes ont empruntĂ© ces dernières gĂ©nĂ©rations. « AmalĂ©cites ou Hitler Ă l’extĂ©rieur et traĂ®tres Ă l’intĂ©rieur, c’est l’Ă©crasement des institutions judiciaires, l’Ă©crasement de la sĂ©paration des pouvoirs, c’est le culte du leadership. »
« Netanyahu, c’est lui qui mentionne Hitler, il a besoin de ‘Hitler d’aujourd’hui’, il a besoin des AmalĂ©cites, il a besoin des traĂ®tres de l’intĂ©rieur, c’est la formule fasciste depuis toutes ces annĂ©es. Rien n’est incroyable, cela se passe sous nos yeux. Netanyahu sème des peurs existentielles. Parce qu’il en a besoin pour perpĂ©tuer son contrĂ´le. «Â
Commentant la crĂ©ation du comitĂ© d’enquĂŞte sur les sous-marins, il a dĂ©clarĂ© : « Cela aurait dĂ» se produire il y a six mois, c’est bien que cela se passe aujourd’hui, mais toujours avec des pouvoirs très limitĂ©s. Rappelez-vous la diffusion de l’affidavit du chef d’Ă©tat-major adjoint Dan Harel. Quand il sera publiĂ©, il y aura un bouleversement profond dans le public. Je suis convaincu qu’à la fin, il y aura une commission d’enquĂŞte. »
« Je vais donc vous dire selon les mots d’un membre de la police et qui a tĂ©moignĂ© ouvertement. En sortant de cet incident, un officier supĂ©rieur de police m’a accompagnĂ© et m’a dit : ‘Écoutez M. Barak, vous parlez comme si vous pensez que nous demandons tout ce que nous voulons, nous enquĂŞtons sur ce que nous sommes autorisĂ©s Ă enquĂŞter. «Â
Barak a ajoutĂ© : « Il s’avère que dans cette enquĂŞte, les conseils juridiques au gouvernement Ă©taient très proches d’eux et ils n’ont pas Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă demander. Ce n’est pas un hasard si le tĂ©moignage de Dan Harel est choquant. L’affirmation est qu’il s’agit de l’affaire de corruption la plus grave de l’histoire du pays.
La haine de Barak et tout ceux qui veulent faire tomber le premier ministre a dĂ©passĂ© toutes les frontières respectables de la libertĂ© d’expression et de dĂ©mocratie.





