Les élections 2026 se profilent, et avec elles un phénomène politique inédit : parmi les nouvelles figures qui rejoignent ou s’apprêtent à rejoindre l’arène, plusieurs ont vécu de près le massacre du 7 octobre — comme victimes directes, ou comme proches d’otages enlevés à Gaza. Israel Hayom dresse le panorama de ces candidats potentiels.
Einav Tsangauker est devenue l’un des symboles du mouvement pour la libération des otages. Elle-même reconnaît avoir été proche du Likoud avant que son fils Matan soit enlevé — mais la guerre a tout changé. Elle est désormais en discussions avancées pour figurer sur la liste du parti « les Démocrates » de Yaïr Golan. « La seule façon de changer ce pays, c’est par nous, les citoyens », a-t-elle déclaré dans une interview.
Sharon Sha’arabi a traversé un double deuil : ses deux frères, Yossi et Eli, ont été enlevés à Gaza. Eli a survécu et a été libéré vivant ; Yossi a été tué en captivité. Sharon a mené le combat pour les ramener, et a réussi les deux missions. Il vient d’annoncer son entrée sur la liste « Israel Beitenu » de Lieberman.
Zvika Mor, président du Forum Tikvah — le mouvement concurrent des familles d’otages, positionné à droite — a livré le combat pour son fils Itan, enlevé du festival Nova et libéré après deux ans de captivité. Il a annoncé son ralliement au parti « Sionisme religieux » de Smotrich, avec une place élevée sur la liste.
Danny Algrat, frère d’Itzhak Algrat tué en captivité après avoir été enlevé du kibboutz Nir Oz, était l’un des visages les plus reconnaissables du mouvement des familles à la Knesset. Il a annoncé sa candidature aux primaires des Démocrates, bien que ses chances d’obtenir une place réaliste restent limitées compte tenu de la densité de la liste.
Rafi Ben Shitrit, ancien maire de Beit Shean, a perdu son fils Alroui au combat le 7 octobre. Cofondateur du « Conseil d’octobre » qui réclame une commission d’enquête d’État, il a rejoint lui aussi Israel Beitenu il y a environ deux mois.
Talik Goeli, mère du sous-officier Ran Goeli tué et enlevé le 7 octobre — dont le corps a été récupéré par une opération de Tsahal en janvier dernier — a allumé une torche pour Yom Haatsmaout. Elle n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature, mais les estimations parlent d’une possible place réservée au Likoud, Netanyahou cherchant à renforcer et diversifier sa liste.
Dedi Simhi, ancien commandant des pompiers qui a perdu son fils Guy le 7 octobre, est devenu une figure régulière des débats télévisés. Il a annoncé publiquement vouloir entrer en politique, soit dans une liste du Likoud, soit en fondant sa propre formation.
Yonatan Shmariz a survécu au massacre de son kibboutz en se cachant, mais a perdu son frère Alon, tué par erreur avec Yotam Haïm et Samar al-Talalqé. Il est désormais actif dans le mouvement « Koumou » et a officiellement annoncé sa candidature aux prochaines élections.
Pour aller plus loin : 👉 Le compte à rebours de Trump : le Hamas temporise, Israël et Washington refusent toute négociation 👉 « Ils sont revenus » : les otages foulent le sol d’Israël, sous le regard de Trump et Netanyahou






