Une enquĂŞte menĂ©e par le ministère du Travail et des services sociaux a dĂ©montrĂ© que 500 soldats estimĂ©s sont impliquĂ©s dans la prostitution, avec au moins six cas l’annĂ©e dernière.
Ă€ la suite des rapports d’un certain nombre de soldats engagĂ©s dans la prostitution suite Ă une dĂ©tresse financière, Aliza Lavie, prĂ©sidente du sous – comitĂ© de la Knesset a dĂ©cidĂ© de lutter contre la traite des ĂŞtres humains et la prostitution, et a dĂ©clarĂ© ce mercredi que l’armĂ©e n’a aucune idĂ©e de l’ampleur de la prostitution parmi ses soldats et devrait indiquer clairement que l’ engagement dans de tels actes est contre les valeurs de Tsahal (sans pour autant prendre des dĂ©cisions claires pour comprendre pourquoi ces soldats sont en manque d’argent, dans une pĂ©riode de trois ans oĂą il leur est interdit de travailler en parallèle de leur service militaire) !
Prenant la parole lors d’une rĂ©union conjointe avec le comitĂ© des affaires Ă©trangères et de la dĂ©fense, Lavie a dĂ©clarĂ© que l’armĂ©e israĂ©lienne doit identifier de manière proactive et aider ceux qui travaillent dans l’industrie du sexe, parce que cette situation est « inacceptable et ne correspond pas aux valeurs de l’armĂ©e israĂ©lienne ».
Les donnĂ©es du ministère et une organisation pour la jeunesse Ă but non lucratif qui aide les jeunes en dĂ©tresse indiquent que 30% des personnes ont entre 18 et 22 ans, ce qui coĂŻncident avec la pĂ©riode du recrutement dans l’armĂ©e, le service actif et peu après la fin de la pĂ©riode avec Tsahal.
« L’un des problèmes majeurs est que l’armĂ©e israĂ©lienne n’a pas de rĂ©elle indication du nombre de personnes engagĂ©es dans la prostitution pendant le service et, par consĂ©quent, les ressources allouĂ©es pour faire face au phĂ©nomène sont limitĂ©es », a dĂ©clarĂ© Lavie.
« Il est clair que l’augmentation du nombre de jeunes dans l’armĂ©e israĂ©lienne qui se livrent Ă la prostitution est plus grande que celle connue par le système », a-t – elle ajoutĂ©, soulignant que les difficultĂ©s financières rencontrĂ©es par les soldats qui Ă©prouvent des difficultĂ©s Ă survivre uniquement de leurs salaires militaires influencent fortement leur choix de travailler comme prostituĂ©(e)s ».
Selon une enquĂŞte menĂ©e pour le ministère du Travail et des services sociaux l’an dernier, il y a entre 11420 et 12.730 travailleurs du sexe dans tout le pays, composĂ© d’environ 95 % de femmes et 5 % des hommes.
Environ 11 % des femmes prostituĂ©es sont mineures, alors que les deux tiers des femmes commencent Ă travailler dans le plus vieux mĂ©tier du monde en raison d’une situation financière dĂ©sespĂ©rĂ©e.
Bien que la prostitution soit illĂ©gale en IsraĂ«l, selon un rapport Channel 2, l’industrie rapporte quelque 1,2 milliards de shekels par an.
Moshe Zaretsky, un ancien soldat Givati qui dirige aujourd’hui une organisation sociale, a dit qu’il est au courant de la prostitution Ă l’intĂ©rieur des bases de Tsahal, se rĂ©fĂ©rant Ă une femme de Givatayim qui a servi dans Givati. Elle avait besoin d’aide pour payer le loyer , elle a commencĂ© Ă fournir des services sexuels Ă d’autres soldats contre de l’argent.
Selon le brigadier-gĂ©nĂ©ral. (res.) Sharon Nir, le chef de Tsahal et conseiller du personnel sur les questions de genre, il n’y a pas de « phĂ©nomène » de prostitution au sein de l’armĂ©e israĂ©lienne.
Elle a dĂ©crit les « cas isolĂ©s » de trois Ă six soldats par an qui auraient participĂ© Ă l’industrie.
Nir a dit que l’armĂ©e sait comment identifier les cas de soldats qui se livrent Ă la prostitution et peut leur fournir une aide, donnant Ă la fois un soutien financier et une thĂ©rapie dans un centre qui peut ĂŞtre contactĂ© sans l’aide du commandant du soldat.
Bien qu’il n’y ait pas d’ordonnance interdisant la prostitution, Nir a dit que l’armĂ©e est ferme car ces agissement ne sont pas conformes aux valeurs de Tsahal, et il prĂ©voit de publier une dĂ©claration indiquant clairement aux soldats qu’ils ne sont pas ici pour se livrer Ă une telle activitĂ©.
Parce que l’armĂ©e israĂ©lienne est la dernière place pour les jeunes femmes pour obtenir de l’aide avant de devenir des adultes indĂ©pendants, Lavie a dit que l’armĂ©e doit lancer des campagnes de sensibilisation et d’Ă©ducation des soldats sur l’impact du phĂ©nomène.
« Le comitĂ© recommande et demande Ă l’armĂ©e d’ĂŞtre un pionnier Ă cet Ă©gard », dit – elle. « La prostitution n’est pas un choix. Nous encouragerons la lĂ©gislation interdisant l’utilisation de la prostitution, mais il est certainement appropriĂ© que l’armĂ©e doit servir de boussole morale pour la sociĂ©tĂ© civile et promouvoir la lĂ©gislation. Ce serait une dĂ©claration importante ».
Dan Netivot – La roulotte du HayalÂ





