Après l’explosion des Républicains, vient celle de Reconquête. Alors que les négociations en vue des législatives ont échoué entre la nouvelle députée européenne et le Rassemblement national, Marion Maréchal n’a pas mâché ses mots dans une conférence de presse organisée mercredi après-midi à la hâte devant l’Assemblée nationale.
« C’est le record du monde de la trahison »: la rĂ©action d’Éric Zemmour après l’appel de Marion MarĂ©chal Ă une « union des droites » pic.twitter.com/k3Iws2H5DP
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— BFMTV (@BFMTV) June 12, 2024
Aux cĂ´tĂ©s de Guillaume Peltier et Nicolas Bay, la vice-prĂ©sidente de ReconquĂŞte! s’est dĂ©solidarisĂ© de celui qu’elle avait rejoint lors de la dernière prĂ©sidentielle. Et appelle son 1,3 million d’électeurs aux europĂ©ennes Ă soutenir les candidats de l’alliance entre Éric Ciotti et le RN, qui a fait couler beaucoup d’encre Ă droite ces dernières heures. Jusqu’à aboutir Ă l’exclusion du prĂ©sident de LR du parti. «Nous ne pouvons pas passer Ă cĂ´tĂ© de cette union», a-t-elle justifiĂ© entourĂ©e d’une nuĂ©e de camĂ©ras.
Éric Zemmour (prĂ©sident de ReconquĂŞte): « Je suis Ă©cĹ“urĂ© et blessĂ©. J’ai accueilli très chaleureusement Marion MarĂ©chal, comme j’ai accueilli ses trois compères en traĂ®trise: Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu » pic.twitter.com/44yUeG8u5d
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«Intérêt de la France plutôt que celui des partis»
«Depuis maintenant 48 heures, j’ai tout tentĂ© pour permettre aux Ă©lecteurs d’ĂŞtre reprĂ©sentĂ©s. (Mais) Éric Zemmour a dĂ©cidĂ© de prĂ©senter le maximum de candidats contre cette coalition» et cette «espĂ©rance». «C’est une triple faute», qui, selon la nièce de Marine Le Pen, fait «prendre le risque de faire gagner des dĂ©putĂ©s macronistes et d’extrĂŞme gauche» et perpĂ©tue cette «énième division des droites.» «Nous ne pouvons pas assez Ă cĂ´tĂ© de cette opportunitĂ© inĂ©dite», a-t-elle poursuivi, refusant de «participer Ă une Ă©nième division des droites». La rupture Ă©tant consommĂ©e avec Éric Zemmour, Marion MarĂ©chal a exhortĂ© ses soutiens Ă choisir l’«intĂ©rĂŞt de la France plutĂ´t que celui des partis.»





