Les rapports sur les victimes publiĂ©s le 8 mai incluaient des chiffres approximatifs tirĂ©s des rapports du ministère de la SantĂ© du Hamas : parmi les 34 700 tuĂ©s, il y avait environ 14 500 enfants et environ 9 500 femmes. Mais le lendemain, OCHA a publiĂ© des chiffres de victimes civiles diffĂ©rents, prĂ©cis et nettement infĂ©rieurs : 7 797 enfants et 4 959 femmes.Â
Ayant reçu cette information de « sources gouvernementales », les journalistes l’ont accompagnĂ©e de commentaires colĂ©riques provenant de ces mĂŞmes sources. « L’organisation OCHA est une honte, principalement Ă cause de son manque de professionnalisme. Ils n’ont mĂŞme pas fait savoir officiellement qu’ils avaient rĂ©duit de moitiĂ© le nombre de leurs victimes », aurait dĂ©claré Itamar Eichner .
« Comment ce message n’est-il pas devenu la grande actualitĂ© du jour ? L’ONU admet que les chiffres des victimes civiles donnĂ©s par le ministère de la SantĂ© de Gaza ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s », s’Ă©tonne un blogueur pro-israĂ©lien de la plateforme X.
HĂ©las, le message ne peut pas ĂŞtre qualifiĂ© de « nouvelle du jour », puisque l’agence de l’ONU n’a apportĂ© aucun ajustement radical aux donnĂ©es. La raison des divergences dans les chiffres est triviale et est indiquĂ©e sur le site Internet d’OCHA : depuis le 9 mai, les donnĂ©es sur la rĂ©partition par sexe et par âge ne sont donnĂ©es que pour les victimes dĂ©jĂ identifiĂ©es – et non pour les 34 900 tuĂ©s, que le Hamas a dĂ©clarĂ©.
Au 9 mai, les restes de 24 686 des 34 900 dĂ©cès signalĂ©s par le ministère de la SantĂ© du Hamas ( une organisation terroriste) avaient Ă©tĂ© identifiĂ©s Ă Gaza. Parmi ces 24 686 victimes identifiĂ©es figurent 10 006 hommes en âge de « combattre », 7 797 enfants ( sans oublier que beaucoup d’enfants sont combattants depuis l’âge de 12 ans apres des annĂ©es de ‘colonies de vacances’ ) , 4 959 femmes et 1 924 hommes âgĂ©s.Â





