Glaçant : des volontaires de ZAKA ont récité un chapitre des Psaumes au cœur des décombres au Venezuela

Dix jours ont passé depuis le séisme meurtrier qui a frappé le Venezuela, et les images venues du terrain continuent de secouer le monde. Selon les chiffres officiels publiés par le gouvernement vénézuélien, le bilan s’élève désormais à 2 954 morts, tandis que le sort d’environ 41 000 disparus reste inconnu. Au cœur de ce chaos total, quelque 30 000 secouristes venus du monde entier sont à l’œuvre, parmi lesquels une délégation d’aide spéciale envoyée d’Israël et des équipes de la division internationale de ZAKA.

L’une des histoires les plus émouvantes vient de l’équipe de ZAKA placée sous le commandement de Yossef Garmon, responsable de ZAKA Amérique du Sud. Dans un témoignage exclusif et glaçant parvenu à la rédaction, Garmon raconte sa rencontre avec le fils d’une famille locale, venu demander l’aide de l’équipe israélienne pour extraire le corps de sa mère d’une zone particulièrement complexe et difficile d’accès. Le jeune homme s’était tourné vers les volontaires après que tous les autres intervenants avaient refusé d’entrer sur ce site, techniquement très compliqué et où régnait une odeur âcre, et il les avait suppliés de l’aider.

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« Il a vu que nous venions d’Israël »

« Il a vu que nous venions d’Israël et il a dit : ‘venez nous aider, parce que personne ne veut nous aider maintenant’ », raconte Garmon. Selon lui, il s’agissait d’un site extrêmement complexe sur le plan technique, et beaucoup de temps s’était écoulé depuis la catastrophe. « Il y avait une odeur âcre là-bas. Il avait supplié tous les autres intervenants et personne ne voulait entrer. Il pleurait et disait : ‘vous devez le faire’. »

Les volontaires de ZAKA sont entrés sur cette scène difficile et, après des efforts soutenus, sont parvenus à extraire le corps de la mère. Après l’extraction, le fils, de confession chrétienne, a confié que sa mère croyait en l’idolâtrie et qu’il avait toujours aspiré à la rapprocher de Dieu. Il a raconté avec émotion qu’il avait rêvé que des Juifs viendraient le sauver et l’aider, et qu’en voyant arriver les volontaires avec leurs kippas sur la tête, il a compris que son rêve était devenu réalité.


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À la demande du jeune homme, une cérémonie improvisée et bouleversante s’est tenue sur le site même de la destruction : les volontaires de ZAKA ont récité, avec les membres de la famille, le chapitre des Psaumes « Chir LaMaalot Essa Enaï El HeHarim » (« Cantique des degrés, je lève les yeux vers les montagnes »). « Il connaissait les mots ‘Hashem yishmor tsetcha ouvoecha’ [l’Éternel gardera ta sortie et ton entrée], il a chanté avec nous et n’a pas arrêté de pleurer », raconte Garmon.

Bien que les volontaires de ZAKA n’aient pas pour habitude de se filmer lors de moments aussi sensibles, le jeune homme a insisté pour immortaliser la scène. « Il a filmé cela et voulait que ça soit diffusé. Il a dit : ‘je dois faire savoir aux gens ce qu’est Israël’. Ce fut un moment qui l’a fait arrêter de pleurer et se sentir réconforté. »

Cette scène illustre l’ampleur de l’engagement des équipes israéliennes déployées sur le terrain, dix jours après la catastrophe, alors que les efforts de sauvetage se poursuivent sans relâche face à un bilan qui continue de s’alourdir. Avec 30 000 secouristes internationaux mobilisés et des dizaines de milliers de disparus encore recherchés, chaque extraction représente à la fois un défi technique immense et, comme dans ce cas précis, un moment d’une intensité humaine rare, où le sauvetage matériel se double d’un geste de réconfort spirituel pour des familles endeuillées à des milliers de kilomètres d’Israël.

Sur des sujets liés aux interventions de ZAKA à l’étranger, on peut également lire notre article sur des rouleaux anciens ayant survécu au tremblement de terre en Turquie et remis par ZAKA à la communauté juive d’Istanbul, ainsi que notre article sur l’aide juive mondiale déployée après le tremblement de terre au Népal.