Google a licenciĂ© des dizaines d’employĂ©s pro-palestiniens

Après un sit-in de 10 heures dans les bureaux de Google Ă  New York et Ă  Sunnyvale, dont plus de huit heures de blocage du bureau de Thomas Kurian, PDG de la division cloud de Google, la direction du gĂ©ant de la technologie a licenciĂ© des dizaines d’employĂ©s.

Ces licenciements surviennent après que neuf personnes ont été suspendues puis arrêtées mardi à New York et en Californie. Les employés pro-palestiniens ont été licenciés mercredi soir après une enquête interne.

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Selon les informations disponibles, au moins 28 personnes ont été licenciées. Les personnes licenciées participaient à des manifestations contre la participation de Google au projet Nimbus, un contrat de 1,2 milliard de dollars avec le gouvernement israélien qui inclut également Amazon.

Hier, Chris Rakow, responsable de la sĂ©curitĂ© mondiale de Google, a envoyĂ© une note Ă  tous les employĂ©s de Google leur rappelant que « ce type de comportement n’a pas sa place sur le lieu de travail et que l’entreprise ne le tolĂ©rera pas ».

Il a Ă©galement prĂ©venu que l’entreprise prendrait des mesures supplĂ©mentaires si nĂ©cessaire : « Si vous ĂŞtes quelqu’un qui est enclin Ă  penser que nous nous en sortirons avec un comportement qui viole nos politiques, dĂ©trompez-vous. L’entreprise prend cela extrĂŞmement au sĂ©rieux et nous continuerons Ă  appliquer notre politique de longue date contre les comportements perturbateurs, pouvant aller jusqu’au licenciement.

Dans une dĂ©claration en rĂ©ponse, un groupe d’employĂ©s de l’entreprise qualifiant le mouvement No Tech for Apartheid derrière les manifestations a qualifiĂ© les licenciements de Google d’« acte de reprĂ©sailles flagrant ».

La porte-parole du mouvement, Jane Chang, a publiĂ© une dĂ©claration : « Ce soir, Google a licenciĂ© sans discernement 28 travailleurs, y compris ceux d’entre nous qui n’Ă©taient pas directement impliquĂ©s dans les sit-in historiques de 10 heures d’hier sur deux cĂ´tes. Cet acte de reprĂ©sailles flagrant est une preuve claire que Google accorde plus d’importance Ă  son contrat de 1,2 milliard de dollars avec le gouvernement et l’armĂ©e gĂ©nocidaire israĂ©lienne qu’à ses propres employĂ©s, ceux qui crĂ©ent une rĂ©elle valeur pour les dirigeants et les actionnaires.

« Sundar Pichai et Thomas Kurian sont des profiteurs du génocide », indique également le communiqué, faisant respectivement référence au PDG de Google et au PDG de la division cloud. « Nous ne pouvons pas comprendre comment ces gens peuvent dormir la nuit alors que leur technologie a permis à 100 000 Palestiniens d’être tués, portés disparus ou blessés au cours des six derniers mois du génocide israélien – et ce nombre continue d’augmenter. »

Des chiffres bien évidement faux qui sont à la source de toutes les polémiques.

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