L’administration du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump retient 105 millions de dollars d’aide Ă la sĂ©curitĂ© au Liban , ont annoncĂ© jeudi deux responsables amĂ©ricains deux jours après la dĂ©mission du Premier ministre libanais, Saad al Hariri .
Le dĂ©partement d’Etat a dĂ©clarĂ© jeudi au Congrès que le bureau du budget de la Maison-Blanche et le Conseil de sĂ©curitĂ© nationale avaient dĂ©cidĂ© de retenir l’aide militaire Ă©trangère, ont indiquĂ© les deux responsables, sous rĂ©serve de prĂ©server leur anonymat.
Les responsables n’ont pas expliquĂ© pourquoi l’aide avait Ă©tĂ© bloquĂ©e. Une des sources a dĂ©clarĂ© que le DĂ©partement d’Etat n’avait pas motivĂ© sa dĂ©cision par le Congrès.
Le dĂ©partement d’Etat a refusĂ© de commenter.
L’administration avait demandĂ© l’approbation de l’aide dès le mois de mai, estimant qu’il Ă©tait essentiel que le Liban, principal partenaire des États-Unis dans le climat instable du Moyen-Orient, soit en mesure de protĂ©ger ses frontières. L’aide comprenait des lunettes de vision nocturne et des armes utilisĂ©es pour la sĂ©curitĂ© des frontières .
Mais les États-Unis ont Ă©galement exprimĂ© Ă plusieurs reprises leur prĂ©occupation face au rĂ´le croissant que joue le gouvernement du Hezbollah Ă Beyrouth , le groupe armĂ© chiite soutenu par l’Iran et considĂ©rĂ© comme une organisation terroriste par les États-Unis.
Après la dĂ©mission de Hariri mardi au milieu de protestations massives contre l’Ă©lite dirigeante, le secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricain Mike Pompeo a exhortĂ© les dirigeants politiques libanais Ă contribuer Ă la formation d’un nouveau gouvernement qui rĂ©ponde aux besoins de son peuple. appelĂ© Ă mettre fin Ă la corruption endĂ©mique.
Un responsable amĂ©ricain a dĂ©clarĂ© Ă Reuters qu’il pensait que l’assistance en matière de sĂ©curitĂ© Ă©tait nĂ©cessaire pour le Liban, qu’elle combattait l’instabilitĂ© non seulement au sein de son propre gouvernement, mais Ă©galement dans une rĂ©gion agitĂ©e et abrite des milliers de rĂ©fugiĂ©s de guerre, en Syrie voisine.
Le responsable a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait particulièrement important de renforcer l’armĂ©e libanaise, qu’il considĂ©rait aujourd’hui comme l’une des institutions les plus compĂ©tentes du pays, grâce en grande partie au soutien de Washington.
Le responsable a dĂ©clarĂ© que le retrait de l’aide du Liban pourrait ouvrir la voie Ă l’entrĂ©e de la Russie . La Russie a Ă©tendu son influence en Syrie depuis que Trump a annoncĂ© qu’il retirait les forces amĂ©ricaines du nord-est du pays.
Le Liban discute de l’aide internationale avec des donateurs Ă©trangers depuis des mois. Avant sa dĂ©mission, M. Hariri n’a pas rĂ©ussi Ă convaincre les donateurs Ă©trangers de fournir une aide promise de 11 milliards de dollars lors d’une confĂ©rence qui s’est tenue Ă Paris l’annĂ©e dernière.





