Herzog Ă  l’Europe : « Israel peut ĂŞtre critiquĂ© tout comme vos pays mais le dĂ©ni de l’existence de l’État d’IsraĂ«l ne sera pas accepté»

Le prĂ©sident Yitzhak Herzog a poursuivi sa visite en Belgique, au cours de laquelle il a rencontrĂ© de hauts responsables de l’Union europĂ©enne. Lors d’une rencontre avec Roberta Metsula, la prĂ©sidente du Parlement europĂ©en, elle a envoyĂ© un message Ă  IsraĂ«l en sa prĂ©sence et a dĂ©clarĂ© qu’Ă  l’ombre de la rĂ©volution juridique menĂ©e par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Justice Yariv Levin, « nous partageons la valeurs communes d’une sociĂ©tĂ© ouverte, de la dĂ©mocratie et de l’État de droit, on ne peut jamais les voir comme allant de soi ».

Lors de la rĂ©union, l’Union europĂ©enne a discutĂ© avec le prĂ©sident Herzog, entre autres, des derniers dĂ©veloppements dans le domaine constitutionnel en IsraĂ«l, l’accent Ă©tant bien sĂ»r mis sur le plan prĂ©sentĂ© par Levin il y a trois semaines. ImmĂ©diatement après la rĂ©union, Herzog s’est rendu au discours principal au Parlement europĂ©en pour marquer la JournĂ©e internationale de l’Holocauste.

Yitzhak Herzog, président du pays, en visite au Parlement européen

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Herzog prend la parole devant le Parlement européen
( Photo: Haim Tzach/L.A.M .)
Herzog a dĂ©clarĂ© au dĂ©but de son discours : « Aujourd’hui, nous voyons des mouvements en marge de la politique europĂ©enne et mondiale qui portent brillamment le vilain drapeau de l’antisĂ©mitisme, qui menace une fois de plus de transformer une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique et civilisĂ©e en une sociĂ©tĂ© qui mange ses habitants. Malheureusement, le tableau est alarmant, très alarmant.
Selon lui, « Le discours antisĂ©mite n’a pas seulement lieu dans les rĂ©gimes obscurs, il a lieu au cĹ“ur de l’Occident, le dĂ©mocrate, le libre. La haine des Juifs existe toujours. L’antisĂ©mitisme existe toujours. Sur Internet, le virus de l’antisĂ©mitisme se propage Ă  une vitesse record et en un clic. La distance entre une vidĂ©o virale et une agression physique est presque inexistante. Un tweet malade sur Twitter a la capacitĂ© de tuer.
Il a criĂ© au Parlement europĂ©en : « Ne reculez pas ! » Herzog s’adressa au parlement : « Vous devez lire les signes avant-coureurs, reconnaĂ®tre les symptĂ´mes de l’Ă©pidĂ©mie d’antisĂ©mitisme et la combattre Ă  tout prix. Vous devez vous assurer que chaque Juif qui souhaite vivre pleinement sa vie juive dans votre pays sera en toute sĂ©curitĂ© et sans crainte. »

Yitzhak Herzog, président du pays, en visite au Parlement européen

Parlement pendant le discours d’Herzog. « Ne restez pas là »
( Photo: Haim Tzach/L.A.M .)
Le prĂ©sident a Ă©galement abordĂ© la critique d’IsraĂ«l, il a prĂ©cisĂ© que si la critique est lĂ©gitime, le dĂ©ni de l’existence de l’État d’IsraĂ«l ne l’est pas. « Bien sĂ»r, le pays que je dirige peut ĂŞtre critiquĂ©. Tout comme vous et vos pays pouvez ĂŞtre critiquĂ©s, notre pays est ouvert Ă  la critique comme n’importe quel membre de la famille des nations, et la dĂ©mocratie israĂ©lienne excelle en tout cas dans des relations internes intenses et pĂ©nĂ©trantes. Mais, et c’est lĂ  la diffĂ©rence importante et critique – la critique de l’État d’IsraĂ«l ne doit pas devenir une nĂ©gation. L’existence mĂŞme de l’État d’IsraĂ«l – l’État-nation du peuple juif, qui a mĂŞme Ă©tĂ© reconnu comme tel par les institutions de la communautĂ© internationale. »
« Remettre en cause le droit de l’État-nation du peuple juif Ă  exister n’est pas de la diplomatie lĂ©gitime, c’est de l’antisĂ©mitisme au sens plein du terme, et il doit ĂŞtre dĂ©racinĂ© », a-t-il exhortĂ©. « L’État d’IsraĂ«l s’est relevĂ© comme un phĂ©nix du terrible incendie et de la destruction, et a exercĂ© notre droit historique Ă  un État dans notre ancienne patrie. Dans quelques mois, nous cĂ©lĂ©brerons le 75e jour de l’indĂ©pendance de notre pays – dont l’Ă©norme contribution Ă  l’humanitĂ© et L’Europe en particulier – est un fait avĂ©rĂ©. »
Il a conclu son discours par un appel Ă  l’action : « Nous devons agir ensemble comme une seule communautĂ© – dĂ©terminĂ©e et unie, contre les forces des tĂ©nèbres et de la haine qui nous menacent et menacent notre avenir. En tant que prĂ©sident de l’État d’IsraĂ«l, je veux dire avant tout que le rĂ©gime iranien – qui non seulement appelle publiquement Ă  la destruction totale de mon pays, mais assassine Ă©galement ses filles et son peuple qui recherchent la libertĂ© et les droits humains et civils pour eux-mĂŞmes, attise les guerres civiles dans tout le Moyen-Orient, prend une part active et meurtrière dans la guerre en Ukraine, et dĂ©veloppe des armes de destruction massive – sur le chemin d’une menace dramatique pour l’ensemble de la stabilitĂ© mondiale. »