« Il m’a envoyĂ© un dernier message avant d’entrer au Liban » : le capitaine Eitan Shmuel Lemberg tombe au combat dans le sud du Liban

Le porte-parole de Tsahal a levĂ© la censure jeudi soir sur l’identitĂ© d’un officier tombĂ© au combat dans le sud du Liban. Le capitaine Eitan Shmuel Lemberg, 21 ans, originaire de Mishmar HaShiva, a Ă©tĂ© tuĂ© lors d’affrontements sur le front nord. Sa famille a reçu la notification officielle. Les funĂ©railles ont eu lieu ce vendredi Ă  12h30, au cimetière militaire de Rishon LeZion.

Eitan Shmuel Lemberg servait comme officier blindĂ© dans le bataillon 75, au sein de la brigade « Sa’ar MiGolan » — la 7e brigade, l’une des unitĂ©s de chars les plus dĂ©corĂ©es de l’histoire de Tsahal — engagĂ©e depuis des mois dans les opĂ©rations au Liban, au-delĂ  de la ligne du Litani.

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Les circonstances de sa mort

Vers 16h00 jeudi, un terroriste a tirĂ© un missile antichar en direction d’un char appartenant aux forces du groupement tactique de la brigade Golani, qui opère au nord du fleuve Litani dans le sud du Liban. La puissance de l’impact a coĂ»tĂ© la vie au capitaine Lemberg. ImmĂ©diatement après l’attaque, Tsahal a dĂ©clenchĂ© une riposte d’envergure dans le secteur : frappes aĂ©riennes combinĂ©es Ă  des tirs d’artillerie, ciblant de nombreuses infrastructures du Hezbollah dans la zone depuis laquelle le missile avait Ă©tĂ© lancĂ©.

« Il voulait toujours donner 100%, mĂŞme quand ce n’Ă©tait pas nĂ©cessaire »

Shahar Lemberg, le frère cadet d’Eitan, a tĂ©moignĂ© vendredi matin sur les ondes de Kan Radio. Sa voix Ă©tait celle de quelqu’un qui cherche les mots pour dĂ©crire l’indescriptible. « Eitan Ă©tait quelqu’un qui allait toujours au-delĂ , qui insistait pour donner le maximum, mĂŞme quand personne ne lui demandait. C’Ă©tait quelqu’un qui aimait ce pays et qui aimait les gens. »

Depuis le 7 octobre 2023, Eitan n’avait pratiquement pas quittĂ© le front. Il avait terminĂ© son cours d’officier le jour mĂŞme de l’attaque du Hamas, et depuis, il Ă©tait en combat continu — Ă  Gaza, au nord, au Liban. « Il disait : tant que je suis utile, je serai lĂ . Si on a besoin de moi ici, je suis ici. Si on a besoin de moi au Liban, je suis au Liban. Si on a besoin de moi au sud, je suis au sud. »

Dans l’annuaire de fin de cours militaire, ses camarades avaient inscrit une note Ă  cĂ´tĂ© de son nom : il serait, un jour, chef d’Ă©tat-major. Une prĂ©diction de jeunesse, portĂ©e par quelqu’un qui avait remarquĂ© chez lui quelque chose que les mots peinent Ă  saisir.

La dernière fois que la famille l’avait vu en personne, c’Ă©tait une semaine avant sa mort. Mais il n’avait pas disparu — sa petite amie lui avait encore parlĂ© le jour mĂŞme de sa chute, Ă  15h00, une heure avant le tir antichar. Et Shahar se souvient du dernier message reçu avant l’entrĂ©e au Liban : Eitan voulait organiser quelque chose avec lui. Il Ă©tait ainsi — toujours attentif, toujours prĂ©sent. « On Ă©tait une famille très soudĂ©e. Les repas du vendredi soir, les petits-dĂ©jeuners du Chabbat — toujours ensemble. Il voulait toujours que l’on fasse quelque chose. »

Un front qui continue de coûter

Au-delĂ  du Litani, dans une zone que les rĂ©solutions internationales voudraient exempte de toute prĂ©sence armĂ©e du Hezbollah, les forces israĂ©liennes opèrent dans un environnement hostile, face Ă  un ennemi qui maĂ®trise le terrain et dispose d’armements antichars sophistiquĂ©s capables de percer les blindages modernes. C’est sous cet angle d’attaque, dans ce secteur, qu’Eitan Shmuel Lemberg a trouvĂ© la mort Ă  21 ans.

יהי זכרו ברוך. Que sa mémoire soit bénie.

Pour en savoir plus sur les combats au nord, consultez Ă©galement : Dix morts au Liban en 24 heures : cinq soldats de rĂ©serve de l’unitĂ© blindĂ©e tuĂ©s dans le sud du Liban — ainsi que : Le sergent Ariel Sosnov Sasonov est mort dans des combats avec le Hezbollah