Alors que des dizaines de milliers d’IsraĂ©liens se sont retrouvĂ©s bloquĂ©s Ă l’Ă©tranger ces derniers jours, en raison de l’annulation d’un certain nombre de compagnies internationales qui volaient vers IsraĂ«l , il y a aussi ceux qui choisissent de se conduire diffĂ©remment. Ainsi, lorsque les prix des vols augmentent de manière significative, et de manière considĂ©rable, peu de passagers cherchent des moyens de rentrer chez eux, des centaines ont dĂ©cidĂ© de rester Ă l’Ă©tranger et de ne pas se prĂ©cipiter pour retourner en IsraĂ«l par crainte d’une attaque de l’Iran et du Hezbollah.
La plupart des IsraĂ©liens restĂ©s Ă l’Ă©tranger se trouvent Ă Athènes et dans les Ă®les grecques et ont en fait prolongĂ© leurs vacances en famille pour continuer Ă s’amuser et ne pas se retrouver dans une atmosphère de guerre et de traumatisme.
« Nous avons dĂ©cidĂ© de prolonger nos vacances Ă Athènes et plus tard nous nous rendrons dans les Ă®les », a dĂ©clarĂ© Danny, qui sĂ©journe avec sa famille Ă Athènes. « De nombreux IsraĂ©liens ne veulent pas retourner en IsraĂ«l par peur de la guerre. Le traumatisme du 7 octobre nous a suffi, nous avons donc prolongĂ© les vacances jusqu’Ă la fin du mois. »
Ariela, son mari et ses enfants sont Ă©galement restĂ©s en Grèce et ont vendu leurs billets Ă des IsraĂ©liens qui cherchaient dĂ©sespĂ©rĂ©ment des billets d’avion alternatifs après avoir Ă©tĂ© bloquĂ©s en Grèce. « Nous avons dĂ©cidĂ© de prolonger nos vacances en Grèce et de ne pas retourner dans le dĂ©sordre qui existe en IsraĂ«l. Toute cette tension n’est pas bonne pour nous. Les enfants ont assez souffert l’annĂ©e dernière Ă cause de tout ce qui s’est passĂ© en IsraĂ«l. Nous voulions qu’ils profitent de vraies vacances », a-t-elle expliquĂ©.
D’un autre cĂ´tĂ©, il y a des propriĂ©taires d’avions privĂ©s qui ont mis leurs avions Ă disposition pour le retour des IsraĂ©liens. Le prix qu’ils ont exigĂ© pour un vol d’Athènes Ă IsraĂ«l est de 1 100 dollars par personne, et certains ont acceptĂ© de payer ce montant afin de rentrer chez eux le plus rapidement possible. « MĂŞme ainsi, les avions ne sont pas utilisĂ©s dans le pays, donc il y a ceux qui veulent profiter de la situation et gagner de l’argent », a expliquĂ© un responsable de l’industrie aĂ©ronautique. « C’est beaucoup d’argent et dans la situation actuelle, tout le monde en bĂ©nĂ©ficiera. »







