Incident diplomatique : Les États-Unis refusent de dire s’ils rappelleront aussi leur ambassadeur en Russie

La porte-parole adjointe du dĂ©partement d’État amĂ©ricain, Jalina Porter, a refusĂ© mercredi de dire si l’administration Biden retirerait son ambassadeur en Russie pour des consultations.

« Nous n’avons rien Ă  commenter », a dĂ©clarĂ© Porter lors d’un briefing tĂ©lĂ©phonique lorsqu’on lui a demandĂ© si les États-Unis appelleraient leur ambassadeur en Russie pour des consultations.

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Plus tĂ´t mercredi, le ministère russe des Affaires Ă©trangères a dĂ©clarĂ© que l’ambassadeur amĂ©ricain Anatoly Antonov avait Ă©tĂ© invitĂ© Ă  des consultations Ă  Moscou pour discuter des perspectives de relations avec Washington.

Porter a Ă©galement commentĂ© le rappel de l’ambassadeur de Russie, ajoutant que les États-Unis travailleraient avec la Russie pour faire avancer les intĂ©rĂŞts amĂ©ricains tout en tenant Moscou pour responsable.

Le ministère russe des Affaires Ă©trangères a dĂ©clarĂ© que la rĂ©union de consultation «cherchera Ă  dĂ©terminer les moyens d’amĂ©liorer les relations entre la Russie et les États-Unis, qui sont actuellement dans un Ă©tat difficile. Le ministère a dĂ©clarĂ© que la Russie voulait Ă©viter une dĂ©gradation irrĂ©versible si les AmĂ©ricains Ă©taient conscients des risques encourus. Cela sera discutĂ© lors des consultations du ministère russe des Affaires Ă©trangères et d’autres dĂ©partements concernĂ©s avec l’ambassadeur de Russie Ă  Washington », a dĂ©clarĂ© le ministère.

Auparavant, le vice-ministre russe des Affaires Ă©trangères, Sergey Ryabkov, avait dĂ©clarĂ© Ă  Spoutnik que la pression accrue des sanctions de Washington contre Moscou n’ajoutait aucune possibilitĂ© de normalisation des relations bilatĂ©rales, ajoutant que la responsabilitĂ© en incombait entièrement aux États-Unis.

Biden menace Poutine

Le prĂ©sident Joe Biden a dĂ©clarĂ© mercredi que le prĂ©sident russe Vladimir Poutine ferait face Ă  des consĂ©quences pour avoir autorisĂ© l’ingĂ©rence dans l’Ă©lection prĂ©sidentielle amĂ©ricaine de 2020.

« Il paiera un prix » , a dĂ©clarĂ© Biden dans une interview accordĂ©e mercredi matin Ă  George Stephanopoulos d’ABC News, interrogĂ© sur les renseignements selon lesquels Poutine a ordonnĂ© des « opĂ©rations d’influence » visant Ă  dĂ©nigrer sa candidature et soutenir celle de Donald Trump.

Biden a dĂ©clarĂ© qu’il avait eu une longue conversation avec Poutine, semblant faire rĂ©fĂ©rence Ă  la conversation tĂ©lĂ©phonique que les deux dirigeants avaient eue plusieurs jours après l’investiture de Biden fin janvier.

Lorsqu’on lui a demandĂ© s’il pensait que Poutine Ă©tait un meurtrier, Biden a rĂ©pondu : « Je le crois. »

Biden a confirmĂ© qu’il avait dit une fois Ă  Poutine qu’il « n’avait pas d’âme » lors d’une visite au Kremlin en tant que vice-prĂ©sident en 2011, Ă  laquelle il a dit que Poutine avait rĂ©pondu : « Nous nous comprenons ».

La réponse de Moscou

Le prĂ©sident russe Vladimir Poutine a appelĂ© l’ambassadeur de Russie Ă  Washington après les propos du prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden qualifiant Poutine de « meurtrier ».

L’ambassadeur Anatoly Antonov a Ă©tĂ© appelĂ© Ă  Moscou pour des consultations sur «ce qu’il faut faire et oĂą aller dans le contexte des relations avec les États-Unis».

Les remarques de Biden ont Ă©tĂ© accueillies avec mĂ©pris en Russie. Le prĂ©sident de la Douma d’Etat russe, Viacheslav Volodine, a dĂ©clarĂ© que les remarques de Biden tĂ©moignaient d’une « hystĂ©rie d’impuissance » et constituaient une insulte Ă  la FĂ©dĂ©ration de Russie.

Le secrĂ©taire du Conseil gĂ©nĂ©ral du parti Russie unie et premier vice-prĂ©sident du Conseil de la FĂ©dĂ©ration, Andrei Turchak, a dĂ©clarĂ© que les dĂ©clarations de Biden constituaient « un degrĂ© extrĂŞme d’agression causĂ© par l’impuissance ».

« La dĂ©claration de Biden n’est rien de plus qu’un triomphe de la folie politique des États-Unis et de la folie de l’âge de son chef », a ajoutĂ© Turchak, selon le service de presse russe.