Ali Shemkhani, secrĂ©taire du Conseil suprĂŞme de la sĂ©curitĂ© nationale iranien, a dĂ©clarĂ© que dans un proche avenir, l’Iran, avec l’aide de l’armĂ©e syrienne, opĂ©rerait un changement important en matière de dissuasion des attaques israĂ©liennes en Syrie. Il a ajoutĂ© que les attaques israĂ©liennes « n’avaient pas beaucoup d’influence au niveau stratĂ©gique ».
«L’Iran a atteint 90% de ses objectifs en Syrie. Nous avons pris des mesures pour protĂ©ger notre «ligne rouge» en termes de pertes dues aux attaques israĂ©liennes », a dĂ©clarĂ© l’ agence iranienne Tasnim News Ă Shemkhani . « Dans peu de temps, avec l’aide de l’armĂ©e syrienne, nous assisterons Ă de grands changements en ce qui concerne notre force de dissuasion dans la rĂ©gion. » Le niveau de notre succès en Syrie montre l’effondrement de l’intelligence des sionistes.  »
Les dirigeants israéliens ont affirmé à plusieurs reprises avoir réussi à empêcher les plans iraniens de renforcer les positions de Téhéran en Syrie. Le Premier ministre Netanyahou a évoqué deux facteurs: la pression économique des sanctions américaines et les attaques israéliennes contre des cibles iraniennes en Syrie.
« L’annĂ©e 2019 sera diffĂ©rente de ce qu’elle Ă©tait dans le passé », a soulignĂ© Shemkhani. «Si Netanyahu commence Ă se battre sur plusieurs fronts en mĂŞme temps, cela signifiera la fin de sa carrière politique. Je ne pense pas qu’il sera aussi stupide », prĂ©dit le dirigeant iranien.
Shemkhani a Ă©galement dĂ©clarĂ© que TĂ©hĂ©ran n’avait pas l’intention d’entamer des nĂ©gociations avec l’administration Trump (sur la modification du paquet d’accords nuclĂ©aires de 2015, sur lequel insiste Trump, exigeant l’introduction d’amendements concernant le programme de missiles et le moment choisi pour le gel du programme nuclĂ©aire).
« Nous avons la possibilitĂ© de contourner l’embargo amĂ©ricain sur le pĂ©trole », a dĂ©clarĂ© Shemkhani. Selon lui, outre la fermeture du dĂ©troit d’Ormuz, TĂ©hĂ©ran « a d’autres possibilitĂ©s d’empĂŞcher l’exportation de pĂ©trole saoudien s’il existe une menace ».
« L’administration amĂ©ricaine n’a pas de » bonne volontĂ© « , il est donc inutile de nĂ©gocier avec elle ».
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