Hier soir, le gouvernement chilien a annoncĂ© que la Foire internationale de l’aĂ©rospatiale (FIDAE) 2024, l’Ă©vĂ©nement aĂ©rospatial le plus important d’AmĂ©rique latine organisĂ© au Chili, n’inclurait pas d’entreprises israĂ©liennes.
Le salon international de l’aĂ©rospatiale, organisĂ© par l’armĂ©e de l’air chilienne, se tiendra du 9 au 14 avril Ă Santiago et rassemblera des participants de plus de 40 pays, mais IsraĂ«l n’est pas autorisĂ© Ă y entrer. Cela a Ă©tĂ© rapportĂ© dans une brève dĂ©claration du ministère chilien de la DĂ©fense, qui a dĂ©clarĂ© que la mesure avait Ă©tĂ© prise « par dĂ©cision du gouvernement chilien », mais aucun dĂ©tail supplĂ©mentaire n’a Ă©tĂ© fourni.
Au fil des annĂ©es, les entreprises israĂ©liennes ont entretenu des liens Ă©troits avec l’armĂ©e chilienne et d’autres armĂ©es sud-amĂ©ricaines, faisant de leur absence Ă la FIDAE 2024 un Ă©vĂ©nement important aux implications considĂ©rables pour les contrats de dĂ©fense et les relations diplomatiques.Â
Depuis le dĂ©but de la guerre contre le Hamas, le gouvernement du prĂ©sident Gabriel Boric a critiquĂ© les bombardements israĂ©liens sur la bande de Gaza. Bien que l’administration Boric ait condamnĂ© les actions du Hamas le 7 octobre, le gouvernement chilien a qualifiĂ© la rĂ©ponse israĂ©lienne de « disproportionnĂ©e ».Â
Le Chili a décidé de renvoyer l’ambassadeur chilien en Israël Jorge Carvajal dans le pays « pour des consultations » en novembre dernier, affirmant qu’« Israël a violé le droit humanitaire international dans la bande de Gaza ». Depuis, l’ambassadeur du Chili n’est pas retourné en Israël.
Le Chili s’est Ă©galement joint Ă un procès devant la Cour internationale de Justice de La Haye pour enquĂŞter sur les crimes de guerre prĂ©tendument commis par IsraĂ«l dans la bande de Gaza. Comme l’Ă©crivent les mĂ©dias israĂ©liens, citant des sources chiliennes, l’une des raisons de cette dĂ©cision est liĂ©e Ă l’appel des organisations de gauche au prĂ©sident Borich, considĂ©rĂ© comme anti-israĂ©lien et pro-palestinien.





