Ben-Ami, Sharabi et Levi sont dĂ©jĂ en IsraĂ«l. Le gouvernement israĂ©lien salue la libĂ©ration des otages et affirme qu’il entend mettre fin aux « cĂ©rĂ©monies » humiliantes utilisĂ©es par le Hamas pour les libĂ©rer.
« Nous embrassons les trois qui sont revenus. Les familles ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© informĂ©es qu’elles sont toutes entre les mains de nos forces de sĂ©curité », a indiquĂ© le bureau du Premier ministre.
Le bureau du Premier ministre a exprimé son indignation face à la manière dont le Hamas a une fois de plus géré le transfert des otages à la Croix-Rouge. « Nous ne laisserons pas le spectacle scandaleux qui a accompagné la libération des otages sans conséquences », a ajouté le bureau. Selon certaines informations, Netanyahu, qui se trouve à Washington, surveillerait le processus de retour des otages avec ses conseillers.
Le bureau a déclaré plus tard que Benjamin Netanyahu avait ordonné que « des mesures appropriées soient prises contre le Hamas en raison du mauvais état des otages et des violations persistantes des accords ».
Une organisation de familles de victimes de l’attentat du 7 octobre a comparĂ© la condition des otages libĂ©rĂ©s aujourd’hui Ă celle des prisonniers des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Le kibboutz Be’eri, dont les deux fils, Ben-Ami et Sharabi, ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s aujourd’hui, a dĂ©clarĂ© avoir Ă©tĂ© choquĂ© par l’apparence extrĂŞmement Ă©maciĂ©e des otages.
La mère d’Ohad Ben-Ami a dĂ©clarĂ© Ă Channel 12 que son fils avait une apparence terrible. « Il n’a que 57 ans, mais il ressemble Ă un vieil homme. C’est triste de le voir dans cet Ă©tat.
Le commentateur de la chaĂ®ne 12, Yaron Avraham, a soulignĂ© qu’IsraĂ«l doit forcer le Hamas Ă cesser de prĂ©senter la libĂ©ration des otages comme un spectacle humiliant. Il ajoute toutefois que dans le cadre de cet Ă©change, Tsahal doit se retirer de l’axe Netzarim, après quoi IsraĂ«l n’aura pratiquement plus d’instruments de pression sur le Hamas.
Le président Isaac Herzog a également souligné dans un communiqué que « des otages maigres et malades ont été utilisés dans une cérémonie cynique et criminelle menée par de vils meurtriers ». Le président a déclaré que ce que nous avons vu lors de la cérémonie, ces corps émaciés des otages, « est un crime contre l’humanité ».







