Ă€ la lumière du cas d’essai italien et conformĂ©ment aux principes Ă©pidĂ©miologiques de base, les dĂ©cideurs de ces pays intĂ©riorisent dĂ©sormais un simple fait : Ă un stade si tardif et en raison de leurs efforts insuffisants au dĂ©but de la crise pour contenir le coronavirus et fermer ses frontières, un tsunami de maladie qui dure des semaines est inĂ©vitable.
La situation d’IsraĂ«l est diffĂ©rente. Les bonnes dĂ©cisions ont Ă©tĂ© prises Ă temps; les frontières ont Ă©tĂ© fermĂ©es, les patients ont Ă©tĂ© identifiĂ©s et des protocoles de quarantaine ont Ă©tĂ© Ă©mis. Tout cela nous a donnĂ© des semaines très prĂ©cieuses. Si nous suivons maintenant Ă la lettre les directives de quarantaine, il y a une chance raisonnable d’Ă©chapper au sort de l’Italie et de l’Espagne. Dans cette hypothèse, le taux de morbiditĂ© dans les semaines Ă venir ne fera tomber qu’un seul cheveu dans les limites absolues du système de santĂ©, et chaque personne gravement malade recevra les meilleurs soins possibles. Le taux de mortalitĂ© sera Ă©galement similaire Ă la situation en Allemagne, contrairement Ă ce que nous observons en Italie.
Cependant, la question importante est de savoir combien de temps ? Combien de temps devrons-nous vivre dans des conditions de quarantaine extrĂŞmes ? La rĂ©ponse est compliquĂ©e et dĂ©pend de plusieurs facteurs. Tout d’abord, nous devrons examiner le taux de morbiditĂ© au cours des prochaines semaines et dĂ©terminer si la propagation est rapide ou lente, et s’il est possible de commencer Ă prendre des risques calculĂ©s.
Nous ne devons pas nous attendre Ă ce que la vie revienne Ă ce qu’elle Ă©tait il y a un mois. L’Ă©loignement social, l’Ă©cole en ligne et les rendez-vous mĂ©dicaux feront partie de notre vie dans les prochains mois. Mais Ă©largir considĂ©rablement la portĂ©e des tests viraux, y compris les tests sanguins pour dĂ©terminer la morbiditĂ© ou la rĂ©cupĂ©ration, nous fournira une «fenĂŞtre de sortie» de la quarantaine entière.
Cette stratégie reposera sur la détection en temps utile du plus grand nombre de personnes infectées possible à leurs débuts et sur leur mise en quarantaine. Et dans la libération de ceux qui ont récupéré de la quarantaine. Tout cela se fera progressivement, et tout dépend de la capacité du public à accorder une attention suffisante aux instructions de quarantaine.
Ă€ cette fin, ce qu’il faut maintenant, c’est la sĂ©paration complète et totale des unitĂ©s familiales, pour prĂ©venir l’infection en chaĂ®ne et arrĂŞter la propagation du virus sur son chemin. C’est le devoir de chacun d’entre nous, et c’est le sens de la responsabilitĂ© mutuelle en ce moment – si mĂŞme quelques personnes adoptent un comportement Ă risque, les dommages collatĂ©raux seront immenses.
Il ne faut pas prendre à la légère les consignes de sécurité qui ont été données, pas même un peu. Si le public y adhère, nous passerons ces semaines en un seul morceau.
Article de Ran Balicer dans Israel Hayom





