Israël remercie les États-Unis pour leur soutien contre la Cour pénale internationale

Le ministre israĂ©lien des Affaires Ă©trangères Gabi Ashkenazi et le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Antony Blinken se sont exprimĂ©s pour la deuxième fois lundi.

Ashkenazi a remerciĂ© Blinken pour son soutien public après que la Cour pĂ©nale internationale a dĂ©cidĂ© qu’elle pouvait enquĂŞter sur IsraĂ«l pour des crimes de guerre prĂ©sumĂ©s, une dĂ©cision que Ashkenazi a qualifiĂ©e de «scandaleuse».

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« J’ai soulignĂ© au secrĂ©taire d’État que la dĂ©cision de la Cour est erronĂ©e dans son essence et compromet la rare opportunitĂ© de promouvoir la paix dans notre rĂ©gion », a tweetĂ© Ashkenazi après l’appel.

Le ministre des Affaires Ă©trangères a dĂ©clarĂ© avoir Ă©galement discutĂ© des « efforts conjoints pour empĂŞcher l’Iran de se doter de l’arme nuclĂ©aire et de saper la stabilitĂ© rĂ©gionale ».

Ashkenazi a remerciĂ© Blinken et le prĂ©sident des États-Unis, Joe Biden, pour leur « profond engagement envers la sĂ©curitĂ© israĂ©lienne et l’alliance stratĂ©gique entre nos pays ».

Auparavant, Ashkenazi a rencontrĂ© le chargĂ© d’affaires amĂ©ricain Ă  JĂ©rusalem, Jonathan Shrier, et ils ont discutĂ© des efforts conjoints pour promouvoir les relations bilatĂ©rales entre les nations.

Plus prĂ©cisĂ©ment, Ashkenazi et Shrier ont discutĂ© de l’Iran et d’autres questions rĂ©gionales, ainsi que des projets futurs concernant les nĂ©gociations avec l’AutoritĂ© palestinienne.

Selon le porte-parole ashkĂ©naze, Shrier a Ă©galement dĂ©clarĂ© Ă  Ashkenazi que les États-Unis s’opposaient Ă  la rĂ©cente dĂ©cision de la Cour pĂ©nale internationale (CPI) d’enquĂŞter sur IsraĂ«l pour des crimes de guerre prĂ©sumĂ©s.

«C’est un plaisir de rencontrer le chancelier @Gabi_Ashkenazi aujourd’hui. Nous avons discutĂ© d’un certain nombre d’intĂ©rĂŞts communs dans le contexte de la relation bilatĂ©rale chaleureuse et durable », a tweetĂ© Shrier.

En parallèle, le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain, Antony Blinken, a dĂ©fendu la dĂ©cision des États-Unis de retourner devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH) lundi et a soulignĂ© que si le CDH a «des failles et a besoin de rĂ©forme « .

«La meilleure façon d’améliorer le Conseil afin qu’il puisse atteindre son potentiel passe par un leadership américain fort et fondé sur des principes. Sous @POTUS Biden, nous sommes de nouveau engagés et prêts à diriger », a tweeté Blinken.

«Quand cela fonctionne bien, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies identifie les pays ayant les pires antĂ©cĂ©dents en matière de droits humains et peut servir de phare pour ceux qui luttent contre l’injustice et la tyrannie. C’est pourquoi les États-Unis sont de retour Ă  la table. « 

«Lorsque nous travaillons en Ă©troite collaboration avec nos alliĂ©s et amis, nous pouvons appeler les pays ayant les pires antĂ©cĂ©dents en matière de droits de l’homme Ă  rendre des comptes au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Le leadership amĂ©ricain est important », a ajoutĂ© Blinken.

Le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Antony Blinken, lors d’une rĂ©union vendredi avec ses homologues britanniques, français et allemands, a discutĂ© d’un certain nombre de dĂ©fis communs, notamment la pandĂ©mie de coronavirus, l’Iran, la Chine, le Myanmar et la mĂ©tĂ©o, a dĂ©clarĂ© un responsable amĂ©ricain.

La conversation de haut niveau serait la dernière Ă©tape pour l’administration du prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden pour chercher un moyen de relancer l’accord nuclĂ©aire iranien de 2015 abandonnĂ© par l’ancien prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump.

Jeudi, la nouvelle administration amĂ©ricaine s’est dĂ©clarĂ©e « déçue » après que la plus haute cour de l’ONU a dĂ©cidĂ© qu’elle pourrait entendre une affaire intentĂ©e par l’Iran contre des sanctions amĂ©ricaines qu’elle qualifiait d’illĂ©gales, malgrĂ© les critiques du prĂ©sident Joe Biden Ă  son prĂ©dĂ©cesseur pour avoir rĂ©tabli les interdictions en la RĂ©publique islamique après avoir quittĂ© un accord nuclĂ©aire.

En parallèle, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine ont discuté lundi de la coordination de leurs pays en Syrie.

Le communiquĂ© du bureau de Netanyahu a dĂ©clarĂ© qu’ils avaient discutĂ© « des problèmes rĂ©gionaux et de la coordination continue entre IsraĂ«l et la Russie face aux dĂ©veloppements de la sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion ».

Les dirigeants parlent souvent, Ă  la lumière de la politique d’IsraĂ«l visant Ă  empĂŞcher l’Iran de s’implanter près de sa frontière nord et Ă  arrĂŞter le transfert d’armes au Hezbollah. IsraĂ«l avertit Moscou de ces actions, car la Russie a une forte prĂ©sence militaire en Syrie.

De mĂŞme, le ministre des Affaires Ă©trangères Gabi Ashkenazi s’est Ă©galement entretenu avec son homologue russe, SergueĂŻ Lavrov.

La conversation Ă©tait centrĂ©e sur « empĂŞcher l’Iran d’obtenir des armes nuclĂ©aires et consolider sa puissance dans la rĂ©gion », a dĂ©clarĂ© Ashkenazi dans un tweet.

Les ministres ont Ă©galement convenu qu’ils organiseraient des Ă©vĂ©nements en Russie et en IsraĂ«l pour marquer le 30e anniversaire des relations diplomatiques renouvelĂ©es entre les pays.