Un IsraĂ©lien sur quatre vivant dans le NĂ©guev et en GalilĂ©e est en surpoids – alors qu’au centre du pays, ce chiffre n’est que d’un sur cinq, a dĂ©clarĂ© le Clalit dans une nouvelle Ă©tude sur le poids et la santĂ© des IsraĂ©liens. L’Ă©tude sera prĂ©sentĂ©e lors d’une prochaine convention des diĂ©tĂ©ticiens, et basĂ©e sur un Ă©chantillon scientifiquement dĂ©terminĂ© de membres de la Clalit, le plus grand HMO en IsraĂ«l.
Les adultes les plus gros d’IsraĂ«l vivent dans des villes Ă majoritĂ© arabe. Ă€ Nazareth, 32,4% des rĂ©sidents sont en surpoids; dans la ville bĂ©douine du NĂ©guev de Rahat, le chiffre est de 30,6%; et Ă Akko, 30,1% des rĂ©sidents sont en surpoids.
Dans le secteur juif, les villes oĂą il y a le plus de gens en surpoids, Tsfat et Ashkelon, oĂą 27,4% des habitants sont en surpoids. En revanche, seulement 14,6% des habitants de Givatayim, dans la banlieue de Tel Aviv, Ă©taient en surpoids, tandis qu’Ă Tel-Aviv mĂŞme, ce chiffre Ă©tait de 15,3%; Ă Ramat Gan, 16,3% Ă©taient trop gros, 16,6% Ă Ramat Hasharon; Ă Zichron Yaakov, le chiffre Ă©tait de 16,4%.
Plus de femmes que d’hommes Ă©taient en surpoids en gĂ©nĂ©ral, en particulier dans le secteur arabe, selon l’Ă©tude. Selon les chercheurs, les habitants du secteur arabe en gĂ©nĂ©ral Ă©tait plus gros parce qu’ils mangeaient trop de malbouffe et ne faisaient pas assez d’exercice. Le pontage gastrique, utilisĂ© pour aider les patients obèses Ă perdre du poids, a Ă©galement eu plus de succès dans le secteur juif, avec 10% de patients juifs de plus que les patients arabes qui parviennent Ă maintenir le poids après plusieurs annĂ©es de chirurgie.
Selon le Dr Nassan Sakran, l’un des chercheurs derrière l’Ă©tude et prĂ©sident du ComitĂ© israĂ©lien de chirurgie mĂ©tabolique, tout est une question de style de vie. « Nous pouvons conclure que la raison d’un manque de succès parmi les patients dans le secteur arabe, et le problème de poids en gĂ©nĂ©ral, est dĂ» aux faibles opportunitĂ©s socio-Ă©conomiques, d’Ă©ducation et d’emploi dans le secteur arabe, tout en Ă©tant moins ouvert aux messages concernant une saine alimentation, de mauvaises habitudes alimentaires et une moindre sensibilisation Ă l’importance de l’activitĂ© physique. Afin d’inverser ces problèmes, des changements de style de vie sont nĂ©cessaires « , at-il ajoutĂ©.




