JE VOUS EN VEUX, MONSIEUR FINKIELKRAUT – Par Edmond Richter

Le 16 FĂ©vrier, lors d’une manifestation Ă  Paris, Alain Finkielkraut, philosophe et acadĂ©micien connu et rĂ©putĂ© en France, fut violemment agressĂ© verbalement par des manifestants musulmans. Heureusement des policiers prĂ©sents intervinrent et accompagnèrent le philosophe Ă  son domicile. Lors d’un interview donnĂ© le lendemain Mr Finkielkraut disait « Je veux les comprendre… j’ai Ă©tĂ© insultĂ© en raison de mes supposĂ©s liens avec un Etat qualifiĂ© de criminel voire de gĂ©nocidaire (NDRL IsraĂ«l) ».

JE VOUS EN VEUX, MONSIEUR FINKIELKRAUT !

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Je vous en veux d’avoir dit « Je veux les comprendre… » après avoir Ă©tĂ© agressĂ© de la pire manière : « Sale juif de merde ! », « dĂ©gage », «N…ta mère», « Palestine ! », « Espèce de raciste, t’es un haineux, tu vas mourir, tu vas aller en enfer, espèce de   sioniste ».

Je vous en veux de toujours vouloir comprendre, je vous en veux de ne pas hurler : « STOP, ASSEZ », je vous en veux de ne pas comprendre Ă  qui nous avons Ă  faire, que ce sont les hĂ©ritiers du nazisme et qui n’hĂ©siteront pas un seul instant Ă  vous Ă©gorger en riant, Mr. Finkielkraut…

Je reprends un commentaire lu dans Résistance Républicaine : « Quand Finkielkraut demande (voire exige) qu’Israël fasse des concessions à l’islam, il demande juste l’impossible, englué qu’il est dans sa grande naïveté (?) d’intello bien au chaud à Paris, loin des obus des terroristes et des attaques meurtrières contre les civils. Son pacifisme est pour le coup aussi insupportable que celui des gauchistes à la Mélenchon car il n’a pas l’air de se rendre compte qu’Israël met chaque jour en jeu son existence, alors que ses gazouillis de vierge effarouchée devant quelques cris qui en Israël lui semblent « inquiétants » ou pire, ça ressemble dans le meilleur des cas à des errements séniles, mais jamais ça ne sera une réponse appropriée à la situation réelle de GUERRE faite à notre civilisation. »

Je vous en veux surtout de votre « langage » corporel lors de cette agression : la poitrine rentrĂ©e, la tĂŞte dans les Ă©paules, le semblant de sourire, l’attitude de peur et de soumission, l’attitude du juif du ghetto face aux SS qui allaient l’assassiner…

Je vous en veux de la rĂ©pulsion que j’ai Ă©prouvĂ©e Ă  vous voir comme cela, Ă  voir rĂ©apparaĂ®tre ce que je croyais Ă  jamais disparu depuis la crĂ©ation d’IsraĂ«l, le juif qui rase les murs et, les yeux baissĂ©s, cède la place sur le trottoir…

Je vous en veux de ne pas vous être guéri du syndrome du ghetto, je vous en veux de ne pas être devenu un juif fier et orgueilleux.

Je vous en veux de continuer Ă  « comprendre » mĂŞme lorsque « comprendre » devient une trahison, une fuite devant l’ennemi, une reddition honteuse, un agenouillement vil Ă  mes yeux.

Moi juif, vous m’avez fait honte, Monsieur Finkielkraut.

Vous m’avez rappelĂ© une histoire lue dans mon adolescence : Après la guerre un nazi en fuite reste introuvable. On dĂ©couvre Ă  la fin de l’histoire qu’il Ă©tait cachĂ© par un juif tremblant qui espère ĂŞtre dans les bonnes grâces du nazi et ĂŞtre mieux traitĂ© « la prochaine fois », lorsque les nazis reprendront le pouvoir…

Cette histoire me valut des cauchemars, me fit vomir et provoqua en moi la rage…
En tant que psychothérapeute je vous propose, Monsieur Finkielkraut, de vous aider à retrouver votre fierté et votre dignité.