Jusqu’au 1er juillet : il est interdit de licencier les Ă©vacuĂ©s et les conjoints des rĂ©servistes

Le ComitĂ© du travail et de la protection sociale a approuvĂ© aujourd’hui (lundi) la prolongation de la validitĂ© du dĂ©cret qui applique toutes les protections existantes dans la loi sur la protection des travailleurs en cas d’urgence, y compris la protection contre le licenciement des Ă©vacuĂ©s de la ligne de conflit et des environs de Gaza, les conjoints des reservistes ainsi que les personnes enlevĂ©es, disparues et leurs familles. Les ministères ont demandĂ© de prolonger la validitĂ© de l’ordonnance jusqu’au 1er juin, mais lors des discussions, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de la prolonger d’un mois supplĂ©mentaire, jusqu’au 1er juillet.

Lors de l’audience, l’avocate Meira Besouk, conseillère juridique de l’organisation Naamat, a dĂ©clarĂ© que de nombreux travailleurs et employeurs ignorent les dispositions du dĂ©cret et a demandĂ© une campagne « pour que les gens sachent qu’ils ne doivent pas ĂŞtre licenciĂ©s ». En rĂ©ponse Ă  ces propos, le reprĂ©sentant du ministère du Travail a dĂ©clarĂ© qu’une campagne publicitaire avait Ă©tĂ© menĂ©e auprès des centres d’appels du ministère, qui fournissent des rĂ©ponses et des conseils en cas de violations prĂ©sumĂ©es de la lĂ©gislation du travail, y compris de l’ordonnance en vigueur.

Malachi, un habitant de Kiryat Shmona qui a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ© en raison de la situation, s’est tournĂ© vers les membres de la Knesset et leur a demandĂ© de « donner des assurances aux gens. Nous sommes dans des hĂ´tels et les gens ont de graves problèmes Ă©motionnels, et nous n’en avons toujours pas ». Je ne sais pas ce qui va se passer dans le nord. Le maire adjoint de Kiryat Shmona, Ofir Yehezkhali, a saluĂ© la prolongation de l’ordonnance et a ajoutĂ© : « Pendant que nous parlons ici, un habitant de Kiryat Shmona a reçu une lettre de licenciement le 4 mars. Cela montre que les employeurs ne connaissent pas suffisamment l’ordonnance. « 

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Ofir Tal, de l’Association des militaires de rĂ©serve, a soulignĂ© que la question du service militaire, qui selon lui est en pratique un licenciement silencieux, n’est pas rĂ©solue par le dĂ©cret : « Nous assistons Ă  un phĂ©nomène prolongĂ© d’envoi de rĂ©servistes au service militaire pendant et après le service. Un employeur qui a repris un employĂ© qui Ă©tait absent pendant 100 jours et qui maintenant l’informe qu’il repartira bientĂ´t et peut ĂŞtre tentĂ© de licencier l’employĂ© et il n’y a pas de protection hermĂ©tique. L’État devrait Ă©galement s’adresser au employeurs et les aider Ă  traverser cette pĂ©riode sans licencier les employĂ©s. »

Le prĂ©sident par intĂ©rim de la commission, Michal Waldiger, membre de la Knesset, a dĂ©clarĂ© : « Notre travail consiste Ă  trouver l’Ă©quilibre dĂ©licat entre les employĂ©s et les employeurs, qui sont parfois eux-mĂŞmes licenciĂ©s. Il est important de s’assurer que les deux parties sont au courant de l’ordre. Si nous travaillons et argumentons pour que le meilleur produit sorte et qu’il finisse par se retrouver dans les rayons sans que le public ne le sache, nous n’avons rien fait. Un salariĂ© doit connaĂ®tre ses droits. C’est le A-B-C. »