La commission d’enquĂŞte : Netanyahu, Ohana et Shabtai portent une responsabilitĂ© sur la catastrophe de Meron 

Après plus de 3 ans, la commission d’enquĂŞte chargĂ©e d’enquĂŞter sur la catastrophe de Miron publiera aujourd’hui ses conclusions. • Le rapport abordera, entre autres, la question de savoir s’il faut imputer la responsabilitĂ© de la catastrophe Ă  une sĂ©rie de hauts fonctionnaires, dirigĂ© par le Premier ministre Netanyahu, le prĂ©sident de la Knesset et ancien ministre de la police Amir Ohana et Kobi Shabtai • Après la soumission du rapport, la possibilitĂ© de reprendre l’enquĂŞte interrompue lors de la crĂ©ation du comitĂ© sera examinĂ©e

Netanyahu dans son tĂ©moignage : « Je ne savais pas qu’il y avait un problème de sĂ©curitĂ© Ă  Miron »

Dans le cas de Binyamin Netanyahu, cette annonce imposait à Netanyahu une responsabilité personnelle. « Étant donné que le poste de Premier ministre est essentiellement un poste élu, avec des caractéristiques uniques, la commission a décidé de ne pas recommander de recommandation opérationnelle dans le cas de Netanyahu », a écrit la commission.

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Le comitĂ© a accusĂ© Ohana de responsabilitĂ© personnelle et a recommandĂ© qu’il ne soit pas nommĂ© au poste de ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure Ă  l’avenir.

Rabbi Yaakov Avitan, ministre des Services religieux au moment de la catastrophe

Le comitĂ© a tenu Avitan personnellement responsable et a recommandĂ©, au vu des conclusions concernant ses performances, qu’il ne soit pas nommĂ© Ă  un poste ministĂ©riel au sein du gouvernement israĂ©lien Ă  l’avenir.

Le surintendant principal Yaakov Shabtai, inspecteur général de la police israélienne

Le comitĂ© a imposĂ© une responsabilitĂ© personnelle Ă  Shabtai. La commission a notĂ© que, le 17 janvier 2024, Ă  la limite du temps, dans le contexte de la guerre, le mandat de Shabtai en tant que commissaire de police avait Ă©tĂ© prolongĂ© de six mois. La commission a notĂ© qu’apparemment, les conclusions de l’affaire Shabtai l’auraient conduite Ă  recommander la cessation de son mandat, mais compte tenu de ces circonstances particulières, il revient au gouvernement de dĂ©terminer la date exacte de la fin de son mandat.

Avant la crĂ©ation de la commission, une enquĂŞte pĂ©nale a Ă©tĂ© ouverte sur cette affaire, mais le mĂ©diateur Avi Mandelblit l’a gelĂ©e jusqu’Ă  ce que le travail de la commission d’enquĂŞte soit terminĂ©. Ils sont dirigĂ©s par le Premier ministre Netanyahu, le prĂ©sident de la Knesset et ancien ministre du BTP, Amir Ohana , et le commissaire de police Kobi Shabtai .  

Dans son tĂ©moignage, le premier ministre a dĂ©claré que « Si les documents annonçant une catastrophe me serai parvenu, je me serais occupĂ© de tout ». Le juge Berliner lui a reprochĂ© d’avoir dĂ©clarĂ© que le prĂ©cĂ©dent commissaire de police, Roni Alsheich, lui avait envoyĂ© une lettre l’avertissant du danger qui rĂ©gnait sur le site de Meron. « Cela n’a pas Ă©tĂ© portĂ© Ă  mon attention », a-t-il affirmĂ© dans son tĂ©moignage, et Netanyahu a accusĂ© le professionnel Ă©chelon qui, selon lui, a tracĂ© les grandes lignes de l’Ă©vènement de Meron et qu’il a seulement approuvĂ© leurs conclusions « s’il y a un accord, je n’entre pas dans les rĂ©solutions », a-t-il dĂ©clarĂ©. Netanyahu a affirmĂ© qu’il Ă©tait le seul Premier ministre Ă  s’occuper de la question de Meron, le gĂ©nĂ©ral de division Shlomo Yanai, membre du comitĂ©, lui a commentĂ© : « Ce n’est pas vrai, il y a deux dĂ©cisions gouvernementales de votre prĂ©dĂ©cesseur. »

« Après avoir examinĂ© toutes les informations qui nous ont Ă©tĂ© soumises, nous sommes arrivĂ©s Ă  la conclusion que certaines parties pourraient ĂŞtre lĂ©sĂ©es par l’enquĂŞte ou ses rĂ©sultats. Par consĂ©quent, nous avons dĂ©cidĂ© de leur envoyer des avertissements conformĂ©ment Ă  l’article 15 de la loi de ComitĂ©s d’enquĂŞte, 5779-1968 », lit-on dans les lettres d’avertissement adressĂ©es aux parties spĂ©cifiĂ©es.

« Nous avons cherchĂ© Ă  exprimer notre perception selon laquelle les titulaires de hautes fonctions publiques, qui disposent de pouvoirs Ă©tendus et importants, sont tenus d’assumer des responsabilitĂ©s en consĂ©quence. En outre, lorsqu’il s’agit de questions liĂ©es aux hautes fonctions publiques, nous avons vu une grande importance dans clarifier les normes de comportement attendues d’eux, chacun selon son rĂ´le et selon la matière ».