La Cour internationale de Justice de La Haye a refusĂ© de rejeter la demande de l’Afrique du Sud

Aujourd’hui Ă  14h00, dix-sept juges de la Cour internationale de Justice de La Haye prononceront un verdict sur la demande de l’Afrique du Sud de « mesures temporaires » pour empĂŞcher le « gĂ©nocide » des Palestiniens dans la bande de Gaza. Les plaignants et les pays qui les soutiennent exigent que le tribunal ordonne la fin de la guerre contre le Hamas ; IsraĂ«l a demandé au tribunal de rejeter le procès sans considĂ©ration et de juger que l’accusation de « gĂ©nocide » portĂ©e par la clinique n’a aucun fondement.

Le jury comprend des reprĂ©sentants de l’Afrique du Sud et d’IsraĂ«l ; notre pays est reprĂ©sentĂ© par le juge israĂ©lien le plus honorĂ© et le plus cĂ©lèbre dans le monde, l’ancien prĂ©sident de la Cour suprĂŞme Aharon Barak.

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En Israël, ils n’espèrent pas vraiment que le tribunal acceptera la position de notre pays et rejettera la demande sans examen, mais ils estiment qu’un autre résultat « extrême » est également peu probable : l’adoption d’un décret sur la cessation des hostilités.

L’annonce du verdict est en direct sur le site Internet de l’ONU , les agences de presse diffusent en direct depuis la salle d’audience sur leurs chaĂ®nes YouTube :

Le tribunal a reconnu sa compĂ©tence dans l’affaire et a rejetĂ© la demande d’IsraĂ«l de rejeter la demande de l’Afrique du Sud sans examen. Le tribunal a soulignĂ© que tous les signataires de la Convention sur le gĂ©nocide ont un intĂ©rĂŞt commun Ă  rĂ©soudre les diffĂ©rends sur le sens de la convention, qu’un tel diffĂ©rend existe entre l’Afrique du Sud et IsraĂ«l et qu’il existe des bases juridiques pour intenter une action.

Le tribunal a reconnu que les deux millions d’habitants de Gaza constituent une « partie importante » du peuple palestinien qui, avec d’autres communautés ethniques et religieuses, est protégé par la Convention pour la prévention du génocide.

Le texte du jugement cite de hauts responsables israĂ©liens – le Premier ministre, le prĂ©sident et le ministre de la DĂ©fense – selon lesquels les habitants de Gaza sont complices des crimes du Hamas, les paroles du ministre Israel Katz selon lesquelles « Gaza ne recevra pas une goutte d’eau » et d’autres dĂ©clarations citĂ©es dans le procès comme preuve des intentions gĂ©nocidaires du gouvernement israĂ©lien.

La prĂ©sidente a annoncĂ© que la demande d’IsraĂ«l de classer l’affaire sans poursuite est rejetĂ©e . Elle a Ă©galement prĂ©cisĂ© qu’Ă  ce stade, le tribunal n’est pas tenu de dĂ©cider si IsraĂ«l a violĂ© la convention contre le gĂ©nocide et a expliquĂ© les pouvoirs inter judiciaires concernant les activitĂ©s directes contre IsraĂ«l. 

Selon elle, bien que l’article 9 de la Convention contre le gĂ©nocide stipule qu’une rĂ©clamation doit ĂŞtre dĂ©posĂ©e par l’une des parties au conflit, tout signataire de la convention peut dĂ©poser une rĂ©clamation, de sorte que la rĂ©clamation puisse ĂŞtre discutĂ©e mĂŞme si elle n’est pas une partie active au conflit.

La prĂ©sidente de la Cour internationale de Justice de La Haye, a dĂ©clarĂ© lors de l’audience dans le cadre du procès contre IsraĂ«l que la Cour a dĂ©terminĂ© qu’elle avait l’autoritĂ© pour discuter de la question de savoir si un gĂ©nocide avait Ă©tĂ© commis dans la bande de Gaza ».  » Selon elle, « les Palestiniens sont dĂ©finis comme un groupe ethnique et religieux, c’est donc un groupe protĂ©gé ».

Elle a ajoutĂ© que « le tribunal a dĂ©terminĂ© qu’il y a des actions entreprises par IsraĂ«l et qu’il a la capacitĂ© de rendre des ordonnances Ă  leur sujet. A ce stade, le tribunal n’est pas tenu de dĂ©cider si IsraĂ«l a violĂ© la convention contre le gĂ©nocide. Le tribunal est conscient de la tragĂ©die dans la rĂ©gion », a-t-elle dĂ©clarĂ© Ă  propos de la guerre, des actions terroristes du Hamas et de la situation dans la bande de Gaza. Le tribunal de La Haye reconnaĂ®t le massacre du 7 octobre.

Les 15 juges de la Cour internationale de Justice sont Ă©lus pour un mandat de neuf ans par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU, dont les membres n’ont pas de droit de veto lors de ces Ă©lections. Pour ĂŞtre Ă©lu, un candidat doit obtenir la majoritĂ© absolue des voix dans les deux instances. Les sièges de la Cour sont attribuĂ©s de manière informelle aux principales rĂ©gions du monde : trois juges d’Afrique, deux d’AmĂ©rique latine, trois d’Asie, cinq d’« Europe occidentale et autres États » (cela comprend le Canada, les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-ZĂ©lande). ) et deux d’Europe de l’Est.