L’accord sur les otages qui se dessine est le pire des mondes. Dans le meilleur des cas, 33 personnes enlevĂ©es reviendront, dont probablement seulement 20 sont en vie, et ceux qui croient que la deuxième Ă©tape aura lieu vivent dans des illusions. Les nĂ©gociations avec le Hamas pour la deuxième phase dureront au moins deux mois, au cours desquels la paix rĂ©gnera tant Ă la frontière de Gaza qu’Ă la frontière nord, alors qu’il est dĂ©jĂ clair qu’il y a peu de chances, voire inexistantes, que la deuxième phase se concrĂ©tisera et que le Hamas ramènera vivants tous les kidnappĂ©s en IsraĂ«l.
Manifestation pour la libération des personnes enlevées à Kaplan, samedi 8/09/24 (Photo : porte-parole de la police)
Autrement dit, Israël mettra effectivement fin à la guerre, mais nous ne récupérerons pas toutes les personnes enlevées vivantes, et nous ne saurons même pas combien de personnes enlevées vivantes restent entre les mains du Hamas. Et si ce mauvais accord ne se concrétise pas, il est clair qu’une partie importante de l’opinion publique blâmera Netanyahu (et la plupart des médias aussi), et le fossé au sein de la société israélienne ne fera que se creuser. Les familles des personnes enlevées, les partis d’opposition et le public dans son ensemble devraient exiger que Netanyahu promeuve un accord en une seule étape.
Netanyahu devrait dĂ©clarer publiquement qu’il est prĂŞt Ă mettre officiellement fin Ă la guerre en Ă©change du retour de toutes les personnes enlevĂ©es, vivantes et mortes, en une seule Ă©tape. Si les dirigeants du Hamas acceptent un accord en une seule Ă©tape, nous pouvons rĂ©cupĂ©rer toutes les personnes enlevĂ©es, avec toutes les consĂ©quences nationales et sociales qui y sont associĂ©es. Et si les dirigeants du Hamas n’acceptent pas l’accord Ă un moment donnĂ©, il deviendra clair pour tout le monde, en IsraĂ«l et dans le monde, que Netanyahu Ă©tait prĂŞt Ă tout offrir pour le retour des personnes enlevĂ©es.
Par Haim Ramon de Maariv