La guerre de l’ombre que l’Iran mène sur le sol israĂ©lien

Le rĂ©gime des ayatollahs fait un Ă©norme effort pour infiltrer IsraĂ«l afin de recueillir des renseignements et de mener des attaques terroristes, et a mĂŞme mis en place une unitĂ© secrète Ă  cet effet. L’establishment de la dĂ©fense a contrecarrĂ© pendant des annĂ©es la mise en place d’une infrastructure terroriste qui vengerait l’assassinat de Suleimani et des scientifiques nuclĂ©aires, mais la peur des cellules dormantes continuera de la hanter.

Vers 1997, le commandement de la Force iranienne Qods, l’un des huit organes de sĂ©curitĂ© des Gardiens de la rĂ©volution, a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© du gĂ©nĂ©ral Ahmad Wahidi au gĂ©nĂ©ral Qassem Suleimani. Très vite, les agences de renseignement occidentales ont rĂ©alisĂ© qu’il s’agissait d’un commandant avec une stratĂ©gie diffĂ©rente et dangereuse.

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L’organisation, dont le but est d’aider Ă  exporter la rĂ©volution iranienne, tout en semant l’instabilitĂ© et le terrorisme dans le monde sur la base des intĂ©rĂŞts du rĂ©gime de l’ayatollah, a commencĂ© Ă  subir une rĂ©organisation. Suleimani a divisĂ© la Force Qods en dĂ©partements : renseignement, finances, politique, sabotage et opĂ©rations spĂ©ciales en division gĂ©ographique. Au fil du temps, son pouvoir s’est intensifiĂ© Ă  travers le monde. La proximitĂ© entre le guide suprĂŞme Khamenei et Suleimani a fait toute la diffĂ©rence et lui a permis de se plonger dans la sphère politique, de connecter des organisations, d’Ă©normes budgets et d’intensifier la pĂ©nĂ©tration dans de nombreux pays.

L’enquĂŞte du Mossad dĂ©voilĂ©e en 2012 a fourni un rare aperçu du monde tĂ©nĂ©breux de la Force Qods et de la nature systĂ©matique de la formation et de l’introduction des agents. L’Ă©norme effort de l’Iran se poursuit depuis des annĂ©es.

Trois Palestiniens de la rĂ©gion de JudĂ©e-Samarie ont admis lors de leur interrogatoire de 2012 qu’ils avaient Ă©tĂ© recrutĂ©s par les Iraniens et Ă©taient restĂ©s en Iran pendant trois ans. Ils y ont suivi un entraĂ®nement militaire sous les auspices des Gardiens de la rĂ©volution, dans le but de servir de prochain bal des commandants du Hamas. Une opĂ©ration stratĂ©gique Ă  long terme, conçue pour prendre le contrĂ´le de l’organisation terroriste qui a frappĂ© ces annĂ©es-lĂ  en IsraĂ«l Ă  travers des kamikazes et des voitures piĂ©gĂ©es. Ce n’Ă©tait pas la première fois que des membres de l’armĂ©e du Hamas recevaient une formation militaire en Iran, mais ils ont dit lors de l’interrogatoire qu’on leur avait dit que le « premier cycle » Ă©tait le plus long.

Au cours de l’interrogatoire, il est devenu clair qu’ils avaient Ă©tĂ© approchĂ©s sĂ©parĂ©ment par des contacts des dirigeants militaires du Hamas Ă  l’Ă©tranger et des officiers militaires. Avec leur consentement, les participants au cours se sont rĂ©unis au Soudan, qui normalise actuellement les relations avec IsraĂ«l, et ont reçu des visas pour l’Iran Ă  l’ambassade iranienne locale avant leur voyage.

Tariq Zayya, un membre de l’armĂ©e du Hamas venu spĂ©cifiquement de Syrie au Soudan, informa les participants du maintien du secret et adoptera un article de couverture selon lequel ils vont Ă©tudier dans des universitĂ©s Ă  l’Ă©tranger. Dans un contexte de crainte d’ĂŞtre dĂ©noncĂ© par le GSS. De plus, les visas qu’ils ont reçus n’Ă©taient pas signĂ©s sur leurs passeports, mais sur une page sĂ©parĂ©e, afin de ne pas rĂ©vĂ©ler Ă  IsraĂ«l quoi que ce soit qui s’y trouvait. Les trois sont restĂ©s en Iran entre 1998 et 1995, sous les auspices des Gardiens de la rĂ©volution iraniens, et ont suivi un cours de formation auquel six membres du Hamas ont participĂ© : deux de la bande de Gaza, deux de JudĂ©e et de Samarie et deux de l’Ă©tranger.

Le cours de la Force Qods comprenait des Ă©tudes persanes pendant huit mois dans la ville de Casvin, une formation sur les armes Ă  feu et la manipulation d’explosifs, un cours d’officier dans un collège militaire pendant environ 15 mois, dans les annĂ©es 1997-1996. Il comprenait l’entraĂ®nement militaire et la condition physique, les cours d’armes, la navigation et la lecture de cartes, les champs, le changement d’apparence, le maintien du secret et de la sĂ©curitĂ© personnelle, l’escalade, la marche Ă  la corde, le parachutisme, la moto, la natation, la plongĂ©e sous-marine et le bateau Ă  moteur et l’autodĂ©fense, les cours ont enseignĂ© les attaques spĂ©ciales et les mĂ©thodes d’assassinat de personnalitĂ©s publiques protĂ©gĂ©es et d’assassinat par des vĂ©hicules.

Au cours de la formation, il a rendu visite Ă  Khaled Meshal, alors chef du bureau politique du Hamas Ă  l’Ă©tranger, au dĂ©putĂ© Moussa Abu Marzouk et Ă  d’autres, dont Imad al-Alami et Osama Hamdan, qui a participĂ© Ă  l’organisation et leur integration en Iran.

Avant leur retour en JudĂ©e Samarie, les personnes interrogĂ©es ont participĂ© Ă  un certain nombre de sĂ©ances d’information et d’activitĂ©s prĂ©paratoires telles que la prĂ©paration des articles de couverture, selon lesquels elles ont Ă©tudiĂ© en Inde et au Soudan. Ils ont Ă©tĂ© informĂ©s de la poursuite de leurs opĂ©rations sur le terrain, de la mise en place d’infrastructures militaires sĂ©parĂ©es dans la bande de Gaza et de la mise en place d’un appareil de sĂ©curitĂ© pour protĂ©ger le Hamas du Mossad. En 1999, ils sont rentrĂ©s par la Jordanie et l’Égypte et ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s Ă  la frontière.

L’unitĂ© secrète au sein de la Force Qods
La plupart des activitĂ©s de la Force Qods ont rĂ©ussi Ă  se cacher des projecteurs, jusqu’Ă  un moment en 2011 oĂą Suleimani a reconnu le potentiel inhĂ©rent Ă  l’aide au rĂ©gime d’Assad dans la guerre civile syrienne. Elle s’exprime en conseillers, en armes et en combattants, en Ă©change de la mise en place de forces iraniennes dans toute la Syrie et plus tard dans la zone frontalière israĂ©lienne, en plus d’une prise sur le Liban. Le guide suprĂŞme Khamenei a Ă©tĂ© convaincu et a approuvĂ© l’idĂ©e de mise en Ĺ“uvre.

Des dizaines de milliers de chiites ont Ă©tĂ© recrutĂ©s en tant que membres de milices sous commandement iranien ou Hezbollah et envoyĂ©s pour dĂ©fendre Assad. Dans le mĂŞme temps, la Force Qods a continuĂ© de faire passer en contrebande des envois d’armes pour le Hamas et le Jihad islamique depuis l’Iran, via le Soudan, le SinaĂŻ et sous les tunnels de Philadelphie, vers Gaza. En 2011, les expĂ©ditions d’armes comprenaient plusieurs centaines de roquettes standard (la plupart pour de longues portĂ©es de 20 et 40 km), environ un millier d’obus de mortier, quelques dizaines de missiles antichars, des tonnes d’explosifs standard et des matières premières pour la production d’explosifs.

Un an plus tĂ´t, les gardiens de la rĂ©volution s’Ă©taient rĂ©veillĂ©s dans un cauchemar. Le 12 janvier 2010, une motocyclette piĂ©gĂ©e a explosĂ© près de la voiture du scientifique nuclĂ©aire Massoud Ali Muhammadi. Dix mois plus tard, le 29 novembre 2010, un motocycliste a attachĂ© un engin explosif Ă  la voiture du scientifique nuclĂ©aire Majid Shahariari et l’a tuĂ©. Les Iraniens ont compris que c’Ă©tait une tendance et ont pointĂ© un doigt accusateur sur le Mossad.

Suleimani a alors dĂ©cidĂ© de crĂ©er l’UnitĂ© 400, en tant qu’organe secret au sein d’une Force Qods pour concentrer les efforts et infiltrer les pays Ă©trangers, y compris IsraĂ«l. Tout comme l’Iran a infiltrĂ© le renseignement et les opĂ©rations pour mener Ă  bien l’Ă©limination des scientifiques nuclĂ©aires. La tâche de sa crĂ©ation a Ă©tĂ© confiĂ©e au gĂ©nĂ©ral Hamed Abdelhi, qui Ă©tait auparavant commandant du dĂ©partement de renseignement de la Force Qods.

Les bras de poulpe iraniens sont envoyés dans le monde entier

L’unitĂ© 400, a Ă©tĂ© dĂ©finie comme l’une des armes classifiĂ©es d’une force Qods conçue pour recruter des agents avec des passeports Ă©trangers qui peuvent se dĂ©placer librement dans le monde, infiltrer des pays, recueillir des renseignements sur des personnalitĂ©s et des installations pour les opĂ©rations, la logistique, les infiltrations et les attaques terroristes. L’unitĂ© se spĂ©cialise Ă©galement dans l’utilisation d’armes et d’explosifs.

Selon des publications Ă©trangères, Majid Alawi, un autre commandant supĂ©rieur, a rejoint l’unitĂ© 400 et a apportĂ© avec lui une riche expĂ©rience des opĂ©rations opĂ©rationnelles dans les pays Ă©trangers. ConformĂ©ment aux instructions de Suleimani, l’unitĂ© a maintenu des niveaux Ă©levĂ©s de compartimentation et a rompu tous les liens directs avec l’Iran.

Dès le dĂ©but, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© qu’il ne fonctionnerait que sous les instructions et l’approbation de Khamenei. La mĂŞme annĂ©e, elle Ă©tait responsable de plusieurs actes terroristes, tels que l’assassinat d’un diplomate saoudien en mai 2011, une tentative d’assassiner l’ambassadeur saoudien aux États-Unis et d’autres opĂ©rations en Inde, en GĂ©orgie et en ThaĂŻlande. L’unitĂ© 400 utilise des sociĂ©tĂ©s commerciales, des organisations religieuses, des Ĺ“uvres caritatives et des organisations culturelles du monde entier pour des activitĂ©s de camouflage.

On peut estimer que L’assassinat du chef de la branche militaire de l’organisation du Hezbollah, Imad Mourniyeh, et les menaces non tenues de se venger d’IsraĂ«l, ont accĂ©lĂ©rĂ© les processus Ă  TĂ©hĂ©ran pour Ă©paissir et renforcer l’unitĂ© 400. Peut-ĂŞtre que lorsque Suleimani a rĂ©alisĂ© que la tâche d’infiltrer IsraĂ«l Ă©tait grande pour le Hezbollah, il a dĂ©cidĂ© de diriger personnellement et directement, dans des missions qui Ă©taient toutes du terrorisme et du chaos dans diffĂ©rents pays, ainsi que de mettre en place des cellules dormantes et de les prĂ©parer pour le jour du commandement.

En juillet 2019, un journal du Bagdad Post a publiĂ© un article sur une sĂ©rie d’arrestations au Tchad, qui indiquait l’implication directe des gardiens de la rĂ©volution iraniens dans le recrutement de militants locaux, âgĂ©s de 35 Ă  25 ans, pour mener des attaques contre des cibles occidentales en Afrique. Le mĂŞme article a Ă©crit sur les tentatives de placer des engins explosifs Ă  la pĂ©riphĂ©rie de Londres par des agents iraniens. Selon les estimations de la communautĂ© du renseignement, depuis 2015, des cellules dormantes de la Force iranienne Quds ont Ă©tĂ© Ă©tablies au Tchad, au Ghana, au Niger, en Gambie et en Afrique centrale. Le dĂ©gel de 150 milliards de dollars dans le cadre de l’accord nuclĂ©aire ouest-iranien a aidĂ© les ayatollahs Ă  accĂ©lĂ©rer et Ă  financer les activitĂ©s terroristes.

En janvier 2019, le coup le plus dur a Ă©tĂ© infligĂ© Ă  l’organisation, lorsque les États-Unis ont Ă©liminĂ© Suleimani en Irak. Moins d’un jour plus tard, Khamenei a annoncĂ© qu’Ismail Kani, le commandant adjoint de la Force Qods, qui est honorĂ© au sommet du rĂ©gime pour son rĂ´le dans la guerre Irak-Iran, remplacerait Suleimani. Selon des sources sĂ©curitaires, cette nomination rapide visait Ă  indiquer la continuitĂ©, afin de poursuivre l’objectif pour lequel la Force Qods a Ă©tĂ© créée.

Ă€ travers un tapis de sourires et le charme personnel des commerçants avisĂ©s, TĂ©hĂ©ran a fait avancer les rouages ​​de la terreur – y compris ces jours-ci – contre IsraĂ«l. Le printemps peut ĂŞtre Ă©valuĂ© Scshrmtc « l stars ont pris la parole cette semaine lors du discours de l’INSS sur l’opĂ©ration commando du deuxième circuit, destinĂ© Ă  traiter avec l’Iran ou ses mandataires.

Les deux dĂ©partements sont responsables du GSS pour contrecarrer les intentions de l’Iran de pĂ©nĂ©trer au cĹ“ur de la État : DĂ©partement du contre-espionnage et DĂ©partement d’IsraĂ«l et d’Outre-mer. L’un regarde vers l’intĂ©rieur et l’autre regarde vers l’extĂ©rieur, afin de recueillir l’information avant mĂŞme d’être confrontĂ©e Ă  une menace au cĹ“ur d’IsraĂ«l. Ces actions, il est important de noter, sont menĂ©es en coopĂ©ration avec Tsahal et le Mossad.

ImmergĂ©s dans un sentiment d’humiliation en raison des assassinats des scientifiques, le personnel de la Force Qods et l’unitĂ© 400 ont continuĂ© Ă  dĂ©ployer des efforts pour infiltrer IsraĂ«l et tenter de dĂ©jouer les capacitĂ©s du Service gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ©. Le 1er aoĂ»t 2013, un IsraĂ©lien a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© qui voulait coopĂ©rer avec le rĂ©gime iranien. Le dĂ©tenu, un citoyen israĂ©lien, qui fait partie des << Neturei Karta >>, a rĂ©vĂ©lĂ© que le Mossad avait quittĂ© IsraĂ«l en 2011 pour Berlin, afin de rencontrer des reprĂ©sentants iraniens.

Le dĂ©tenu a dĂ©clarĂ© lors de son interrogatoire qu’il avait agi par haine IsraĂ«l, et pour recevoir une compensation financière. Huit mois après, un citoyen belge du nom d’Alex Mans a ensuite Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© alors qu’il tentait de quitter IsraĂ«l par l’aĂ©roport Ben Gourion, y compris des photographies de l’ambassade des États-Unis en IsraĂ«l. Son interrogatoire du GSS a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il Ă©tait un 63 agent de renseignement âgĂ© d’un an, d’origine iranienne et de citoyennetĂ© iranienne. Son nom d’origine est Ali Mansouri, et il est venu en IsraĂ«l pour une mission des services de renseignement iraniens pour effectuer diverses missions.

En janvier 2018, le GSS (Mossad) a dĂ©voilĂ© une infrastructure gĂ©rĂ©e par les services de renseignement iraniens dans les territoires de JudĂ©e et de Samarie, recrutĂ©e et financĂ©e par un agent des services de renseignement iranien vivant en Afrique du Sud, un pays connu par les sources de sĂ©curitĂ© comme une arène importante pour la localisation, recruter et exploiter des agents iraniens vis-Ă -vis d’IsraĂ«l.

Le GSS a arrĂŞtĂ© Taar Shafut, un citoyen jordanien de 32 ans, Ă  HĂ©bron, après une activitĂ© inhabituelle qui n’a pas pu ĂŞtre spĂ©cifiĂ©e pour ĂŞtre utilisĂ© pour des activitĂ©s secrètes par les Iraniens.

« La plupart des agents ne connaissent pas vraiment l’objectif final des Iraniens, sauf qu’ils sont activĂ©s pour la mission », a expliquĂ© une source de sĂ©curitĂ© qui avait auparavant traitĂ© du GSS dans le contre-espionnage. « Les Iraniens sont caractĂ©risĂ©s par la sophistication et les techniques au les plus hauts niveaux. Leur systĂ©matisa-tion a Ă©tĂ© prouvĂ©e au fil des ans. Ils fonctionnent sur plusieurs canaux simultanĂ©ment, sans qu’aucun canal ne sache l’autre et ne tombent pas malades. La base de l’action est gĂ©nĂ©ralement un effort pour rompre les liens avec le pays d’origine : l’Iran ».

Les Iraniens et le Hezbollah ont tentĂ© de venger l’assassinat de Mournier en Syrie et de percevoir un prix auprès d’IsraĂ«l. En 2012, l’attaque a Ă©tĂ© menĂ©e Ă  Burgas dans laquelle six civils ont Ă©tĂ© tuĂ©s et plus de 30 blessĂ©s. Mais c’Ă©tait une arène Ă  l’Ă©tranger.

Ă€ la mi-2019, le GSS a rĂ©vĂ©lĂ© un effort iranien pour recruter un vaste rĂ©seau d’agents en IsraĂ«l. Abu-Jahad, tout en essayant de recruter des personnes en Ă©tablissant un premier contact Ă  partir de profils Facebook fictifs, puis en gĂ©rant le contact via des applications de messagerie.

En fĂ©vrier 2019, l’affaire de l’ancien ministre Gonen Segev a pris fin, ce qui a constituĂ© un autre pas en avant pour la communautĂ© du renseignement israĂ©lienne. Le tribunal de district de JĂ©rusalem a condamnĂ© Segev Ă  11 ans de prison, qui a plaidĂ© coupable et a Ă©tĂ© reconnu coupable dans le cadre d’un accord de plaidoyer pour de graves infractions d’espionnage en faveur de l’Iran et pour avoir fourni des informations Ă  l’ennemi. Son arrestation avait Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e un an plus tĂ´t dans une dĂ©claration commune Ă  la police et au Shin Bet. Le GSS a dĂ©clarĂ© Ă  l’Ă©poque que Segev avait Ă©tĂ© recrutĂ© et avait agi en tant qu’agent pour le compte des services de renseignement iraniens.

L’enquĂŞte a rĂ©vĂ©lĂ© que Segev avait rencontrĂ© ses agents iraniens dans le monde entier, dans des hĂ´tels et des appartements qui, selon lui, sont utilisĂ©s pour des activitĂ©s secrètes iraniennes. Segev a Ă©galement reçu un système de communication secret pour crypter les messages entre lui et ses opĂ©rateurs. » Selon l’annonce du GSS, Segev a fourni Ă  ses opĂ©rateurs des informations sur le secteur de l’Ă©nergie et les sites de sĂ©curitĂ©.

En janvier 2020, les États-Unis ont Ă©liminĂ© le commandant de la force Quds Suleimani. Les Iraniens ont pointĂ© un doigt accusateur sur Washington, mais ont Ă©galement affirmĂ© qu’IsraĂ«l Ă©tait impliquĂ© et cherchait donc Ă  se venger. Trois mois plus tard, le GSS a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il avait recrutĂ© un citoyen israĂ©lien qui avait Ă©tĂ© dĂ©tenu secrètement par les services de renseignement iraniens. Il a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© le 16 mars parce qu’il Ă©tait soupçonnĂ© d’avoir des liens avec les services de renseignement iraniens : SĂ©curitĂ© et sites stratĂ©giques en IsraĂ«l, comment faire approfondir les divisions dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, localiser des Ă©lĂ©ments parmi les Arabes israĂ©liens qui peuvent aider l’Iran, mener des activitĂ©s terroristes contre des cibles en IsraĂ«l et mener des attaques en faveur de la «libĂ©ration de la Palestine».

Trois mois plus tard, le GSS a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il avait contrecarrĂ© une Ă©quipe du front populaire financĂ©e et entraĂ®nĂ©e avec la participation de l’Iran et du Hezbollah, qui prĂ©voyait de mener des attaques terroristes en Samarie. Et le Hezbollah en encourageant les activitĂ©s terroristes contre IsraĂ«l.

En septembre 2020, le GSS a dĂ©voilĂ© le recrutement d’un rĂ©sident de JĂ©rusalem-Est par la Force iranienne Qods et l’organisation du Hezbollah au Liban. L’arrestation a Ă©tĂ© rendue possible après une longue surveillance des services de renseignement. Mais en novembre 2020, ils ont de nouveau Ă©tĂ© surpris car encore une fois au cĹ“ur de l’Iran, un tir automatique a Ă©tĂ© tirĂ© sur le convoi sĂ©curisĂ© de l’architecte nuclĂ©aire Muhsin Fahrizadeh dĂ©cĂ©dĂ© des suites de ses blessures Ă  l’hĂ´pital. Le doigt a Ă©tĂ© pointĂ© vers le Mossad israĂ©lien. Selon des sources de l’armĂ©e israĂ©lienne, les Iraniens ont l’intention de se venger et prĂ©fĂ©reraient le faire au cĹ“ur d’IsraĂ«l.