Budapest et Vienne ont toujours Ă©tĂ© les seuls opposants aux critiques sĂ©vères exprimĂ©es par le chef de la politique Ă©trangère de l’UE, Josep Borrell, contre l’État juif depuis que le gouvernement israĂ©lien a annoncĂ© son intention d’aller de l’avant avec des plans d’application de la loi israĂ©lienne Ă de larges parties de la JudĂ©e et de la Samarie.
Borrell a dĂ©clarĂ© la semaine dernière qu’il Ă©tudierait la possibilitĂ© d’imposer des sanctions Ă IsraĂ«l s’il continuait la mesure, qui a le soutien des États-Unis.
L’Union europĂ©enne Ă 27 nations dĂ©cide des mesures de politique Ă©trangère par consensus, mais Borrell a ignorĂ© Ă plusieurs reprises l’opposition d’une minoritĂ© d’États membres Ă ses menaces et condamnations contre IsraĂ«l, selon Israel Hayom.
Lundi soir, Borrell, avec le soutien de 25 des États membres de l’UE, a publiĂ© une dĂ©claration qui se lisait comme suit: «Nous demandons instamment Ă IsraĂ«l de s’abstenir de toute dĂ©cision unilatĂ©rale conduisant Ă l’annexion de tout territoire palestinien occupĂ© et ĂŞtre, en tant que tel, contraire au droit international ».
Le ministre autrichien des Affaires Ă©trangères Alexander Schallenberg a dĂ©clarĂ© que son pays rejette les « prĂ©jugĂ©s » contre IsraĂ«l et a appelĂ© au dialogue avec le nouveau gouvernement, selon le site d’information autrichien Kurier.
Selon le Jerusalem Post, l’Autriche et la Hongrie ont exhortĂ© Borrell Ă inviter vendredi le ministre israĂ©lien des Affaires Ă©trangères Gabi Ashkenazi Ă la rĂ©union du Conseil des affaires Ă©trangères de l’UE.
Le ministère israĂ©lien des Affaires Ă©trangères a critiquĂ© la « diplomatie des mĂ©gaphones » de Borrell et a dĂ©clarĂ© : « Nous appelons Ă une approche de prĂ©caution progressive, sans prĂ©cipitation et certainement sans aliĂ©nation d’IsraĂ«l », a dĂ©clarĂ© la source hongroise. « Nous pensons qu’IsraĂ«l est un partenaire stratĂ©gique vraiment important dans la rĂ©gion mĂ©diterranĂ©enne. »
La rhĂ©torique belliqueuse de Borrell nuit Ă l’Union europĂ©enne, surtout s’il veut qu’IsraĂ«l et les États-Unis le prennent au sĂ©rieux dans le cadre du processus de paix au Moyen-Orient, a dĂ©clarĂ© un responsable du ministère.
La Hongrie et l’Autriche se sont opposĂ©es aux dĂ©clarations antĂ©rieures de Borrell contre IsraĂ«l, dont une affirmant que l’application de la loi israĂ©lienne Ă la vallĂ©e du Jourdain et Ă certaines parties de la JudĂ©e et de la Samarie « ne resterait pas sans rĂ©ponse », ce que le ministère des Affaires Ă©trangères de IsraĂ«l l’a dĂ©crit comme une menace.
Mercredi Ă©galement, l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, Nicolas de Rivière, a averti IsraĂ«l que tout mouvement d’annexion « ne serait pas sans consĂ©quences sur les relations de l’UE avec IsraĂ«l ».
L’annexion « serait prĂ©judiciable au rĂ´le d’IsraĂ«l dans le monde, Ă son intĂ©gration dans son environnement rĂ©gional, ainsi qu’aux relations d’IsraĂ«l avec ses partenaires », a-t-il dĂ©clarĂ©.
L’ambassadeur de Belgique aux Nations Unies, Marc Pecsteen, a dĂ©clarĂ© au Conseil de sĂ©curitĂ© que son pays restait « profondĂ©ment prĂ©occupé » par les parties de l’accord de coalition d’IsraĂ«l qui lui permettrait d’Ă©tendre sa loi aux colonies israĂ©liennes en JudĂ©e-Samarie au dĂ©but Juillet.
« Nous appelons la communauté internationale à tout mettre en œuvre pour éviter de telles mesures », a-t-il déclaré.
L’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Organisation des Nations Unies, Kelly Craft, a appelĂ© les IsraĂ©liens et les Palestiniens Ă retourner Ă la table des nĂ©gociations.
« Si les deux parties sont sérieuses au sujet de leur conversation, il est temps que les deux parties le prouvent », a-t-il déclaré.
Craft a déclaré au Conseil de sécurité des Nations Unies que les déclarations de « préoccupation » ne résoudraient pas le conflit israélo-palestinien.
« Ce conseil ne peut pas dicter la fin de ce conflit », a-t-il dit. « Nous ne pouvons qu’encourager les parties Ă s’asseoir ensemble pour dĂ©terminer comment elles veulent progresser. »





