La loi Tal, qui a permis l’octroi Ă un report au service au sein de Tsahal pour les Ă©tudiants de yeshivot, a expirĂ© Ă minuit la nuit dernière (le 31 Juillet 2012). La Knesset n’ a adoptĂ© aucune loi pour la remplacer, et le ministre de la DĂ©fense, a donnĂ© Ă l’armĂ©e israĂ©lienne un mois pour trouver une nouvelle loi. La Knesset qui sera bientĂ´t en vacances d’Ă©tĂ© risque de retarder le projet pour les nombreux haredim.
Si toute la communautĂ© des Ă©tudiants en yeshiva Ă©taient prĂŞt pour un enrĂ´lement au sein de Tsahal , l’armĂ©e se trouverait bouleversĂ©. Bien qu’il y a dĂ©jĂ l’unitĂ© Nahal Haredi pour les soldats au combat, Tsahal n’est pas prĂ©parĂ© Ă accueillir des dizaines de milliers d’hommes, et ne pourra pas rĂ©pondre Ă tous leurs besoins religieux.
Plusieurs programmes diverses ont été crées pour répondre aux besoins de chacun au sein de Tsahal comme les femmes soldats, les criminels qui sont en phase de réhabilitation, les nouveaux immigrants et même les personnes handicapées.
Officiellement, les jeunes haredi pourraient ĂŞtre arrĂŞtĂ© pour ne pas accepter le service militaire, mais dans la pratique, aucune action n’est prĂ©vue pour cette jeunesse et comment adapter cette communautĂ© particulière au sein d’une nouvelle situation.
Il y a une possibilitĂ©, voire la probabilitĂ©, que des membres extrĂŞmes et laĂŻques vont prĂ©senter une pĂ©tition devant la Haute Cour pour que les FDI fassent respecter l’obligation de recruter les Ă©tudiants de la yeshiva, mais le gouvernement va probablement demander un report pour plusieurs mois.
Si l’establishment politique et militaire voulaient faire arrĂŞter tous les hommes jeunes qui ne sont pas enrĂ´lĂ©s, le système pĂ©nitentiaire aurait du mal Ă accueillir des milliers d’hommes prĂ©fĂ©rant rester en prison et Ă©tudier la Torah comme ils le font dans les Ă©coles talmudiques.
Les tentatives visant Ă remplacer la loi Tal ont Ă©tĂ© pratiquement condamnĂ©es depuis le dĂ©but, quand Kadima a rejoint le gouvernement dans une coalition d’unitĂ© nationale basĂ© sur le principe d’un « projet universel. »
Dans les neuf semaines, l’affaire s’est effondrĂ©e Ă la suite d’Ă©checs politiques entre Kadima, Shaul Mofaz, et le Likoud.
Une nouvelle tentative d’adopter une loi remplaçant la loi Tal ne se produira pas avant que la Knesset « retourne au travail » après les vacances d’Ă©tĂ© et les grandes fĂŞtes entre Roch Hachana Ă la mi-Septembre.
Officiellement, le ministre de la DĂ©fense Ehud Barak a donnĂ© des instructions claires Ă tous les appelĂ©s pour le service militaire , celles de venir au bureau de recrutement et de commencer les procĂ©dures normales de recrutement. Toutefois, le chef d’Ă©tat-major Benny Gantz a dĂ©clarĂ© que l’armĂ©e ne veut pas agir avant qu’il y ait une dĂ©cision claire de l’establishment politique. et ce n’est pas susceptible de se produire dans un avenir très proche.
En cherchant un compromis, le Premier ministre Netanyahu fait exactement ce que Ben Gourion a fait .
Comme Ben-Gourion, Netanyahou va choisir la voie du compromis et le changement progressif, dans le but d’encourager les Ă©tudiants de la yeshiva Ă s’enrĂ´ler volontairement. Cette approche cherche Ă s’appuyer sur les acquis positifs de la loi Tal, a notĂ© la juge Edna Arbel dans son opinion dissidente plus tĂ´t cette annĂ©e.
Il est irrĂ©aliste d’imaginer que la relation difficile entre haredi d’IsraĂ«l et les populations laĂŻques qui ont prĂ©valu au cours des 70 dernières annĂ©es changent en une nuit, ou que n’importe quel gouvernement, que ce soit Ă droite ou Ă gauche, cherchent Ă forcer un tel changement. Peut-ĂŞtre Netanyahou sera-il en mesure de faire quelques changements progressifs, mais il ne peut guère s’attendre Ă prendre une position plus fondĂ©e que celle de Ben-Gourion.




