Une nouvelle variante du coronavirus a Ă©tĂ© dĂ©couverte en France, contrairement Ă toutes les souches connues Ă ce jour. Il a dĂ©jĂ Ă©tĂ© baptisĂ© B.1.640, mais elle n’a pas encore reçu de lettre sĂ©parĂ©e de l’alphabet grec.
Selon Le TĂ©lĂ©gramme et d’autres mĂ©dias français, pour la première fois une nouvelle mutation a Ă©tĂ© identifiĂ©e il y a environ un mois en Bretagne, dans le village de BannalĂ©k, près de la ville touristique populaire de Quimper. LĂ , 24 personnes en ont Ă©tĂ© infectĂ©es, dont 18 Ă©coliers. « Cette variante est si Ă©loignĂ©e des souches connues – alpha, bĂŞta et delta, qu’il a fallu beaucoup de temps pour l’identifier. »
« Nous avons envoyĂ© les rĂ©sultats au centre du district, mais ils ne correspondaient ni Ă Delta ni Ă trois autres mutations connues », a dĂ©clarĂ© une source proche du sujet Ă la publication. C’Ă©tait dĂ©routant, car en France, 100% du taux d’incidence corona est causĂ© par la variante Delta.
Les scientifiques parlent d’une « souche anormale » avec de nombreuses mutations inhabituelles, dont la protĂ©ine Spike, un Ă©lĂ©ment stratĂ©giquement important par lequel le virus s’attache Ă la cellule. Une petite fraction de la protĂ©ine a disparu par rapport aux autres protĂ©ines Spike.
Un rapport du service Ă©pidĂ©miologique de Bretagne indique que de 25 Ă 30 sĂ©quences de ce variant ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es dans le monde : Ă l’exception de la France, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Ecosse, en Italie.
Une Ă©tude Ă©pidĂ©miologique a montrĂ© que le premier porteur de cette souche est venu de Nantes au village de BannalĂ©k pour une fĂŞte et y a infectĂ© une famille. Leurs enfants ont ensuite propagĂ© le virus autour de l’Ă©cole. Un visiteur de Nantes s’est rĂ©cemment rendu en Afrique et semble en avoir apportĂ© le virus.
Jusqu’Ă prĂ©sent, les mĂ©decins français disent que la nouvelle souche n’est pas très contagieuse. Ils rassurent, soulignant que le petit nombre de personnes infectĂ©es jusqu’Ă prĂ©sent permet de parler non pas d’une « variante », mais plutĂ´t d’une « mutation sporadique ».
Les biologistes ne partagent pas cette opinion. Ils pensent que la forte proportion de vaccinĂ©s dans le pays crĂ©e une pression Ă©volutive sur le virus, ce qui conduit Ă la sĂ©lection de mutations plus rĂ©sistantes. Les biologistes soulignent que jusqu’Ă prĂ©sent, on ne sait rien du nouveau venu – ni sur la façon dont la disparition partielle de la protĂ©ine Spike affectera la situation sanitaire, ni ne rendra difficile l’attachement Ă des cellules, et Ă laquelle il le facilitera.
L’origine africaine de la nouvelle variante souligne le fait que si une partie de la population mondiale est laissĂ©e sans vaccination, elle se transformera en incubateur pour la sĂ©lection de nouvelles souches. Le professeur de l’universitĂ© Bar Ilan, Cyril Cohen, l’a rappelĂ© dans une interview au Jerusalem Post.
« Il est possible de tolérer un retard de vaccination dans les pays africains, mais à long terme, cela pourrait offrir de nouvelles options problématiques qui se développeront dans un environnement non vacciné. »





