Si vous voulez dĂ©couvrir oĂą l’administration Netanyahu-Gantz se situe en temps rĂ©el sur les plans d’application de la loi israĂ©lienne dans les implantations, ne cherchez pas plus loin qu’un reportage sur la radio Reshet Bet de ce vendredi matin selon lequel le procureur gĂ©nĂ©ral Avichai Mandelblit examinera bientĂ´t si une action est nĂ©cessaire, y compris l’ouverture d’une enquĂŞte policière Ă la suite de la construction « illĂ©gale » israĂ©lienne en JudĂ©e-Samarie.
Makor Rishon a rapportĂ© vendredi que les chefs de conseil de JudĂ©e et Samarie soupçonnent que les plans de construction dans les implantations israĂ©liennes dĂ©signĂ©es pour ĂŞtre dĂ©versĂ©es au milieu des zones contrĂ´lĂ©es par les Palestiniens – selon le plan de paix amĂ©ricain – sont dĂ©jĂ retardĂ©s, suggĂ©rant que cela fait partie de la fin de 19 communautĂ©s.
Le rapport cite le chef du Conseil rĂ©gional de Samarie, Yossi Dagan, qui dit que les plans pour 211 logements Ă Yitzhar et 107 Ă Elon Moreh ne sont pas publiĂ©s ; Le chef du conseil de Gush Etzion, Shlomo Ne’eman, dit qu’il en va de mĂŞme pour Pnei-Kedem.
En effet, Ă la veille de la soi-disant annexion des territoires libĂ©rĂ©s, l’AG va peser la poursuite des IsraĂ©liens qui ont osĂ© construire sur ces mĂŞmes territoires. Mais attendez, il y a plus : le procureur gĂ©nĂ©ral a Ă©galement l’intention de contacter le ministre de la DĂ©fense Benny Gantz concernant la crĂ©ation d’une unitĂ© d’exĂ©cution professionnelle dĂ©diĂ©e pour contrĂ´ler la planification et la construction en JudĂ©e-Samarie.
Bien sĂ»r, Mandelblit ne reprĂ©sente pas nĂ©cessairement Netanyahu ou Gantz avec ses plans anti-colonisation, et bien sĂ»r, celui qui a donnĂ© ces informations Ă Reshet Bet n’est probablement pas un ami de Netanyahu ou de Gantz, mais l’allĂ©gation tient : juste au moment oĂą le gouvernement promet d’appliquer la loi israĂ©lienne dans les localitĂ©s en moins de quatre semaines, « ils » vont dĂ©nigrer et dĂ©cimer certains reprĂ©sentants des yichouvim sur le fait que leurs maisons s’Ă©tendent sur deux mètres supplĂ©mentaires dans des terres arabes enregistrĂ©es Ă Ramallah.
Cette menace est attendue de la part des ennemis de Netanyahu au sein de la fonction publique, en particulier Ă l’intĂ©rieur de l’accusation dont il est victime, qui est dĂ©sormais du domaine du procureur gĂ©nĂ©ral en vertu de son affirmation. Ce que les juifs qui dĂ©sirent un IsraĂ«l selon nos terres bibliques dĂ©testent ce qui s’est passĂ© ce vendredi matin, cette «l’ambiguĂŻtĂ© stratĂ©gique» du Premier ministre, c’est-Ă -dire que nous ne saurons jamais Ă quel point nous sommes vulnĂ©rables jusqu’Ă ce qu’on nous frappe.
L’administration Trump, probablement la plus pro-israĂ©lienne de l’histoire, souffre malheureusement d’un penchant systĂ©mique pour le secret et l’improvisation de dernière minute. Nous n’oublierons jamais le message plein d’espoir de l’Ambassadeur Friedman : SouverainetĂ©-demain-qu’attendez-vous-pour-fin janvier, qui le lendemain s’est transformĂ© en souverainetĂ© conditionnĂ©e par des nĂ©gociations pour un État palestinien. Cette approche a apparemment Ă©tĂ© adoptĂ©e par Netanyahu, qui continue de cacher les dĂ©tails du plan de paix Ă un demi-million de Juifs dont la vie peut ou non ĂŞtre Ă jamais modifiĂ©e par lui.
Netanyahu compense l’absence d’informations rĂ©elles avec des fuites, des spĂ©culations et des bruits de fond. Quant Ă la rĂ©alitĂ© de la chose, le PM affirme que le plan du plan est toujours en nĂ©gociations avec les AmĂ©ricains. Ils dessinent toujours cette carte bĂ©nie.
Ces dernières semaines, le Conseil de Yesha a intensifiĂ© sa lutte contre l’application de la souverainetĂ© au prix de la reconnaissance d’un futur État palestinien. Personne ne leur dit mĂŞme la date prĂ©vue pour l’application de la souverainetĂ© et ce qu’elle comprend. DĂ©solĂ© de le dire, mais la dernière fois que les IsraĂ©liens ont Ă©tĂ© tellement tirĂ©s par le nez, c’Ă©tait lors des accords d’Oslo. Imaginez : le Premier ministre est sur le point d’approuver un État terroriste aux cĂ´tĂ©s du centre de population cĂ´tière d’IsraĂ«l, de HaĂŻfa Ă Tel Aviv, et tout dĂ©bat sur les consĂ©quences de cette dĂ©cision est Ă©touffĂ©.
Les dirigeants des implantations ne comptent pas rester inactifs. Le prĂ©sident du conseil de Yesha et chef du conseil rĂ©gional de la vallĂ©e du Jourdain, David Elhayani, a dĂ©clarĂ© mercredi Ă Haaretz : «Trump et Kushner ont montrĂ© dans le plan de paix qu’ils ne sont pas des amis de l’État d’IsraĂ«l et ne pensent pas Ă la sĂ©curitĂ© et les intĂ©rĂŞts des colonies de l’État d’IsraĂ«l », et,« Tout ce dont ils se soucient, c’est de promouvoir leur intĂ©rĂŞt pour les prochaines Ă©lections en faveur de Trump. »
Selon Kan 11 jeudi soir, des responsables amĂ©ricains ont rĂ©pondu que «les colons sont ingrats et c’est la raison de notre froideur. Alors que nous luttons contre le coronavirus et les Ă©meutes dans les rues, ils nous attaquent. »
Très diffĂ©rent, vous l’admettez, de l’approche du laissez-faire du prĂ©sident Trump en janvier, lorsqu’il a affirmĂ© que les États-Unis n’avaient pas de poney dans cette course – si les Palestiniens et les IsraĂ©liens veulent son accord du siècle, tant mieux, sinon, ce ne sera pas necessaire. DĂ©sormais, refuser le mĂŞme plan revient Ă trahir un ami au pire moment.
MalgrĂ© les attaques vicieuses contre lui – le genre dans lequel le Likoud est si bon – Elhayani ne rĂ©agit pas. Vendredi, l’homme dont les racines sont dans le mouvement travailliste et qui Ă©tait le chouchou de la droite – tant que l’attaque de la solution Ă deux États Ă©tait toujours en cours, a dĂ©clarĂ© Ă Makor Rishon : «Le prĂ©sident Trump a vraiment fait de grandes choses pour le État d’IsraĂ«l, comme le transfert de l’ambassade et la reconnaissance du Golan, mais en ce qui concerne le plan de paix Trump, vous ne pouvez pas le voir comme un ami. »
« Vous pouvez Ă©galement dire Ă un ami: vous avez tort Ă ce stade », a insistĂ© Elhayani. « Et quand quelqu’un vous dit que vous n’ĂŞtes pas mon ami en ce moment, alors un vrai ami en rĂ©ponse vĂ©rifie pour voir oĂą il a mal agit. »
Et il ne voulait pas seulement dire Trump. Il pensait également à Bibi.
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