IsraĂ«l n’a pas Ă©tĂ© surpris par les tirs de roquettes vendredi soir Ă Sderot. Depuis plusieurs semaines, Israel sait que le Jihad islamique est isolĂ© par le Hamas et cherche une excuse pour agir, en attaquant Israel.
Suite Ă ce dĂ©ferlement de tirs de roquettes dans le sud, IsraĂ«l s’est abstenu de donner Ă l’organisation le prĂ©texte qu’elle cherchait. Ces dernières semaines, la sangle a Ă©tĂ© traitĂ©e avec des gants de soie. Les limitĂ©s de la pĂŞche n’ont pas Ă©tĂ© modifiĂ©es. L’argent qatari a Ă©tĂ© envoyĂ©e Ă Gaza la semaine dernière et les nĂ©gociations se sont Ă©galement poursuivies.
Même le rassemblement de vendredi à la clôture était relativement calme mais une autre menace se dessine dans le nord du pays, celle de l’Iran.
Ă€ la suite des tirs de roquettes au sud: des FDI ont attaquĂ© dans la bande de GazaÂ
La raison des tirs de roquettes semble ĂŞtre enracinĂ©e dans la lutte acharnĂ©e entre le Jihad islamique et le Hamas, et la situation civilo-Ă©conomique aggravĂ©e dans la bande de Gaza. Le public israĂ©lien n’en est pas conscient, mais Gaza est sur le point de s’effondrer. Les habitants sont dĂ©sespĂ©rĂ©s, le chĂ´mage augmente, les infrastructures ne sont pas Ă la hauteur. Le Hamas tente d’amĂ©liorer la situation , craignant que la guerre ne conduise Ă l’effondrement de son pouvoir. Cela l’oblige Ă s’abstenir de toute activitĂ© militaire proactive et, dans ce vide, le Jihad islamique intervient, en l’absence de toute responsabilitĂ© du gouvernement libre de faire ce qu’il souhaite – tout comme le Hezbollah l’a fait pendant de nombreuses annĂ©es au Liban.
Il n’y a pas que l’Iran…
L’idĂ©e que le Jihad opère sous la direction directe de l’Iran est trop simpliste. Les dirigeants de l’organisation Ă Gaza sont des patriotes palestiniens et ne s’empresseront pas de dĂ©molir la bande de Gaza pour qui que ce soit. En tout Ă©tat de cause, ils n’ont pas besoin que TĂ©hĂ©ran ait envie de se battre, il n’y a aucun manque de cerveaux Ă Gaza Ă la recherche d’un affrontement, notamment Baha Abu al-Ata, le commandant du Djihad Islamique Ă Gaza . Baha est devenue une « cĂ©lĂ©brité » en IsraĂ«l ces derniers mois.
Son nom est rĂ©gulièrement entendu lors des briefings de sĂ©curitĂ©, une frĂ©quence qui Ă©tait rĂ©servĂ©e auparavant Ă Kassem Suleimani et Hassan Nasrallah. C’est une exagĂ©ration marquĂ©e dont IsraĂ«l est directement responsable; Au bout du compte, il s’agit du chef local d’une organisation de taille moyenne. Il n’est pas assez important pour IsraĂ«l de construire sa politique de sĂ©curitĂ© autour de lui.
Dans tous les cas, il est douteux que Baha cherche aussi la guerre, de peur de causer des ravages dans la bande de Gaza. IsraĂ«l ne sera pas capable de combattre Gaza « de moitié ». . Face aux tirs de roquettes et de missiles, une pression militaire massive sera exercĂ©e sur Gaza, ce qui pourrait conduire Ă l’effondrement du rĂ©gime du Hamas. Le rĂ©sultat pourrait ĂŞtre une nouvelle domination israĂ©lienne sur plus de 2 millions de Gazaouis, ou l’anarchie (« la rĂ©alitĂ© comme en Somalie », a dĂ©clarĂ© le brigadier gĂ©nĂ©ral Dror Shalom, chef de la division de la recherche, dans une interview qu’il a accordĂ©e Ă IsraĂ«l Hayom Ă Rosh Hashana.)
En IsraĂ«l, ils veulent Ă©viter cela. Comme par le passĂ©, la plupart des attaques lancĂ©es vendredi soir par les FDI visaient des cibles du Hamas dans la bande de Gaza, afin de l’inciter Ă enrayer le djihad Ă stopper ces attaques.
Il est probable que dans un avenir proche, IsraĂ«l cherchera Ă maintenir Gaza . Les dirigeants politiques sont conscients des critiques publiques et de l’absence de rĂ©ponse selon laquelle une petite organisation dĂ©finit l’agenda d’un pays plus fort, mais la prioritĂ© passe actuellement complètement au nord-est – Ă l’axe reliant l’Iran et le Liban, via l’Irak et la Syrie. L’Iran sera plus violent qu’avant et aura un potentiel destructeur beaucoup plus grand.
Israël est de retour en action
Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les rĂ©sidents en bordure de Gaza, mais ce n’est pas la fin non plus. Ă€ long terme, IsraĂ«l ne pourra pas Ă©viter un vĂ©ritable accord sur le problème de Gaza de deux manières: nĂ©gocier sur plusieurs points qui mènera Ă un cessez-le-feu Ă long terme, mais exigeant des prix simples des deux cĂ´tĂ©s, ou une vaste operation qui comportera Ă©galement des prix et des risques considĂ©rables.







