Le ComitĂ© des travailleurs d’El Al tiendra une rĂ©union gĂ©nĂ©rale aujourd’hui Ă l’aĂ©roport Ben Gourion pour discuter de l’Ă©tat d’urgence de la compagnie aĂ©rienne et formuler sa rĂ©ponse Ă la demande du PDG concernant les licenciements massifs de travailleurs.
Jeudi dernier, le PDG Gonen Usishkin a envoyĂ© une lettre Ă son adjoint aux ressources humaines pour lui demander de prĂ©parer un programme de licenciement pour 1 000 des 6 000 employĂ©s de l’entreprise.
Cela s’est produit après la publication du rapport El-Al, dont il s’ensuit qu’en raison de la crise du coronavirus au premier trimestre 2020, l’entreprise subira des pertes de 40 Ă 50 millions de dollars, et de janvier Ă avril, mĂŞme jusqu’Ă 70 millions de dollars. La vague de vols annulĂ©s chaque jour cause Ă la compagnie aĂ©rienne nationale 5 millions de dĂ©gâts.
Dans des circonstances normales, l’obligation de licencier un sixième des employĂ©s de la sociĂ©tĂ© entraĂ®nerait immĂ©diatement une grève Ă El Al, et aucun avion ne volerait . Mais au milieu d’une grave crise dans l’industrie de l’aviation et du tourisme, l’Ă©quipe comprend qu’il s’agit de la survie de l’entreprise. Le comitĂ© de travail essaie de trouver des solutions crĂ©atives pour annuler le week-end ou raccourcir les quarts de travail.
S’il s’agit encore de licenciements, le comitĂ© annoncera des sanctions de grève.
La direction d’El-Al a l’intention de demander au gouvernement 150 millions de dollars pour rembourser les dettes des avions Dreamliner. L’entreprise leur verse 30 Ă 40 millions de dollars par mois.
El-Al demande Ă©galement Ă le libĂ©rer dans un proche avenir du paiement d’impĂ´ts Ă l’Administration de l’aviation civile d’un montant de 8 millions de dollars.
Le journal Marker note que par temps calme, la rentabilitĂ© de la compagnie aĂ©rienne est très faible ou presque nulle. En 2018, les revenus d’El-Al pour le transport de 4,3 milliards de passagers s’Ă©levaient Ă 32 milliards de dollars, soit 7,5 $ par passager.





