La veuve du lieutenant-colonel Emanuel Moreno a pris la parole lors d’un rassemblement appelant au retour des corps des soldats Ă Gaza : « Il est impossible de continuer Ă ĂŞtre moral si nous n’adhĂ©rons pas Ă nos valeurs. »
Mon cœur bat fort, mon cœur déborde depuis plusieurs jours consécutifs. Pas nécessairement à cause des Qassams ou des miklats dans laquelle nous sommes obligés de dormir.
Et pas nĂ©cessairement Ă cause de mes petites filles Ă qui je dois transmettre une rĂ©alitĂ© illogique selon laquelle il n’y a plus d’Ă©cole et une sorte de fermeture Ă nouveau. Ni Ă cause de la grande difficultĂ© et de la dĂ©ception de mes fils qui n’ont pas pu faire des semaines d’Ă©tudes. Il ne dĂ©borde que pour une raison. Juste Ă cause de la pensĂ©e que nous pourrions peut-ĂŞtre arriver ici Ă un cessez-le-feu et que ce qui coĂ»te si cher pour nous ne se fera pas.
Ramenez les garçons Ă la maison. Je ne peux pas me contenir. Je n’ai pas la capacitĂ© de contenir une telle irrationalitĂ©.
Il n’y a pas de réalité de mettre fin à l’Opération des Gardiens des murs sans que le cœur qui est à l’intérieur des murs ne revienne à battre et qui est le cœur de nous tous en tant qu’un seul peuple dans un seul cœur en nous ramenant les garçons à la maison (Hadar Goldin et Oron Shaoul).
Depuis des annĂ©es, j’entends dire qu’il y a deux options pour le retour des garçons – soit un accord dans lequel de nombreux terroristes seront libĂ©rĂ©s, soit une opĂ©ration militaire. Oubliez mon opinion personnelle pour le moment, regardons la rĂ©alitĂ©. Il y a une opĂ©ration militaire. Alors, assurons-nous simplement qu’elle est redirigĂ©e vers la bonne destination.
On me demande si je veux continuer le combat. Evidemment non, qui veut une telle chose. Mais s’il y a dĂ©jĂ des combats, cela devrait avoir un but. Et le calme n’est pas un objectif. Le calme est le rĂ©sultat d’un mouvement profond qui commence par le retour du cĹ“ur Ă sa place. Hadar Goldin et Oron Shaul sont deux victimes des FDI et les deux civils sont Avra ​​Mengistu et Hisham a-Sayed. Ils doivent rentrer chez eux.
Hier matin, le calme est revenu au sud. Les oiseaux gazouillaient Ă nouveau et le ciel bleu Ă©tait vide de salves et d’interceptions, pourquoi ? Parce que l’État d’IsraĂ«l a transfĂ©rĂ© des camions humanitaires, ce que l’on appelle le soutien humanitaire.
Vous connaissez ce mot ? C’est le mot que nous crions depuis plusieurs annĂ©es. Un mot qui fait rĂ©fĂ©rence aux deux cĂ´tĂ©s de cette campagne. Un mot qui dit que nous avons aussi des besoins humanitaires. Le retour des garçons sont notre besoin humanitaire !
Et que se passera t-il lorsque nous aurons fini de décharger le carburant à Gaza ? Que nous aurons fini de fournir une aide humanitaire.
Il y aura de nouveau des salves de roquettes dans tout le pays.
Dire que cela a du sens ? Nous donnons et donnons et donnons encore au combat. Et qu’obtenons-nous ? Missiles, victimes, fermeture de tout un pays.
Je suis toute en feu.
En regardant les noms des familles dont la vie est en train de changer littĂ©ralement parce qu’ils ont perdu des ĂŞtres chers.
Sur une liste de blessés qui, à partir de maintenant, la vie leur sera probablement différente.
Ă€ propos des enfants et des familles oĂą l’anxiĂ©tĂ© ronge chacun d’entre eux.
Et je suis en feu.
Toute cette souffrance ne peut ĂŞtre vaine, c’est impossible.
Alors maintenant, faites un changement.
Nous ne donnons plus rien tant que nous ne récupérons pas notre cœur.
La valeur de notre garantie mutuelle. La valeur de ne pas laisser des soldats derrière, la valeur que tout Israël se garantit mutuellement.
Nous sommes un seul peuple et un seul cœur.
Gaza est dĂ©mantelĂ©e. Nous avons bombardĂ© lĂ -bas très fort et de toutes nos forces nous l’avons encore fait avec une grande chirurgie, mais pourquoi ? Parce que nous sommes une armĂ©e morale.
Mais, et ici, il y a un énorme mais.
Il est impossible de continuer Ă ĂŞtre moral si nous n’adhĂ©rons pas Ă nos valeurs.
Vous savez qu’ont dit que nous pouvons apprendre des discours des enfants.
Il y a deux ans, mon tout-petit avait six ans et vivait comme tout les sudistes ces tirs de roquettes. Une fois de plus, nous sommes entrĂ©s dans le miklat, une fois de plus l’Ă©cole a Ă©tĂ© interrompue. Puis un cessez-le-feu a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© et j’ai pliĂ© le lit dans la salle protĂ©gĂ©e. Et mon petit m’a dit « Maman non, ne le plie pas, tu devrais rester ici maintenant » alors je lui ai gentiment expliquĂ© « mon amour, il y a un cessez-le-feu » et il m’a regardĂ© avec ses grands yeux et a dit « non » Maman, si ils disent qu’il y avait un cessez-le-feu alors maintenant ils vont tirer plus de missiles sur nous. Vient vite au MAMAD, il peut y avoir un cessez-le-feu quand eux le dĂ©cident.  » et ce sont les paroles d’un enfant de six ans.
Appelez cela la sagesse de la vie, appelez-la rĂ©alitĂ©, c’est la charitĂ©.
Et aujourd’hui, nous changeons l’Ă©quation.
Nous décidons.
Nous déterminons nos objectifs.
C’est nous qui marchons ici la tĂŞte haute et nous sommes fiers des valeurs que nous reprĂ©sentons et de notre responsabilitĂ© envers chaque citoyen de ce pays.
Je me tourne vers vous, monsieur le premier ministre.
Je vous appelle en tant que rĂ©sident en bordure de Gaza. Je vous appelle en tant que citoyen de l’État d’IsraĂ«l. Je vous appelle comme quelqu’un qui a servi pour le peuple et qui est prĂŞt Ă continuer Ă servir. Comme quelqu’un qui lui a donnĂ© le plus prĂ©cieux Ă ce pays, l’aime et croit beaucoup en ce pays.
Vous avez une chance de réparer. Pour corriger une injustice de sept ans.
Ne la manquez pas. Il est possible et obligatoire de le faire maintenant.
Ne signez aucun document de cessez-le-feu dans lequel le retour des garçons n’a pas lieu en premier.
Il s’agit de notre base de valeur nationale. C’est notre cĹ“ur, c’est notre solidaritĂ©.
Ce n’est que lorsque notre colonne vertĂ©brale sera debout que nous pouvons vraiment commencer Ă mener cette campagne.
Quiconque se moque des fils de cette nation doit savoir qu’il a beaucoup mais beaucoup Ă perdre.
La résilience des populations doit être restaurée. La confiance dans le gouvernement dans les valeurs qui sont notre grand fédérateur.
Nous sommes ceux qui déterminent quels sont les objectifs. Nous sommes ceux qui déterminent ce que nous voulons obtenir.
Et le gain est clair et cela commence par le retour des garçons.
Il n’ya pas de réalité de mettre fin à l’Opération des Gardiens des murs sans que le cœur qui est à l’intérieur des murs ne revienne battre et qui est le cœur de nous tous en tant qu’un seul peuple dans un seul cœur.
Accord de cessez-le-feu se fera uniquement avec le retour des garçons.






