L’Alya sans langue de la bois | Tout ce qui s’est dit lors de la rĂ©union sur l’Alya des Olim de France Ă  Netanya

 

Pres de 300 personnes Ă©taient prĂ©sentes ce 4 dĂ©cembre 2017 au Centre Communautaire Francophone de Netanya  pour participer au dĂ©bat organisĂ© par Sammy Ghozlan et la Coordination pour l’IntĂ©gration des Olim de France.

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Ils sont venus nombreux de Netanya ainsi que de JĂ©rusalem, Tel Aviv, Akko, Ashdod,, Rishon Letsion… pour Ă©couter les interventions des orateurs qui se sont exprimĂ©s sur la Alya d’hier d’aujourd’hui et de demain.

Beaucoup d’idĂ©es fausses et d’incomprĂ©hension ont couru sur l’alya de ces dernières annĂ©es :

  • Quel est son motif?
  • A-t-elle une volontĂ© de « s’intĂ©grer »?
  • Trouve-t-elle sa place dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne?
  • De quel bord politique et religieux est-elle?
  • Pourquoi a-t-elle brutalement dĂ©clinĂ©?
  • Est-elle bien reçue par IsraĂ«l? A-t-elle un avenir?
  • Qu’adviendra-t-il du JudaĂŻsme français?
  • Et quelle dĂ©couverte de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne?

Autant de questions que les olim se posent et qui leur sont posées.

L’intention de cette soirĂ©e est de favoriser une prise de parole, de faire le point de cette histoire dĂ©jĂ  en marche, de redĂ©finir les questions et tenter de comprendre le sens de ce parcours pour dĂ©velopper une vision d’avenir.

Dans l’assistance on pouvait reconnaĂ®tre :

  • Alexandre Feigenbaum(MunicipalitĂ© de Rishon)
  • Julien Zenouda fondateur du MAF
  • Alain Haas prĂ©sident du Casifan
  • Sydney Arous(AMI)
  • Claude LĂ©vy dĂ©lĂ©guĂ© consulaire
  • Madame Bissraeor (Wizo)
  • Jacques Kupfer (Israel Forever)

Après que le prĂ©sident du centre Monsieur Lesage ait fait son discours d’accueil,Yves Hazout , a prĂ©sentĂ© les orateurs et leur a donnĂ© successivement la parole.

Le Professeur Shmuel Trigano a posé le constat , insistant sur le fait que la situation en France commande à Israel de prévoir une nouvelle alya massive ,et de prévenir toute déception des olim déjà engagés,déjà arrivés .

Le docteur Francis ATTALI le suit qui relate son arrivĂ©e en Israel et son parcours tant dans l’armĂ©e qu’a l’universitĂ© israelienne .

L’ancien dĂ©putĂ© Yoni Chetboun , candidat Ă  la mairie de Netanya, s’adressant au public en hĂ©breu, insiste sur la nĂ©cessitĂ© de fĂ©dĂ©rer toutes les organisations francophones en Israel, et  crĂ©er un vĂ©ritable lobby qui selon lui sera le seul Ă  contraindre les dĂ©putĂ©s, les partis politiques et les gouvernants Ă  s’intĂ©resser aux Olim de France comme ils le font pour les Olim de Russie. Il a regrettĂ© les divisions et les concurrences qu’il a dĂ©couvertes parmi les associations originaires de France .

Maître Nili Naouri monte au pupitre, elle appelle tous ces originaires de France à constituer une force politique unie, seule condition selon elle pour que les juifs de France soient respectés et entendus.

Lorsque Haim Messica …prend la parole il confirme que les ministres ne sont plus très au fait de la situation des Olim de France et de leurs attentes, ni de leurs difficultĂ©s. Il s’engage Ă  Ă  mettre tout son poids, toute son expĂ©rience pour informer son ministre Mr Kahlon sur la situation des immigrants français et sur leurs besoins .

Sammy Ghozlan considère qu’une nouvelle alya viendra de France, encore très importante . Il dĂ©plore que les Olim, une fois sur le sol de la Terre sainte, rencontrent de nombreuses difficultĂ©s administratives. Il soutient que le français sont un chance pour Israel et demande qu’on cesse de les caricaturer ou les comparer aux Russes. Il souligne que cette population francophone reste attachĂ©e Ă  la France,Ă  sa culture, sa mode, sa cuisine, mais qu’en en mĂŞme temps son sionisme est exemplaire. De mĂŞme son attachement au judaĂŻsme est ancrĂ© en elle, presque gĂ©nĂ©tiquement.

Sammy Ghozlan considère que la situation des nouveaux Olim de France ne s’amĂ©liorera que si l’Etat le dĂ©cide. Ni lobby,ni dĂ©putĂ©s, mais plutĂ´t un ministre chargĂ© spĂ©cifiquement de la Alya des juifs de France. Il est applaudi quand il martèle que si les leaders de la communautĂ© juive de France qui manquent aux Olim de France,viendront les rejoindre, lorsque les Ă©quivalences des diplĂ´mes seront reconnus, sans autre forme de procès, ni de complication , en fait sans condition.

Il recommande Ă©galement que comme dans les annĂ©es antĂ©rieures, un logement soit donnĂ© par l’Etat au nouvel immigrant, ce qui aura le mĂ©rite de rĂ©guler voir faire baisser les prix inabordables atteints aujourd’hui par l’immobilier israĂ©lien, et qui dĂ©couragent tout candidat Ă  l’Alya.

Après le discours sioniste très apprĂ©ciĂ© d’Olivier Rafowicz,qui resitue l’intĂ©rĂŞt pour les juifs d’Ă©migrer en Israel, la conviction solide d’ĂŞtre fier de ce pays, les questions du public se rapportent aux complications administratives, au manque d’informations en français tant dans les organes publics que de santĂ©.

Certains soulèvent les problèmes d’ordre bancaire qu’ils  rencontrent, d’autres Ă©voquent les disparitĂ©s liĂ©es Ă  l’obtention du permis de conduire.Ils disent ne pas comprendre pourquoi les frais diffĂ©rent selon les villes et les bureaux, pourquoi l’Ă©quivalence du permis français n’est pas Ă©tendue aux Olim arrivĂ©s il y a 5 ans ou plus. Toutes ces questions qui ont fait l’objet d’un recueil de dolĂ©ances seront prĂ©sentĂ©es aux ministres concernĂ©s, voire au Premier ministre.

La rĂ©union se termine tard. Les personnalitĂ©s invitĂ©es, et notamment les reprĂ©sentants des ministres ,rĂ©alisent que la prĂ©sence de ce public nombreux , très concernĂ© dĂ©montre que le sujet les intĂ©resse, les prĂ©occupe, et qu’il y a lieu d’apporter rapidement des solutions satisfaisantes surtout pour les olim dĂ©jĂ  en Israel dans un premier temps, et, des solutions immĂ©diates qui Ă©viteront ces dĂ©ceptions, des Ă©checs et le risque de retour,qui pourraient ĂŞtre de nature Ă  dĂ©courager de futurs candidats Ă  l’Alya.

Il est Ă©vident que cette rĂ©union a fait prendre conscience de la nĂ©cessitĂ© de revoir l’Alya des juifs de France sous un autre angle, et la traiter d’une autre façon particulière , correspondant plus Ă©troitement Ă  ce public bien diffĂ©rent des immigrants des autres pays.