L’ancien mĂ©decin SS complice de la mort de 3.700 Juifs jugĂ© Ă  l’âge de 95 ans

Un ancien mĂ©decin SS a refusĂ© de parler après avoir Ă©tĂ© jugĂ© pour avoir aidĂ© Ă  tuer 3.700 Juifs au camp d’extermination d’Auschwitz.

Le procès de Hubert Zafke, 95 ans, devait commencer en FĂ©vrier Ă  la cour de l’Etat Neubrandenburg dans le nord de l’Allemagne.

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Mais l’affaire avait Ă©tĂ© reportĂ©e Ă  trois reprises après avoir Ă©tĂ© prĂ©sidĂ©e par le juge Klaus Kabisch et dĂ©claré que Zafke n’Ă©tait pas en assez bon état de santé pour participer à son jugement.

Entre autres, l’agriculteur Ă  la retraite a souffert de stress et une pression artĂ©rielle Ă©levĂ©e et avait des pensĂ©es suicidaires, a dit Ă  la cour.

Zafke a comparu à nouveau, ce lundi matin devant la session de la cour, et le juge Kabisch a décidé de procéder à son jugement.

Le retraitĂ© a Ă©tĂ© accompagné dans la cour dans un fauteuil roulant, tenant une canne en bois dans sa main, et n’a fait aucun commentaire sur les accusations portĂ©es contre lui qui ont Ă©tĂ© lues.

Les procureurs et les avocats reprĂ©sentant les victimes d’Auschwitz et leurs familles se sont joints au procès en tant que co-plaignants, comme autorisĂ© par la loi allemande, et ont dit qu’ils allaient encore dĂ©poser des motions accusant Kabisch de partialitĂ© pour ses dĂ©cisions antĂ©rieures sur la santĂ© de Zafke.

Cependant, Kabisch entendant ces motions et a dit qu’il avait l’intention d’examiner la question de la santĂ© des Zafke .

Zafke est accusĂ© de 3.681 chefs d’accusation de complicitĂ© de meurtres au camp nazi de la mort.

Les accusations dĂ©coulent d’une pĂ©riode d’un mois en 1944 et impliquent la mort de Juifs qui sont arrivĂ©s dans 14 transports ferroviaires, parmi eux celui d’Anne Frank et sa famille.

Anne Frank est morte plus tard Ă  Bergen-Belsen, et Zafke n’a pas Ă©té accusé  pour sa mort.

L’unitĂ© de Zafke a Ă©tĂ© impliquĂ© dans l’introduction du gaz dans les chambres pour tuer les Juifs et les autres, mais aussi le dĂ©pistage du sang et d’autres Ă©chantillons provenant de femmes dĂ©tenues hospitalisĂ©es, et par ailleurs a aidé en soignant le personnel de garde SS.

Les accusations disent que l’unitĂ© a Ă©galement Ă©tĂ© impliquĂ© dans des fonctions de gardes auxiliaires.

L’avocat de Zafke a affirmĂ© que son client Ă©tait un mĂ©decin qui n’a fait rien de criminel Ă  Auschwitz.