L’armĂ©e israĂ©lienne a dĂ©truit environ 80 % du potentiel stratĂ©gique de la Syrie. L’armĂ©e russe est toujours lĂ 

L’opĂ©ration de l’armĂ©e israĂ©lienne visant Ă  dĂ©truire le potentiel militaire se poursuit en Syrie. L’armĂ©e israĂ©lienne estime que l’opĂ©ration a entraĂ®nĂ© la destruction d’environ 70 Ă  80 % des capacitĂ©s stratĂ©giques de l’armĂ©e syrienne et comprenait plus de 350 frappes aĂ©riennes touchant environ 320 cibles stratĂ©giques.

Hier, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahman, a dĂ©claré que l’aviation israĂ©lienne avait menĂ© environ 310 frappes aĂ©riennes dans diverses rĂ©gions du pays. Il a Ă©galement ajoutĂ© qu’Ă  la suite de ces raids, « les installations militaires les plus importantes ont Ă©tĂ© dĂ©truites » et que la marine israĂ©lienne a menĂ© hier soir une opĂ©ration Ă  grande Ă©chelle visant Ă  dĂ©truire complètement la flotte de l’armĂ©e syrienne.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

De nouvelles photographies ont Ă©galement Ă©mergĂ© de la rĂ©gion de Barza, au nord de Damas, montrant un « centre de recherche et de dĂ©veloppement » liĂ© au programme d’armes chimiques d’Assad presque entièrement dĂ©truit.

Ce mĂŞme centre est soupçonnĂ© d’avoir longtemps Ă©tĂ© utilisĂ© par l’Iran pour dĂ©velopper des missiles et, comme d’autres centres comme Seres, a fait l’objet d’attaques rĂ©pĂ©tĂ©es de la part d’IsraĂ«l ces dernières annĂ©es.

Dans le mĂŞme temps, le groupe Hayat Tahrir al-Sham, qui dirige les rebelles en Syrie, n’a pas encore commentĂ© les attaques israĂ©liennes.

En parallèle, la Russie détient toujours d’importantes bases navales et aériennes, même si elle a retiré ses forces de petits avant-postes en Syrie après le renversement de son allié Bashar al-Assad, rapporte le Financial Times .

Les images satellite ne montrent aucun signe de retrait des troupes russes de la base navale de Tartous ou de la base aĂ©rienne de Khmeimim, près de LattaquiĂ©, sur la cĂ´te ouest de la Syrie, qui servent de pont logistique clĂ© pour la Russie dans le sud. Bien que les images satellite et le trafic des transpondeurs montrent d’importants mouvements d’avions Ă  Khmeimim au cours de la semaine dernière, les analystes affirment que le rythme des arrivĂ©es et des dĂ©parts ne correspond pas Ă  l’Ă©vacuation prĂ©cipitĂ©e. Pas un seul navire n’est arrivĂ© Ă  Tartous pour Ă©vacuer du matĂ©riel ou du personnel.

Le Kremlin a dĂ©clarĂ© que l’avenir de ses bases en Syrie dĂ©pendrait des nĂ©gociations avec les nouvelles autoritĂ©s. 

La perte de bases en Syrie pourrait coĂ»ter Ă  la Russie une prĂ©sence navale permanente en MĂ©diterranĂ©e, ainsi qu’un poste de relais pour les opĂ©rations en Afrique, a expliquĂ© Pavel Luzin, chercheur invitĂ© Ă  la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’UniversitĂ© Tufts.

L’Il-76, le principal avion de transport lourd russe de l’ère soviĂ©tique, a une autonomie de 4 200 km avec une charge moyenne. Sans accès Ă  la base syrienne, les forces russes devraient utiliser un ou peut-ĂŞtre plusieurs autres aĂ©rodromes pour mener des opĂ©rations Ă  distance.