Six enfants ont Ă©tĂ© tuĂ©s et des dizaines d’autres blessĂ©s après que l’armĂ©e de Assad a larguĂ© une bombe sur une Ă©cole maternelle en Syrie.
Les enfants jouaient lors de la première récréation de la journée, lorsque les forces gouvernementales ont lancé des obus de mortier sur le bâtiment.
Les photos de la scène déchirantes montrent de jeunes enfants couverts de sang dans la ville rebelle de Harasta, une banlieue rurale de la capitale du pays, Damas.
Un garçon se crispe Ă l’agonie comme un mĂ©decin vĂ©rifie son cĹ“ur. Une autre fille blessĂ©e regarde distraitement dans l’appareil après avoir subi une attaque.
Les jouets que les enfants ont laissé sont éparpillés sur le sol carrelé, éclaboussés de sang.
L’Observatoire syrien basé en Grande-Bretagne a dĂ©clarĂ© que 17 personnes, la plupart des enfants, ont Ă©tĂ© blessĂ©s dans le bombardement.
Les rapports locaux affirment que les forces loyales au gouvernement ont tirĂ© l’artillerie qui a frappĂ© le jardin d’enfants vers 10h (heure locale).
Le groupe de sauvetage des bénévoles, la force de défense civile syrienne est également connu sous le nom « Les Casques blancs » a assisté à la scène.
L’un des enfants tuĂ©s se nomme Jihad Qadado, « fils d’un martyr et membre de la force de dĂ©fense civile syrienne Abdulfatah Qadado ».
Un photographe de l’AFP a vu le corps d’un enfant, une fille, couchĂ©e sur un lit dans un hĂ´pital de fortune, son visage ensanglantĂ© et ses vĂŞtements dĂ©chirĂ©s.
Dans la ville du nord d’Alep, les habitants ont parlé avec des journalistes de Reuters en disant qu’il y a une reprise dans les bombardements, qui a dĂ©jĂ tuĂ© des centaines de personnes Ă la fin du mois de Septembre et dĂ©but Octobre par le gouvernement et ses alliĂ©s russes. Le cessez-le-feu a Ă©tĂ© abandonnĂ© pour lancer leur assaut sur la plus grande zone urbaine dans les mains de l’opposition.
« Rien ne peut ĂŞtre fait. Personne ne peut arrĂŞter les avions », a dit Bebars Mishal, un fonctionnaire avec les « casques blancs » dans l’est d’Alep, qui recherche les victimes des dĂ©combres et gère un service d’ambulance.
Il a dit qu’il n’y avait aucun moyen pour les secouristes ou le personnel mĂ©dical de se prĂ©parer Ă l’avance de la reprise attendue des attaques : « Tout ce que nous pouvons faire est de prendre des prĂ©cautions et ĂŞtre prĂŞts 24 heures par jour ».
Le gouvernement et ses alliĂ©s russes disent qu’ils ne ciblent que les militants, et que les combattants sont Ă blâmer pour les pertes civiles en opĂ©rant dans des zones civiles.
Les pays occidentaux disent que le bombardement sur des hôpitaux, des travailleurs humanitaires et des boulangeries sont délibérément visés et Washington a accusé Moscou de « crimes de guerre ».
Les rebelles disent que le but est de chasser les civils, approximativement 275,000 qui restent dans la zone assiégée.
« Ils appellent cela un cessez-le-feu. Le régime fait tout le contraire », a déclaré Modar Shekho, une infirmière rebelle orientale à Alep.
Plus de 11 millions de personnes, dont près de la moitiĂ© de la population en Syrie, ont Ă©tĂ© chassĂ©es de leurs foyers par la guerre depuis 2011, dont 5 millions qui ont fui Ă l’Ă©tranger en tant que rĂ©fugiĂ©s.





