L’AutoritĂ© palestinienne s’attend Ă ce que l’administration Trump s’engage pour un accord de paix avant la fin de ce mois et prĂ©fère que ce soit la solution Ă deux États.
« Nous avons besoin de vous pour nous dire oĂą ils vont », a commentĂ© Husam Zomlot, envoyĂ© de l’Organisation de libĂ©ration de la Palestine Ă Washington, lors d’une rĂ©union dans son bureau avec des journalistes. « Il est temps que nous l’entendions ».
Zomlot a dĂ©clarĂ© Ă une dĂ©lĂ©gation amĂ©ricaine de haut niveau comprenant Jared Kushner, le gendre du prĂ©sident Donald Trump et son principal conseiller chargĂ© de la paix au Moyen-Orient ; Jason Greenblatt, le principal nĂ©gociateur international de Trump,  Dina Powell, conseillère de sĂ©curitĂ© nationale lors d’une prochaine rĂ©union le 24 aoĂ»t Ă Ramallah avec le prĂ©sident de l’AutoritĂ© palestinienne Mahmoud Abbas et l’Ă©quipe de nĂ©gociation palestinienne.
La rĂ©union se dĂ©roulera vers la fin d’une tournĂ©e dans laquelle les responsables amĂ©ricains rencontreront Ă©galement des dirigeants israĂ©liens et autres, y compris d’Egypte et l’Arabie Saoudite.
Zomlot a dĂ©clarĂ© que pour l’AutoritĂ© palestinienne, le rĂ©sultat privilĂ©giĂ© restait un rĂ©engagement de la solution pour deux États. Trump s’est retirĂ© de cette option peu de temps après avoir assumĂ© la prĂ©sidence en janvier, qui a Ă©tĂ© la politique des États-Unis depuis 2002. Le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu, qui s’est engagĂ© dans une solution Ă deux États en 2009, a Ă©galement Ă©tĂ© silencieux depuis l’engagement. La majoritĂ© du Cabinet de Netanyahou s’oppose Ă avoir deux États.
« Une solution à deux états a un équilibre international, un soutien régional et un consensus mondial », a déclaré Zomlot.
Zomlot a dĂ©clarĂ© que l’AutoritĂ© palestinienne voulait deux États basĂ©s sur les frontières de 1967 et voulait entendre de l’administration Trump comment mieux traiter les facteurs qui mettraient en danger un rĂ©sultat pacifique, y compris les « colonies juives », la crise humanitaire dans la bande de Gaza et les tensions religieuses sur le Mont du Temple de JĂ©rusalem, que les Juifs et les Musulmans considèrent comme saints.
Il a déclaré que, dans le cadre de négociations sérieuses, «le gouvernement de consensus palestinien sera chargé de deux choses : la fin de la situation humanitaire à Gaza et le plus tôt possible, une convocation des élections nationales palestiniennes».
Un obstacle majeur Ă l’avancement des pourparlers de paix a Ă©tĂ© l’absence de contrĂ´le de l’AP dans la bande de Gaza, oĂą le groupe terroriste du Hamas est devenu dominant. Abbas et l’AutoritĂ© palestinienne ont contraint Gaza en rĂ©duisant les approvisionnements de base Ă leurs dirigeants du Hamas, y compris l’Ă©lectricitĂ©.
Zomlot ne dirait pas ce que l’AutoritĂ© palestinienne ferait si la dĂ©lĂ©gation des États-Unis ne proposait pas une conclusion de paix, mais a dĂ©clarĂ© que l’incertitude pourrait amener l’AutoritĂ© palestinienne Ă revenir Ă la recherche d’une reconnaissance internationale de l’État – une position qu’IsraĂ«l et les États-Unis s’opposent catĂ©goriquement. Une autre rĂ©sistance palestinienne contre IsraĂ«l qui serait «pacifique».
Zomlot a transmis une impression positive globale de Trump et de ses nĂ©gociateurs, en disant qu’ils avaient soigneusement pris en compte les positions palestiniennes.
« Le personnage du prĂ©sident Trump lui-mĂŞme – nous croyons que c’est une personne qui pourrait effectivement prendre le saut, qui pourrait exercer des pressions de tous les cĂ´tĂ©s », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Zomlot et l’AutoritĂ© palestinienne semblent compter sur la pression de Trump comme moyen d’imposer Ă IsraĂ«l ,la solution Ă deux États. Zomlot a prĂ©cisĂ© qu’il ne croyait pas que Netanyahu avait les moyens de passer Ă des nĂ©gociations sur le statut final par lui-mĂŞme.
« Netanyahou se comporte comme un politicien, pas un homme d’État », a-t-il dĂ©clarĂ© sur la manĹ“uvre de la coalition du Premier ministre, dans laquelle il doit s’occuper des partenaires qui s’opposent aux concessions. « IsraĂ«l mĂ©rite un meilleur leadership ».
Zomlot a exprimĂ© sa colère avec le Congrès et la fusion des projets de loi qui rĂ©duiraient l’aide des États-Unis Ă l’AutoritĂ© palestinienne et la pĂ©naliseraient autrement. Le chef des mesures est la Taylor Force Act, nommĂ©e pour un AmĂ©ricain poignardĂ© Ă mort dans une attaque terroriste de 2016, qui relierait le financement aux zones palestiniennes Ă la cessation des paiements de l’AP aux familles de Palestiniens tuĂ©s ou emprisonnĂ©s pour des attaques contre des IsraĂ©liens.
Il a dĂ©clarĂ© que l’AutoritĂ© palestinienne Ă©tait prĂŞte à « rĂ©viser et nĂ©gocier » son système de paiement, mais ne se soumettrait pas Ă la pression.
« N’utilisez pas la pression financière avec nous », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Ça ne marchera pas. »





