Le chef de la Banque centrale d’IsraĂ«l prĂ©vient: « les mĂ©thodes du ministère de la SantĂ© ne sont pas bonnes »

Dimanche, les caisses de maladie commenceront Ă  effectuer des tests sĂ©rologiques d’immunitĂ© au coronavirus des patients qui viennent pour des tests sanguins. Dans le cadre d’un test d’anticorps alĂ©atoire, 75 000 IsraĂ©liens devraient ĂŞtre testĂ©s. Compte tenu d’une Ă©tude scientifiquement correcte d’un tel Ă©chantillon, il suffirait de dĂ©terminer l’ampleur rĂ©elle de la propagation de l’infection dans le pays aujourd’hui et d’ajuster la politique anti-Ă©pidĂ©mique en fonction des donnĂ©es obtenues.

Cependant, le chef de la Banque centrale israĂ©lienne, le professeur Dani Peperman prĂ©vient Ă  l’avance que les ressources dĂ©pensĂ©es pour l’Ă©tude seront gaspillĂ©es : les rĂ©sultats des tests selon le ministère de la SantĂ© ne fourniront pas d’informations statistiquement fiables.

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Jeudi, le professeur Peperman a vivement protestĂ© contre les plans du ministère de la SantĂ© de procĂ©der Ă  des tests de population alĂ©atoires pour les anticorps anti-COVID-19 sans aucun souci de reprĂ©sentativitĂ© de l’Ă©chantillon. Des analyses ont ĂŞtre faites sur des patients choisis au hasard envoyĂ©s par des mĂ©decins pour des analyses de sang pour d’autres maladies ou Ă  des fins prĂ©ventives, et l’Ă©chantillon de ces patients ne peut Ă©videmment pas ĂŞtre reprĂ©sentatif et, en consĂ©quence, les rĂ©sultats du «dĂ©pistage» du ministère de la SantĂ© ne nous permettront pas de juger de la propagation du coronavirus et de son immunitĂ© au sein de la population.

«Mener des recherches sur un tel plan conduira Ă  des rĂ©sultats dĂ©formĂ©s et non reprĂ©sentatifs, car ceux qui donnent du sang ne reprĂ©sentent pas un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de la population d’un point de vue mĂ©dical, en particulier Ă  l’ère des coronavirus… Par exemple, il est raisonnable de supposer qu’au moins certains de ces citoyens souffrent de une autre maladie, et peut-ĂŞtre prĂ©cisĂ©ment pour cette raison, ils se mĂ©fiaient particulièrement des infections. De plus, cette mĂ©thode ne permet pas d’estimer l’erreur d’Ă©chantillonnage. J’ajouterai que l’un des objectifs des tests sĂ©rologiques est d’Ă©valuer les interactions entre les personnes vivant dans le mĂŞme appartement, et la mĂ©thode d’Ă©chantillonnage proposĂ©e ne le permet pas », a dĂ©clarĂ© le professeur Peperman citant Ynet.

Le statisticien en chef d’IsraĂ«l, qui est obligĂ© de faire des recommandations mĂ©thodologiques Ă  tous les dĂ©partements gouvernementaux impliquĂ©s dans les statistiques, n’a fait une dĂ©claration publique qu’après deux semaines sans succès en essayant d’obtenir au moins une certaine rĂ©action de la direction du ministère de la SantĂ© et des membres du gouvernement.

Le professeur Peperman souligne que, dans d’autres pays du monde, des Ă©tudes d’immunitĂ© sĂ©lective sont menĂ©es sur des Ă©chantillons reprĂ©sentatifs et qu’une Ă©tude scientifique indĂ©pendante du ministère de la SantĂ© est menĂ©e Ă  Bnei Brak – mais le gouvernement israĂ©lien agit « comme c’est plus facile, et pas professionnellement ».