Le Colonel Bentzi Asher : « Mes amis m’ont traitĂ© de fou, mais les mĂ©decins m’ont compris »

Lorsque vous arriverez au mont Herzl au mois de mai, l’une des premières choses que vous remarquerez est la marche des soldats, qui jouent avec la force et accompagne d’autres soldats, rĂ©sistants et officiers qui marchent sur la place lors des rĂ©pĂ©titions de la cĂ©rĂ©monie annuelle.

L’autre Ă©lĂ©ment essentiel Ă  ne pas manquer ici n’est autre que la personne chargĂ©e d’inclure toutes les cĂ©rĂ©monies de l’indĂ©pendance de l’armĂ©e israĂ©lienne, qui n’est autre que le colonel Bentzi Asher.

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Bentzi a commencĂ© son service militaire en tant que combattant dans le 101ème bataillon de la brigade de parachutistes. Ă€ son dernier poste, il occupait le poste de chef de la division des ressources humaines du commandement du Home Front et Ă©tait au centre de toutes les cĂ©rĂ©monies d’indĂ©pendance de l’armĂ©e israĂ©lienne depuis 20 ans, il Ă©tait chargĂ© de veiller Ă  ce que tout ce qui Ă©tait nĂ©cessaire se dĂ©roule au mieux.

Bentzi occupe une place centrale dans les préparatifs de la cérémonie et en est à sa vingtième année. Chaque jour, du lever au coucher du soleil, il fait tout son possible pour offrir aux participants tout ce dont ils ont besoin avec joie et amour.

L’annĂ©e dernière, juste après l’importante cĂ©rĂ©monie, Bentzi a eu une crise cardiaque et s’est retrouvĂ© en train de subir une grave opĂ©ration Ă  l’hĂ´pital. « Je n’ai jamais Ă©tĂ© malade et je pensais que le problème serait rĂ©solu », admet-il. « Malheureusement, après quelques tests, le mĂ©decin m’a dit que j’avais une tumeur cancĂ©reuse. »

Selon lui, la nouvelle Ă©tait très difficile Ă  digĂ©rer. « D’autre part, j’ai compris que cet Ă©vĂ©nement cardiaque m’avait sauvĂ© et exposĂ© la tumeur juste avant qu’il ne soit trop tard. » J’ai dĂ©cidĂ© de ne pas me dĂ©courager et de me battre pour ma  vie.  »

Les derniers mois n’ont pas Ă©tĂ© faciles, il a jusqu’à prĂ©sent subi de nombreuses opĂ©rations, tests et traitements, et il a changĂ© son mode de vie, son alimentation et sa routine. Il n’Ă©tait pas prĂŞt Ă  abandonner qu’une seule chose : la direction du relais de la flamme au mont Herzl, cette annĂ©e Ă©galement. « J’ai dĂ©cidĂ© que je voulais en sortir et continuer Ă  faire ce que j’aime », dit-il, « cette cĂ©rĂ©monie est une partie importante de ma vie, je me sens ici Ă  la maison et tous les manifestants sont comme mes enfants. Je suis heureux tous les matins.  »

L’annĂ©e dernière n’a pas Ă©tĂ© facile pour lui : « Mon frère a Ă©tĂ© blessĂ© dans un grave accident qui l’a laissĂ© paralysé », dit-il douloureusement. « Depuis, je passe le plus clair de mon temps Ă  ses cĂ´tĂ©s et je prends soin de lui. » Pour lui, la famille est une valeur suprĂŞme et il ajoute qu’il n’aurait pas pu passer l’annĂ©e dernière sans son Ă©pouse dĂ©vouĂ©e et ses trois enfants.

La dĂ©cision de Benzi de retourner au travail a suscitĂ© bien des inquiĂ©tudes chez son entourage. « J’Ă©tais malade et j’ai Ă©coutĂ© mes mĂ©decins, mais ils ont compris que le travail m’aidait Ă  aller mieux », dit-il.

Ă€ ce jour, Bentzi n’est pas hors de danger et poursuit ses traitements, mais il ne va pas abandonner la vie pour autant . « Les gens m’ont demandĂ© ce qui se passerait l’annĂ©e prochaine », a-t-il dĂ©clarĂ©, « j’ai beaucoup appris de la maladie, que l’argent et le travail ne sont pas les choses les plus importantes, et que parfois j’ai besoin d’ĂŞtre libĂ©rĂ© pour guĂ©rir. Ici, sur le mont Herzl, les cĂ©rĂ©monies du Jour de l’IndĂ©pendance sont incluses.  »